AÉRATION DU SOL
lion n'être pas assez parfaite. On a pu étudier cette question qui présente un certain intérêt.
Des. expériences ont été faites à cet égard par M. D. Hoiïbreuck, de Heitzing près Vienne (Autriche), en 1853. Son terrain était argilo-siliceux, drainé naturellement par une couche de cailloux roulés placés sur une couche d'argile. Il disposa régulièrement dans des fossés de 1 mètre de profondeur des drains à air communiquant ensemble; puis fermant hermétiquement une extrémité de ce système, il mit l’autre en relation avec le cendrier d’un fourneau qui ne pouvait recevoir d'air que par ce tube. Il constata que le feu pouvait parfaitement brûler, ce qui déinontrait la filtration de l’air au travers du sol.
Quand la combustion était vive dans le fourneau, une disposition spéciale ayant été imaginée pour les prises d'échantillon du gaz, il constata que l'air des
tubes contenait sensiblement 5, la même quan-
üté d'acide carbonique que l'air ambiant; après
deux jours d'arrêt de fonctionnement du fourneau,
l'air destubescontenait aprèssix Jours sure 10,000 : © 10,000
à ce moment l'air extérieur en contenait ns
Le terrain artificiellement aéré était cultivé. Une pareille surface non aérée avait été emblavée de la même manière. M. Hoibrenck trouva que le rendement des betteraves à sucre avait été sensiblement augmenté ; il concluait en disant que sa terre était devenue plus meuble, plus perméable, que les matières fertilisantes introduites avaient été mieux utilisées.
A cette époque, on n’a pas attaché d'importance à ces expériences, qui offraient cependant un certain intérêt.
Le sol saturé d’eau en perd rapidement une grande quantité par évaporation. L'état hygrométrique de l’air subit en effet des fluctuations constantes. Quand l'air devient sec, la température s’élevant, l’eau contenue dans le sol s’évapore pour saturer l'air. Il y a donc, pour une température déterminée, une fraction constante d'eau évaporée par chacun des éléments du sol.
L'humus possède au plus haut point cette faculté de ne pas abandonner à l'air l’eau qu'il contient.
Il ne perd plus rien, alors qu'il renferme encore 41 0/0 de son poids d’eau.
Il est intéressant, au point de vue documentaire, de consulter à cetégard le tableau établi par M. Mazure. Il s’est rendu compte : [° du temps que mettaient les éléments à ne plus rien céder à l'air; I de la hauteur d'eau, en millimètres, évaporée relativement par chacun d'eux en ce temps; et [I de la quantité d’eau qui ne pouvait leur être arrachée par l'évaporation naturelle :
Sable .
Déloairess 0 se M 7 “1 3° 6 SUD CSNONENE En iee 4 4,3 7,0 Humus . a 3 4,5 41,0
Cette faculté des différents sols de ne plus rien céder à l’évaporation spontanée a une importance très grande dans la pratique horticole. Le sable évapore en peu de temps une quantité d’eau assez considérable et perd ainsi presque toute l’eau qu'il