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inférieures en étant bien pourvues ; l'équilibre entre les couches s'établit par diffusion et ainsi de suite. De même autour de chaque poil absorbant des racines, il se forme des zones concentriques de plus en plus riches en eau à mesure que l’on s'éloigne du poil. Ce sont les forces capillaires qui permettent le rétablissement de l'équilibre entre les différents points du sol.
Nous pouvons concevoir une masse terreuse comme formée de fragments solides de dimensions assez considérables, soudés les uns aux autres par de fines particules jouant le rôle de ciment. Chacune de ces particules est séparée de ses voisines par des espaces vides, minces, formant ainsi dans la terre un réseau compliqué de petits tubes ou canaux plats, s'anastomosant les uns aux autres, et où la circulation des liquides est possible. Hors c'est précisément dans de pareils tubes que les phénomènes capillaires peuvent s'exercer. Ces phénomènes sont en apparente contradiction avec les lois de l'équilibre des liquides, et on peut les mettre en évidence d'une manière bien simple. On place dans une soucoupe un liquide coloré, du vin par exemple, et on y place un morceau de sucre debout sur une de ses petites faces. On voit rapidement la coloration se répandre
dans tout le morceau de sucre. C’est la capillarité’
qui permet l'ascension du liquide dans le sucre.
L'étude de la capillarité a permis d'établir les lois suivantes : 1° pour un même liquide, la hauteur de liquide soulevé est en raison inverse du diamètre du tube où s'opère l'ascension; 2° dans un même tube la hauteur d'ascension dépend de la nature du liquide et il semble que cette ascension soit en raison directe de la densité.