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ABSORPTION DE L'EAU PAR LE SOL

D'une manière très générale on peut dire que le sable absorbe le moins d’eau, le calcaire en prend un peu plus et que l'humus semble avoir pour l’eau plus d’affinité que l'argile qui en conserve cependant plus que'le calcaire.

Le mécanisme de l'imbibition des éléments est délicat à entrevoir. Si nous considérons l'argile, par exemple, nous la voyons constituée par l'agglomération de particules de silicate d'alumine. Chacune de ces particules résulte elle-même de la juxtaposition de molécules de silicate d’alumine, mais non si intimement soudées qu'une certaine quantité d'eau n'existe pas entre elles. -

Cette eau, que seule une cuisson énergique peut chasser, c'est l’eau de constitution. Cette eau n’a rien à voir avec les phénomènes d’imbibition, mais nous pouvons nous figurer quil se passe quelque chose d’analogue entre les particules qui peuvent être de dimensions variables. Nous pouvons dire qu'à une température T déterminée, connaissant le diamètre moyen des particules terreuses D,on pourra définir la force d'imbibition d’une terre,le rapport I poids de l’eau dans lequel la terre aura été plongée au poids ? d'eau définitivement absorbé par cette

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Plus les particules terreuses sont volumineuses, plus les espaces vides sont volumineux, mais le calcul indique que plus le diamètre des particules diminue, plus le volume non occupé par elles est grand, ainsi donc plus le sol pourra contenir de liquide. L'eau est ainsi absorbée par le sol soit à l’état liquide ou à l'état de vapeur d'eau; dans ce cas, cétte condensation est accompagnée d'une perte

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de chaleur, ce qui en pratique a peu d'importance.

Considérons la couche superficielle du sol; elle est composée de particules de dimensions variables et aussi de natures diverses, douées par conséquent de facultés imbibitives différentes. Si d'une manière quelconque, on fournit un apport d'eau régulier à cette couche, bientôt la limite d'imbibition étant dépassée, le liquide commence à filtrer sous l'influence de la pesanteur. Il rencontre de nouvelles particules, les sature, puis filtre à nouveau et ce phénomène se continue jusqu'à ce que la masse soit complètement imbibée. Si le sous-sol est meuble et perméable, sableux par exemple, l'apport d’eau peut être continué sans interruption; il faut seulement régler le débit de l’eau et c’est un système d'irrigation qui dans les terres pauvres couvertes de prairies est très apprécié. La pénétration de l’eau dans la terre est ainsi, à particules égales, rapide dans le sable, lente dans le calcaire, très lente dans l'argile et au contraire rapide dans l’humus. La perméabilité, la facilité de l'écoulement de l’eau dans le sol a pour conséquence de faciliter son aération. Cette aération joue un rôle des plus importants. Elle favorise la respiration des racines, l'oxydation des matières organiques, hâte leur désorganisation et hâte ainsi le retour des matières minérales au sol. Elle apporte un empêchement aux fermentations anaérobies qui sont le plus souvent nuisibles. Quand le sous-sol est imperméable, l’aération est difficile et les matières organiques se décomposent mal et peu rapidement, le sol devient acide, la pourriture alcoolique des racines se voit fréquemment. Le remède dans ce cas est le drainage. Mais dans certains cas le drainage peut être assuré naturellement et l’aéra-

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