‹ Sols, terres et composts utilisés par l'horticultureChapitre 128 sur 173 · DÉJECTIONS |DÉJECTIONS · texte numérisé non relu

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; SE ENSEMBLE solides liquides

Kilogr. Kilogr. Kilogr.

QUANTILES SE EEE SENS 48,50 438, » 486, 50 Matiére seche ee F5 23, 30 34,40 Azote. 21e pes 0,80 4,40 5,20 Acide phosphori ique. Lu 0,60 0,66 1:26 POtASS ES TRE Pre 0, 26 0,81 4,07

C'est donc une masse très considérable de matières fertilisantes qui viennent enrichir notre compost el lui apporter bon nombre d'éléments indispensables à la constitution d’une terre fertile.

Quelles sont les réactions qui s'opèrent dans les composts. Il y a d’abord une action directe de la chaux vive, du carbonate de potasse des cendres et des urines sur les matières organiques.

Ces substances dissocient également les sels ammoniacaux et libèrent l’ammoniaque. Mais, cette ammoniaque est immédiatement absorbée et retenue par la terre incorporée dans le compost. Puis, il se développe bientôt dans ce milieu alcalin, chaud et humide, une fermentation nitrique active qui transforme l'azote organique en nitrates solubles. Les arrosages à l’engrais humain et les recoupages favorisent la nitrification et celle-ci y est si active qu'il n'est pas rare de doser plus de 10 grammes de nitrates dans un kilogramme de compost en formation. Il faut s'attacher à ce que l’aération du tas soit facile, pour permettre les phénomènes de combustion. Boussingault à dit avec raison que ces composts doivent être considérés comme de véritables nitrières; et le système que nous avons proposé, offre l'avantage de ne pas perdre ces nitrates,

car les tas sont arrosés avec leurs propres eaux de drainage.

Pour résumer cette question des composts; nous pensons que, quand on aura pris l'habitude de fabriquer ainsi des mélanges ; on aura réalisé des économies, au point de vue de la déperdition des matières fertilisantes auparavant non utilisées, et par la production de terreaux riches; remplaçant les terres spéciales toujours coûteuses. On établit aussi de la sorte, des habitudes d'ordre et de propreté qui sont toujours avantageuses dans une exploitation quelconque.

Voici donc Fhorticulteur possesseur d’un bon terreau. En dehors de son sol naturel: il dispose aussi de terreau de couches, de sable, de terre de bruyère, de terreau de feuilles et de bonne terre de gazon. Comment emploiera-t-il ces diverses variétés de terres et quelles seront les considérations qui devront alors le guider.

La première chose à faire est de se rendre compte de la végétation naturelle des diverses espèces de plantes que l’on cultive et de définir leurs besoins en ce qui concerne le sol. Cette étude doit être faite par les explorateurs et les collecteurs de plantes; mais, elle est malheureusement encore, toujours vague et ne donne que rarement d’utiles renseignements. Puis, il fautaussi comprendre, qu'il est absolument impossible dans un grand nombre de cas, d'imiter complètement (surtout pour les cultures en pots), les propriétés et la composition exacte du sol naturel.

C’est ainsi que l’on aurait des résultats déplorables, si on essayait de cultiver une vigne croissant vigoureusement dans un sol calcaire dans ce même sol

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placé dans un pot, et un Cypripedium bellatulum dans une terre argileuse, compacte, comparable cependant à celle où il croît dans son pays d'origine.

Le milieu extérieur influe énormément sur la nature des terres à employer dans les cultures artificielles ; rien ne pourrait mieux le prouver que les divers modes de culture adoptés pour une même plante dans différents pays.

Il est facile de s’en rendre compte en ouvrant une collection de journaux horticoles. On voit que, pour les Cocos Weddeliana, par exemple, les horticulteurs Anglais recommandent fortement lemploi de bon loam pour les rempotages, tandis que les praticiens belges ne peuvent pas comprendre que ces plantes puissent pousser autrement que dans du terreau de feuilles pur. Ils sont tous de bonne foi, cependant, et obtiennent avec des procédés différents des plantes sensiblement identiques. C’est tout simplement une question de milieu extérieur; de plus ou de moins de chaleur, des arrosages et une nutrition assurée d’une manière différente qui produit ces divergences d'opinions et de traitements et, ce qui le prouve le mieux c'est que quand nous, horticulteurs de la région parisienne, nous essayons d'imiter à la lettre, soit les Belges, soit les Anglais; nous avons de déplorables résultats et sommes obligés d'employer un moyen terme.

On peut dire sans fausse honte, qu'à part pour certaines cultures très spéciales comme celle des plantes de terre de bruyère ou des ognons à fleurs, et de quelques autres végétaux comme les Chrysanthèmes; dont la culture a été étonnamment perfectionnée, les horticulteurs n'ont que des idées générales sur les aptitudes particulières des sols qu’ils

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ont à leur disposition, à convenir à des genres de plantes déterminées.

On à divisé les végétaux en plantes caleifuges et en plantes calcicoles, et un horticulteur n'aura pas l’idée de cultiver un Erica autrement que dans une terre humifère. Cependant, quand nous voyons dans certains établissements, presque toutes les plantes cultivées dans des terres humifères, nous concluons à une exagération et à une dépense inutile de matériaux coûteux. Il faut avoir vu les cultures de certains järdins botaniques pour avoir une idée de la résistance que les végétaux peuvent opposer aux traitements barbares et aux terres impropres à assurer leur nutrition. Nous savons parfaitement par nousmêmes, que si la critique est aisée, l’art est difficile et qu'il n’est pas facile d'apporter en peu de temps d'immédiates améliorations. L’horticulteur qui, pour la première fois, tente une culture nouvelle doit s'enquérir des conditions naturelles de vie de la plante qu'il va avoir à élever. Souvent l'examen du système radiculaire peut lui donner de très utiles indications; mais dans tous les cas, l'expérience s'impose et c’est ainsi qu'en combinant deux à deux ou trois à trois les sols que nous avons étudiés, on arrive à constituer un mélange dont les propriétés physiques surtout sont particulièrement propres au développement de l'espèce considérée.

C'est dans cet ordre d'idées que l’on peut réaliser des économies sur l'emploi de terres coûteuses comme les terres de bruyère etlesterreaux de feuilles en les remplaçant dans les mélanges par des composts analogues à ceux dont nous avons déjà parlé.

Avant d'employer ces composts spéciaux, on devra être fixé par des analyses sur leur composition

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et par suite sur leur richesse et s'ils manquent d'un ou de plusieurs éléments utiles, il y a avantage à les améliorer de suite. C'est en agissant de cette façon, que l’on peut arriver à de merveilleux résultats économiques. Et celui-là en est bien convaincu qui a vu un cultivateur hollandais surveiller sur ses terres sableuses l’épandage et l’enfouissement de fumiers très décomposés ; les Belges soigner leurs terreaux de feuilles; les jardiniers anglais leurs bons loams et nos cultivateurs de plantes molles fabriquer et enrichir leurs composts. :

Pour nous, l'avenir de l'horticulture est dans la production rapide et à bas prix. Pour arriver à ce résultat, nous estimons que les mélanges ou les terres que nous mettons à la disposition des plantes doivent être riches au maximum et seulement riches en éléments utiles à l'espèce de plante considérée, ce qui implique des différences de composition de sol pour les diverses cultures. Ces différentes terres seront oblenues par des mélanges en proportions variables, des types que nous avons pu étudier, complétés quand il y aura lieu par l’adjonction d'engrais complémentaires.

Nous pensons que les engrais ne doivent pas parmi les facteurs importants de la végétation, avoir dans l'esprit de l'horticulteur la place prépondérante; leur rôle réel est complémentaire et secondaire. En un mot, ils serviront plus souvent de « condiments que d'aliments pour les plantes ».

Pour compléter cette question, nous donnons, mais seulement à titre de documents et sans les recommander autrement, l'indication de mélanges propres d’après un grand nombre d'auteurs au développement rapide des espèces suivantes :

AM

ue

Abréviations

Abutilon.

Adiantum.

Allamanda.

Amaranthe.

Amaryllis.

Andromeda.

Anemone.

Aquilegia.

Aralia.

Araucaria.

Aspidistra.

Aster.

Auricula.

Azalea.

. Begonia.

Bignonia.

Boronia, Bouvardia.

Cactus.

Caladium.

Calcéolaires,

Camellia.

RP D ANRT e TU NES PE OT RETRO ET ee es TE TRE PC TA a ÿ . 77 3 < v 12 :

TG. Terre de gazon ou loam. S. sable.

TB. Terre de bruyère. TC. terreau de couches.

TF. Terreau de feuilles.

TG humifère, TB sableuse, TE.

TG fibreuse, TB sableuse.

TB sableuse, TK.

LG EC:

TG fibreuse, TF et S.

TB sableuse.

2 p. TG huüumifère, { TC, 1/05.

TG sableuse, TF.

TG sableuse, TB, TC.

TG humifère, TF, $.

TG riche, TE, $.

NPA TAN

4 p.ÆTG fibreuse, 1 TF, 1 TC; 15:

TF, TB 1/4.

TOSPESECS:

2TGbreuse, TB; T1 FF, ASS.

TB sableuse.

TG fibreuse, TF, S grossier.

12 TG Hbrenser 1/25:

TG humifère, TE, TC.

1/2 TG fibreuse, 1/8 TC, le reste TF.

TB tourbeuse.

Chrysanthèmes. 4 TG, 4 TG, 1 TF,1S8, 1/3 cendres.

Cinéraires, Clethra.

Cocos.

Cyclamen,

12 TG T ES EEE TC TB siliceuse.

TG richerL EP 1 S EG fibreuse, TF.

Cypripedium. TB motteuse, 1 Sphagnum.

Dracœna.

Epacris.

Epiphyllum.

Erica.

Eucharis.

TG fibreuse, TB motteuse.

TB sableuse, 1/6 $.

TG sableuse, TF, mortier sec.

TB fibreuse, 1/3$.

TGriche et FE, 4 P2TC.

Fe te

Ficus.

Fougères.

Freesia.

Fuchsia.

Gardenia,.

Hibiscus.

Hydrangea.

Jacinthes.

Jasminum.

Lapageria.

Latania.

Maranta.

Medinella.

Nepenthes.

OEïillets.

Pandanus.

Pelargonium.

Peltunia.

Philodendron.

Phœnix.

Poinseltia.

Polygala.

Renoncules.

Réséda.

Rhododendron,

Rosiers.

Salvia.

Sarracenia.

Silènes.

Stephanolis.

Strelitzia.

Tulipes.

TG sableuse, TF.

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