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instant des liens chéris qu'un quart de siècle avait scellés, mais cette liberté pure, sacrée, magnanime, la liberté de la révolution de juillet. Ah! puisse-t-elle rester debout entre le despotisme et l'anarchie ! Puisse-t-elle , fidèle à elle-même , ne pas se souiller de fanse et de sang en s'éloignant de sa source, et infuser son généreux esprit de vie dans nos mœurs et dans nos lois!... Puisse-t-elle présenter l'harmonieux modèle du plus sage des gouvernemens chez la plus héroïque des nations!...
iMais plus avant que l'art et que la liberté, plus avant que tout, gémit en moi la douleur, une douleur sourde, intime, inextinguible , une douleur que ne pourraient adoucir, sans la religion , ni les leçons de l'histoire, ni les distractions de la poésie, ni les triomphes de la raison humaine, ni les charmes de la nature et de l'amour! Pour une telle douleur il faut la religion, il faut la prière.
Ce lieu a quelque chose de primitif. Qu'il est bien choisi pour prier! Ou dirait que
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c'est là, dans cette solitude parfumée, que le Fils de l'homme prit congé de ses disciples et leur dit avec une prophétique autorité : Allez, convertissez le monde, je vous envoie comme j'ai été envoyé. Il semble voir encore, après que le maître a disparu dans les flots d'une lumière pénétrante et purpurine, les saints missionnaires, pieds nus, appuyés sur leur bâton pastoral, gravir ces collines, serpenter avec ces étroits sentiers, et aller aux quatre coins de l'univers et à travers mille périls répandre la divine semence et la parole de vie I Oui, ce lieu est bien choisi pour prier. Hélas ! partout j'ai souffert et prié! Au milieu des plaisirs et du tumulte de Paris, à l'ombre des bois qui entourent cette grande ville , dans les bocages de ma terre natale, sur les rives fleuries de la Saône et du Rhône , dans les bruyères fauves de la Savoie, au bord des lacs bleus de la Suisse, partout, partout j'ai souffert et prié. Et je ue suis pas au bout de mes maux. Et pourtant dans ma vie pas une année, pas un jour, pas une heure au fond desquels il n'v ait