‹ Solutions des objections contre la communion fréquente et quotidienne [microforme]Chapitre 17 sur 27 · RE · texte numérisé non relu

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D'ailleurs, au point de vue des dispositions apportées ex opere opcralo, les enfants ne le cèdent guère aux adultes, et chez eux une certaine ignorance est amplement compensée par l'innocence.

Nous savons, en théologie, que ce qui fait la proximrlé de l'occasion du péché, c’est la grande probabilité d'y succomber. L'occasion done, qu’elle soit absolue en elle-même où par rapport à d'autres, présente pour un sujet et à un instant donné un danger prochain de cette chute proportionné à ses dispositions morales actuelles de résistance. Une âme surnaturellement bien trempée passera innocente partout, alors que l'âme voisine, dénuée du secours Aadrtuel où actuel de la grâce divine, tombera lourdement au plus léger obstacle.

Les sens de l'homme, dit l'Imitation sont enclins au mal dès sa jeunesse et s'il n'est pas soutenu du Remède céleste (Eucharistie), il tombera tout d'un coup dans les plus grands maux.

Tout le problème de la formation à la pureté et de l'avenir de l'enfant est là. Trempez avec vigueur, à tond, le tempéramment surnaturel de l'enfant dès son jeune âge ; ceci fait, il viendra en contact avec Îles occasions qui entrent normalement dans le programme nécessaire de sa formation graduelle, mais son développement physique et moral, ne sera, pour ainsi dire, que la continuation, sur un même plan à pente douce, de l'élan généreux qui lui aura été communiqué dans ses premières années.

Voulez-vous donc conserver aux enfants confiés À

e é, encouragez-les

Si malgré la communion, il arrive souvent que les

enfants ne peuvent éviter toutes les chutes, que sera-ce s'ils sont privés du ‘‘pain sacré qui fait germer les vierges ” ?

D'ailleurs connaissez-vous les secrets de la conscience? Les fruits de la communion, même quotidienne, dit le père Cros. S. J., ne sont pas, d'abord, une régularité parfaite, l'accomplissement exact de ous les devoirs de l’écolier ; mais bien la diminution progressive des péchés mortels, l'exemption habituelle de ces fautes graves. Ne retirât-on que ces fruits de la communion fréquente, on devrait s'en contenter, ils constituent la vie surnaturelle, et Jésus a établi l'Eucharistie pour nous conserver cette vie: ‘* Qui mange ma chair à La vie.”

I ne faut donc pas s'étonner qu'un étourdi reste étourdi malgré ses communions fréquentes ; qu'il donne encore des marques de légèreté, le jour où il s'est approché de la Table sainte, et même À peine sorti de l'église. C'est toujours un enfant, et on ne saurait attendre de lui la gravité de l'âge mur. (Charruau, S. J.

Si donc il lui arrivait de tomber dans une véritable faute, n'allez pas, d'un ton sévère et irrité, lui reprocher de ne retirer aucun fruit de ses communions, d'être toujours le même, aussi emporté, aussi désobéissant. Cette manière de faire ne laisse que de l'aigreur dans le cœur de l'enfant, et peut lui inspirer de l'éloignement pour la communion, qui lui serait ainsi, parfois, l'occasion de reproches amers.

Qu'importe que les enfants soient légers, espiègles, paresseux mème et indociles, s'ils sont en état de grâce et communient uvec une intention droite 2

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