PHÉNOMÈNES CAPILLAIRES
La capillarité ne peut s'exercer dans les terres que quand elles sont composées en grande partie d'éléments fins; d'autre part, plus les solutions salines sont denses, plus elles ont de tendance à obéir aux forces capillaires, ce qui explique la formation d’efflorescence de salpêtre que l’on peut constater dans certains cas sur le sol.
La capillarité permet la mise en valeur des réserves d'eau contenues dans le sous-sol, et aussi, l’utilisation de certaines nappes d'eau souterraines ; nous en avons déjà dit un mot en parlant des cultures de bulbes en Hollande.
Plusieurs opérations culturales ont une action sur la capillarité, le binage entre autres.On favorise par cette opération la séparation des particules des couches superficielles du sol et comme la capillarité ne peut s'exercer que dans un milieu continu, la perte d'eau par évaporation est moins active. M. Schlæsing démontre cette théorie du binage d'une manière bien simple. Il place de même que nous l'avons indiqué un morceau de sucre dans une assiette contenant de l’eau colorée, puis recouvre la face supérieure du sucre en poudre. L'eau colore très rapidement le morceau de sucre, mais ne pénètre que.très lentement dans le sucre en poudre. À
Mais nous pensons que l'on a exagéré en disant que le binage vaut un arrosage ; il est évident que cette pratique modère l’évaporation dans une certaine mesure, mais quand on considère la masse de terre qui reste non influencée, et où la capillarité continue à s'exercer au profit des racines, on est tenté de lui accorder moins d'importance.
La capillarité se manifeste au maximum dans
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l'humus, elle est grande dans les sols sableux à éléments fins et très faible dans les terres argileuses.