‹ Solutions des objections contre la communion fréquente et quotidienne [microforme]Chapitre 10 sur 27 · Partie de la maiinée · texte numérisé non relu

Partie de la maiinée

‘gnait parmi les grands, une d’une grande influence et les Cependant, grace à l'Hostie, que effloraison de saints et de saintes.

r. François de Borgia. Stanislas Kostka. qui reçoit la communion de la main d'un ange, Louis de Gonzague, Phiiippe de Néri, Gaëtan de Thiène, Charles Borromée, Camille de Lellis. Catherine de Bologne, Francoise Romaine, Thérèse d'Avila, Jean de la Croix. Fidèle de Sigmaringin, Pascal Baylon, patron des Concrés eucharistiques, Madelaine de Pazzi, Francois de Sales, Vincent de Paul, et combien d'autres consolent l'Eglise et montrent que si cette Eglise voit des scandales éclater parfois chez

ses ministres, sa divine fécondité ne cesse de déborder et de déverser les fruits les plus admirables de sainteté,

[75 ‘‘ansun concile qu'il tint à Milan. il fit porter le décret suiv Que curés et les prédicateurs exhortent tres

saluure usage de ri Ce Voir fréquemment la sainte Eucharistie, par l'exemple et la pratique de ]n primitive Eglise, Par les paroles et le témoignage des saints Pères, et enfin Par le sentiment du snint concile de Trente. qui désirerait que tous communiassent à ia messe quotidienne, Que si quelque prédicateur disait. directement ou indirectement, quelque chose contre cette doctrine, que lui interdise la prédication comme à un il mourut en11584. après 23 années d'épiscopat, son

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souvent les peuples au très

l'évêque de la ville où du diocèse horime scandaleux. Quand diocèse était renouvelé.

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Îl rappelle aux pasteurs : Îmes qu'ils doivent rendre grâce à Dieu d’une cou ‘ aussi salutaire et qu'ils doivent l'entretenir, la fo r avec tous les tempéraments d'une juste prudence.

Pendant que le jansénisme de Port-Royal battait son plein, les jésuites défendaient fermement la doctrine de l'Eglise touchant l’usage de la sainte Eucharistie par les fidèles, et Molina le chartreux posait presque mot à mot la doctrine du décret de 1905.

Au XVTile siècle, Benoit XIV, dans un bref spécial adressé aux évêques d'Italie, déclare que Îles évêques, les curés et les confesseurs ne sauraient mieux employer leur zèle et leurs soins, qu'à porter les fidèles à la ferveur et à la fréquente communion des premiers siècles.

Rome sut défendre énergiquement cette doctrine. Un concile provincial de Rouen ayant statué que par respect pour les saints Mystères, ‘ 06 reventium quem Polest quotidien hujus sacramenti sumptio parere,”” on ne donnerait la communion que deux fois par semaine, outre le dimanche, Rome annula le décret avec cette parole significative : Obstare Concilium Trideutinum,” le concile de Trente s'y oppose.

Et cette doctrine fut confirmée par des révélations qui ne laissent plus aucun doute sur la sainteté et la nécessité de la pratique de la communion fréquente et quotidienne.

Notre-Seigneur Jésus-Christ se plaignit un jour, rapporte le vénérable Louis de Blois, de ceux qui déconseillent aux autres la fréquente communion. Ma joie, dit-il, est d'être avec les enfants des hcinmes ; c'est Pour eux que j'ai institué le Sacrement de l'autel, et celui qui empeche les Âmes de me recevoir diminue ma Joie.

Le vénérable Père d'Avila, si fort estimé de saint

Se

François de Sales et de sainte Thérèse avait coutume de dire, ‘‘ que ceux qui blâment la fréquente communion remplissent la fonction du démon, qui porte une haine implacable au divin Sacrement.”

Sainte Marguerite de Cortone avait un directeur qui l'avait toujours beaucoup exhortée à la communion très fréquente. Lorsqu'il mourut, Notre-Seigneur révéla à sainte Marguerite que ce bon prêtre était magnifiquement récompensé dans le ciel, pour la charité avec laquelle il lui avait facilité l'accès de la sainte Eucharistie.

On lit aussi dans la vie d'un saint religieux nommé Antoine Torrés, jésuite, qu'immédiatement après sa mort il apparut à une sainte, et lui dit que Dieu avait beaucoup augmenté sa gloire dans le ciel, parcequ'il avait conseillé fa fréquente communion à tous ses pénitents.

La bienheureuse Marguerite-Marie connut la délivrance du purgatoire d’un religieux bénédictin pour le même motif.

Aussi, Dieu merci, les traces du jansénisme disparaissent de plus en plus, et aujourd'hui, les directeurs des âmes savent qu'en se conformant aux règles sacrées de l'Eglise sur la fréquente communion, ils assurent du même eoup leur bonheur éternel et celui des fidèles confiés à leurs soins.

On comprend maintenant que le décret du 20 déc. 1905 n'a fait que résumer la doctrine constante de l'Eglise, quand il a dit (règle 6) : ‘* Curés, confesseurs et prédicateurs devront exhoiter souvent et avec beaucoup de sèle le peuple chrétien à ce si salutaire usage de La communion fréquente et quotidienne.” De sorte que ce n'est pas timidement, avec des précautions, ou dans des cénacles réservés, que l’on peut prêcher la commu-

{D — nion quotidienne : c'est hardiment, avec zèle et souvent, et à tout le peuple chrétien. Populum christianum Crebris admonitionibus multoque studio cohortentur.

On comprend aussi que, puisque telle est la doctrine de l'Eglise, le décret du 20 déc. 1905, pour des raisons de prudence et de mérite plus grand, requiert le conser/ Préalable du confesseur, mais pas davantage. De sorte que ce n'est pas, à proprement parler, une permission où une décision que le confesseur donne ; le décret laisse entendre clairement, par ailleurs, que le consentement ou la permission du confessenr ne sont pas exigés (art. 1 et 5). Le confesseur doit donner simplement Son avis. Sans contredit, ‘il convient que le pénitent suive l'avis de son confesseur, mais il n'y est Pas tenu, et il peut user de son droit. Il peut dire comme le paralytique de la piscine (Jean V) celui qui a

institué ce sacrement m'a dit : viens e/ manve.

Non, il n'y a rien de nouveau, c'est l'Eglise qui voyant la sainte Table abandonnée par les âmes que Jésus aime et qu'il veut aimer davantage, voyant tant de froideur et d'indifférence, répète avec saint Frs de Sales ces paroles de Job (29-2). Qui me donnera que Je Sois comme aux jours de ma Jeunesse.

Tout cela est de l'exagération et impossible à mettre en pratique

Rien de ce que conseille ou demande l'Eglise catholique n'est exaséré, ni impossible à pratiquer. L'Eglise nous donne la vérité dans la piété ; l'écouter, c’est écouter Notre-Seiwnerr lui-même :; mépriser ses conseils, c'est mépriser la lumière de Dieu.

Les juifs trouvaient exagérées les paroles de Jésus lorsqu'il leur promettait sa chair à manger ; 1l y en eut même qui trouvaient exagérées les paroles de Jésus

qui se disait roi et Fils de Dieu ; aujourd'hui, après fe mystère de la Croix, les Juifs ont des successeurs qui trouvent exagérées les invitations que nous fait Jésus d'aller à la sainte Table tous les Jours. Ceux qui parlent ainsi n'ontp as encore compris le mystère de la Rédemption.

De grâce, soyez logique dans votre crovance et

toutes ses conséquences pratiques. Vous croyez, vous savez que c'est Jésus qui vous parle par son Eglise ; ne vous contentezZ pas de l'entendre et de l'approuver ; allez jusqu'au bout et arrivez à la pratique.

Laissez murmurer ceux qui ne veulent pas de la vérité. Laissez-leur étaler ce qu'ils croient être du respect pour le Samnt-Sacrement, et qui n’est au fond qu'une crainte servile qui dénote à la fois peu d'intelligence des mystères de Jésus-Christ, et beaucoup d'attachement à leurs idées personnelles.

Ils oublient que le 28 mai 1902, Léon XIII disait : ‘* Loin de nous donc cette erreur si répandue et très pernicieuse de ceux qui pensent que l'usage de l'Eucharistie doit être Presque exclusivement réservé A ces hommes libres de tout soucis qu'on accuse d'avoir le cœur étroit, et qui dans un régime de vie plus religieuse ne chercheraient que le repos. Ce bien, en dehors duquel rien n'est plus excellent, ni plus salutaire, Soffre à tous indistine ment, quels que soient la condition et le rang de chacun ; il appartient à tous Ceux qui veulent, e/ 1/ n'est Personne qui ne doive Le vouloir, entretenir en eux la vie de la grâce, dont le terme est l'acquisition de la vie bienheureuse avec Dieu.”

[Is oublient ce passage du décret de 1905 : ‘* Mais le désir de Jésus-Christ et de l'Eglise, que tous Les fidèles s'approchent chaque jour du sacré banquet, vise surtout

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