NUTRITION DES PLANTES
peuvent donc donner le chiffre de production végétale maximum pour chacun des éléments. Il est bien entendu que dans ces expériences tous les composés nécessaires à la vie seront compris dans la composition de la liqueur. On ne fera varier que la quantité de l’un d'eux. Pour fixer une limite, le rapport de matière dissoute au poids d’eau dissolvant oscille entre 1/15 et 1/95.
À ce moment on prendrait le végétal sous sa forme la plus réduite ; à l’état de semence, germant, si possible, et on commencerait à le cultiver à la surface de cette solution, artificiellement aérée aussitôt que de jeunes racines se formeraient et immobilisée par du sable siliceux pour donner un soutien à la plante. Il faudrait avoir soin de maintenir la température optimum, c'est-à-dire celle la plus favorable au développement régulier du végétal. Dans les calculs destinés à établir le rendement, on ferait intervenir le temps, c'est-à-dire la durée de production de réserves ou de tous autres produits industriellement utiles.
Les chiffres les plus favorables au développement de la plante étant ainsi fixés, on constateraitsoit une croissance en tous points semblable à la croissance normale; ce qui prouverait que l'alimentation ordinaire est parfaite et n’a été aucunement modifiée : soit un développement plus rapide ou plus beau, et ce résultat n'aurait été que la conséquence d’une alimentation différente, il y aurait alors un changement de. composition de la plante.
L'analyse du végétal obtenu servirait alors de moyen de contrôle. |
On peut se rendre compte aisément de la difficulté et de la longueur d'un pareil travail qui devrait être entrepris, non seulement pour tous les genres, mais
pour toutes les variétés de plantes. Mais une étude ainsi terminée serait définitive et permettrait de résoudre un certain nombre de problèmes agronomiques dont la solution est actuellement difficile. Les plantes elles-mêmes pourraient nous renseigner sur l’état d’assimilabilité des composés minéraux du sol, et parfois aussi sur la nécessité de l'emploi d’engrais complémentaires sur des terres où l'analyse indique actuellement leur inutilité.
Il est utile dès maintenant d'attirer l'attention sur ces éléments complémentaires et les éléments que l’on peut appeler supplémentaires. On remarquera que, connaissant exactement la quantité d'éléments minéraux et azotés nécessaires à la vie de chacune des plantes, on peut mettre ces aliments à leur disposition beaucoup plus rapidement que la nature ne le fait en général. Ceci n’est que rationnel. Mais, si on vient à changer l'alimentation normale par surabondance, il se produit dans toutes les variétés de plantes cultivées, des modifications physiologiques intimes qui ont une grande importance quelquefois au point de vue pratique et ces modifications sont actuellement souvent causées par l'emploi irraisonné des engrais. Quelques exemples en donneront une idée nette, L'azote mis à la disposition des plantes sous forme de composés solubles est absorbé en grande quantité et favorise le développement rapide de toutes les parties vertes. Les feuilles se forment rapidement; mais 1l se produit souvent un manque d'équilibre entre l'alimentation azotée et l'alimentation minérale. Le travail chlorophyllien fournit des corps ternaires et l'assimilation des racines ne fournit pas une quantité correspondante d'éléments minéraux. La formation des organes re-