‹ Sols, terres et composts utilisés par l'horticultureChapitre 12 sur 173 · INFLUENCE PHYSIOLOGIQUE DE LA NUTRITION · texte numérisé non relu

INFLUENCE PHYSIOLOGIQUE DE LA NUTRITION

producteurs en particulier est ainsi très retardée, la migration ne pouvant s'effectuer dans ces conditions.

Au point de vue pratique, ceci peut présenter soit des avantages soit des inconvénients, les plantes cultivées pour leur feuillage ornemental bénéficieront de l'apport exagéré d'azote; celles qui le sont pour leurs fleurs ou leurs fruits en souffriront.

L'acide phosphorique appliqué en excès modifie aussi complètement l'aspect et la végétation de certaines plantes.Chez les Broméliacées du genre Vriesea par exemple, on constate pourles plantes ainsi traitées que la fleur apparaît après deux années et demie de culture ; tandis que, dans les conditions normales, les hampes florales se montrent le plus souvent au commencement de la quatrième année.

Comme les organes foliacés des plantes qui ont reçu de l'acide phosphorique se sont développés normalement, on a ce résultat désavantageux au point de vue de la beauté du sujet, d'obtenir une fleur moins belle qu'on ne l'obtient généralement et sur une plante plus petite, mais beaucoup plus jeune, il est vrai.

Pour être complet, il faudrait signaler l'influence particulière de chacun des éléments sur le dèveloppement des végétaux, ce qui nous entrainerait beaucoup trop loin.

En résumé, en attendant que la méthode synthétique nous ait donné des résultats absolument défi- - nitifs sur la nutrition de chacune des espèces de plantes, attachons-nous dans nos cultures à obtenir, dans un temps minimum, des végétaux aussi normalement constitués que le sont actuellement les types considérés comme les plus beaux et les plus utiles au point de vue commercial.

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Quand nous aurons résolu ce problème de la manière la plus économique, nous pourrons nous assurer par une série d'expériences directes de l’influence particulière de chacun des éléments sur la végétation, puis de l'influence des mêmes éléments combinés les uns aux autres et, alors, on pourra obtenir soit des produits plus beaux ou des rendements meilleurs, ce qui constituera le vrai progrès et la culture intensive.

Ainsi que dans la méthode synthétique, ce sont les expériences directes qui seules pourront nous renseigner sur les quantités de chaque élément complémentaire à ajouter aux terres dans les différents cas.

Nous nous sommes occupés jusqu'à présent de l'alimentation des végétaux qu au point de vue complètement théorique.

Dans un avenir peut-être encore éloigné, on arrivera à faire entrer ces notions dans la pratique et à créer de toutes pièces des milieux de culture essentiellement favorables au développement de chaque espèce végétale cultivée. Actuellement cette manière de procéder est impossible à réaliser : en effet, nos connaissances chimiques sur les plantes ne sont pas encore assez étendues et le coût des recherches à opérer ne serait pas compensé par des résultats pratiques bien lentement obtenus.

Il nous faut donc utiliser pour le mieux les matériaux de soutien et de nutrition, les terres, que la nature met à notre disposition et qui ont été consacrés par la pratique horticole; mais les utiliser de la manière la plus rationnelle, c'est-à-dire en se rendant un compte aussi exact que possible de leur rôle et de leur action sur la nutrition des plantes: enfin, de voir si on peut les rendre plus propres à

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