‹ Sols, terres et composts utilisés par l'horticultureChapitre 13 sur 173 · DIVISIONS DE L'HORTICULTURE · texte numérisé non relu

DIVISIONS DE L'HORTICULTURE

une culture déterminée qu'elles ne le sont naturellement, en leur ajoutant artificiellement ce qui leur manque. Avant de songer à les améliorer, il nous faut donc nous attacher à étudier nos terres, au point de vue de leur composition et de leurs propriétés diverses. C'est le but du présent ouvrage de fournir le plus possible de renseignements sur cette importante question.

Avant d'entrer dans l’étude détaillée des sols, il nous semble indispensable de montrer la grande différence qui existe entre cette partie de l’horticulture où le cultivateur opère dans des terres artificiellement préparées, mélangées, ou du moins mis à la disposition des plantes; en un mot, la petite culture maraichère, la floriculture de plein air et toutes les cultures en pots de’plein air et de serres et l’autre grande branche de l’horticulture, la plus importante sans nul doute, qui obtient tous ses produits dans des sols quelquefois modifiés, mais toujours naturellement en place ; la sylviculture, l’arboriculture et la grande culture maraïichère.

Dans la première division horticole, l’horticulteur règle à son gré, à peu près, pourrait-on dire, toutes les conditions de la végétation. Il peut modérer l’intensité de la lumière, la quantité d’eau offerte aux plantes et régler la composition du sol, par suite celle de l'aliment de la plante, il peut aussi agir sur la température ; en un mot, son intervention est absolument nécessaire à la croissance du végétal. C'est dans cette branche de l'horticulture que les améliorations pourront le plus rapidement se faire sentir; en effet, dans l’autre partie nous sommes à peu près dans les mêmes conditions que la grande culture agricole. De nombreuses causes d'erreurs surgissent

incessamment dans les expériences et viennent contrarier souvent les tentatives d'améliorations. D'un point extrêmement rapproché d'un autre, la composition, l'épaisseur et les propriétés physiques et chimiques du sol varient. D'une saison à l’autre, Les prévisions climatériques se trouvent être absolument fausses ; en résumé, les conditions générales d’expériences sont beaucoup moins favorables. Malgré toutes ces difficultés, on ne peut voir sans admiration quels progrès incessants les études agronomiques impriment à l'agriculture depuis vingt ans seulement: l'augmentation sans cesse croissante des rendements et de la qualité des produits. C'est donc un encouragement pour la petite culture qui est placée dans des conditions de production beaucoup plus favorables et aussi mieux outillée pour l'application des connaissances théoriques à la pratique.

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