‹ Solutions des objections contre la communion fréquente et quotidienne [microforme]Chapitre 4 sur 27 · CES · texte numérisé non relu

CES

la malice du péché, attendu que nous ne sommes pas tenus Strictement de les accuser en confession,

Ainsi prenons Pour exemple le fils qui donne un soufflet à son père. Ilne lui suffirait pas de dire : J'ai soufflelé mon prochain : il devrait dire : jar soufflelé mon père ; parce que cette injure faite au père n'ofl seulement la vertu de charité, mais encore une autre vertu : la piété filiale, La circonstance de la personne souffletée change donc l'espèce du péché, et elle doit

ense pas

ètre accusée.

Mais si au lieu d'un soufflet,

ce fils avait, dans Le même accès de colère,

donné deux ou trois soufllets à Son pere, il ne serait pas obligé d'indiquer le nombre

de soufflets donnés ; 1 lui suffirait de dire : J'ai souffleté

mon père : parce que le fait d'avoir donné un ou deux soufflets de plus, dans le même accès de colère, constitue une circonstance qui agerave le péché, mais qui n'en change pas l'espèce,

Nous ne sommes Pas tenus strictement d'accuser ces circonstances aSSravantes, mais remarquons cependant qu'il pourra y avoir avantage à

le faire s'il n'v a pas dänger de scrupule.

Cette accusation, en effet, fait faire un acte d'humilité plus grande et percevoir avec plus d'abondance

nous nous fait les fruits du sacrement.

L'avis du confesseur pourra être très utile.

De l'examen de conscience pour les personnes pieuses Parmi les personnes qui se confe

ssent souvent, combien se préoccupent outre me

sure de leur examen de conscience, et y consacrent, Ou, pour mieux dire, perdent un temps considérable dans 1a crainte de ne pas se rappeler tous leurs péchés, d'en oublier un faute, et de faire, à cause de confession !

de leur cela, une mauvaise

mr,

En

Ce qui a été dit plus haut, doit leur faire comprendre qu’en se confessant sans examen préalable, elles se confessent bien, attendu qu’elle ne sont pas tenues à s’'examiner. La raison en est qu'il n'v a pour ces personnes aucun danger d'oublier un péché mortel. S'il leur arrivait d'en cemmettre un, cette chute ferait sur leur cœur une telle impression qu'elles ne pourraient l'oublier.

En effet, elles ne peuvent oublier un mensonge offcieux, ou une légère médisance commise avec pleine advertance, et elles pourront oublier un péché mortel qu'elles auront eu le malheur de commettre ? Allons, disons-le sans crainte, ces personnes ne sont point tenues de s'examiner avant de se confesser : en s’accusant des fautes qui reviennent d'’elles-mêmes à la mémoire, elles feront, sans examen, une excellente confession.

Il y a aussi des personnes qui, en s’examinant, s'inquiètent et se troublent parce qu'elles ne trouvent pas de péchés à accuser. La raison de ceci est bien simple, elles ne trouvent pas de péchés parce qu'elles n’en commettent pas. La foi nous enseigne, en effet, que sans volonté il n'y a pas de péché possible. Si donc vous ne trouvez pas de faute à accuser, ne vous troublez pas pour cela ; maïs remerciez le bon Dieu qui, par sa grâce, a fortifié votre volonté pour l'empècher de céder à la tentation.

Mais direz-vous : Est-il possible que nous n'ayons aucune faute à nous reprocher ? Les saints en commettaient bien, et nous n'en commettrions pas. Le juste même ne pèche-t-il pas sept fois par jour ? Oui, nous craignons avec raison ; combjen de fautes peutêtre que l'aveuglement où nous sommes nous empêche

de connaître !

Louis ét nu ao à lai our a bas

ER ere

ï A oi: talus das

En parlant ainsi vous voulez dire sans doute que n'ayant pas conscience des péchés dans lesquels vous croyez tomber, vous êtes tenus de faire anxieusement votre examen de conscience dans l'espoir de les découvrir. Eh bien, rappelez-vous que les péchés :nortels seuls sont matière obligée de la confession sacramentelle ; que partant, il n'ya d'obligation de s'examiner que sur les péchés mortels, et les péchés dont on n’a Pas conscience ne peuvent Jamais être fautes graves.

Venant ensuite aux péchés auxquels vous faites allusion en disant que les saints eux-mêmes n'en sont PAS exempts, je vous ferai observer que les fautes que commettaient les Saints n'étaient pas des péchés pleinement délibérés, mais bien des fautes provenant moins de la malice de la volonté que de la fragilité humaine.

Or, de ces sortes de fautes, consolez-vous si vous n’en êtes pas exemptes comme le fut la très sainte Vierge, et obtenez-en le pardon par un acte de soumission et d'amour envers Dieu. En attendant, contentez-vous de vous examiner sur les fautes commises avec pleine advertance. Consacrez quelques minutes à cet examen dont vous n'avez pas besoin si vous voulez vous en tenir aux principes théologiques, mais ne vous troublez PaS comme vous le faites, au grand détriment de votre âme.

Evidemment, notre intention n'est pas ici d'engager les personnes pieuses et timorées à tenir que l'examen de conscience est chose de peu d'importance dont on puisse se passer facilement, et même négliger, sans aucun préjudice pour l'âme, Non, lin de là, il faudrait ignorer ce qu'ont fait Les saints et Ce qui jatt les saints Pour parler ainsi; nous voulons tout simplement les éclairer sur leur véritable obligation, les empêcher de confondre ce qui est de conser! et ce qui est de précepte,

et calmer les inquiétudes exa:’érées d'un grand nombre, Souvent ceux qui n'ont aucun besoin d'examen sont précisément ceux qui se mettent le plus en peine à ce sujet, et l'anxiété avec laquelle ils s'y appliquent nuit grandement à leur avancement spirituel. C'est pourquoi, sans vouloir aucunement défendre l'examen de conscience aux personnes pieuses, le conseillant au contraire fortement en vue des avantages qu'il procure À ceux qui n'en ont pas strictement besoin, | car il aide beaucoup à se corriger des fautes légères, nous donnons, comme conclusion, que cet examen est très utile mais qu'il ne doit pas être un sujet d'inquiétude pour les personnes qui vivent habituellement dans | l'état de grâce et qu'il peut être bref. (1)

De l'examen de conscience pour les pécheurs

Deux choses sont à remarquer. D'une part, tous

ceux qui, en n'examinant pas leur conscience, s'exposent

à oublier des péchés mortels, se confessent mal, s'ils négligent cet examen. Par conséquent, l'examen devient nécessaire pour ceux qui se confessent rarement, et même pour ceux qui, tout en se confessant souvent, vivent dans l'habitude du péché mortel. En l’omettant, ces pécheurs courent le risque évident d'oublier des

péchés graves.

{1} KRemarquons ici, avec saint Alphonse, que certaines immodesties gravement coupables en elles-méime. ne doivent pas nécessairement être accustes en confession. si au temps où elles ont été commises, on n'en connaissait pas la

malice. Des ämes craintives et timides. apprenant que certaines actions indécentes commises par elles au temps de leur jeune âge sans conscience de

Cependant, encore ici, il y à avantage à s'entendre avec le confesseur et à lever tous les doutes par un aveu sincère, mais l'obligation stricte n'existe pas.

us nt en it, it, it, es

En outre, plus leurs confessions sont rares et leurs

chutes fréquentes et multipliées, plus aussi leur examen doit être diligent. Ils doivent y consacrer un temps convenable et suffisant.

D'autre part, ces pécheurs ne

doivent nullement, à cause de cela, se tourmenter et

perdre la paix. De l’aveu de tous les théologiens, cet examen doit toujours être proportionné à la Capacité du pénitent : 77 doi? être

humain, comme s'exprime le célèbre De Lugo.

> Les pénitents en general, n'étant pas théologiens,

ne sont Pas tenus et sont meme

incapables de s'examiner selon toutes les règles et dis

tinctions théologiques.

Il suffit que chacun S'examine comme i] Je peut. Celui qui est plus instruit et plus intelligent est tenu à plus celui qui l'est moins, est tenu à moins, fait du moment que chacun fait le bien sel C'est dire que si l'examen, tout imp lui-même, est Proportionné à Ja Capaci confession ne laisser remettre le péche

Dieu est satis- ON Sa Capacité, arfait qu'il soit en té du pénitent, ta 4 PaS pour cela d'être bonne et de ur en état de grâce. Il n'y a donc Pas lieu, pour ce pénitent, de se tourmenter à ce sujet. En disant que l'examen 074 être humain, nous entendons par là qu'il ne doit, pas être rendu trop pénible. Le pénitent n’est donc pas obligé d'y employer toute la diligence possible : mais Seulement ce soin discret que les hommes prudents apportent aux affaires importantes. Si l’on était tenu de mettre à l'examen tout le soin possible et de contraindre la mémoire à se rappeler les choses avec l'exactitude rigoureusement possible, ce serait une obligation rude, pénible, insupportable : Je sacrement de Pénitence deviendrait 1e bourreau des âmes, comme l'appellent les protestant:

s'en éloigneraient et ils prendraient Moyen de salut que Jésus-Christ

; les chrétiens en äaversion ce a rendu nécessaire à

tous les chrétiens retombés dans le péché après le baptème.

C'est pourquoi les plus grands pécheurs, ceux même qui ont vieilli dans le vice, doivent bien se garder, lorsqu'ils reviennent à Dieu, de se tourmenter et de se troubler à propos de l’examen de conscience. Après un examen convenable, mais sérieux, ils doivent se tenir bien tranquilles et ne pas se croire obligés à s'examiner toujours davantage sous prétexte qu’en s'examinant plus longtemps, ils trouveraient de nouveaux péchés à accuser.

Ecoutez sur ce point le savant cardinal De Lugo. ‘C'est mal raisonner que de dire (il s'agit du confesseur): Telle et telle interrogation me fera découvrir, d'une façon plus distincte, le nombre ou l'espèce des péchés commis, donc je dois faire cette interrogation ; comme ce serait, de la part du pénitent, un mauvais raisonnement que de dire : Si je m'examinais une heure de plus, je découvrirais des péchés qui m'échappent maintenant, et j'arriverais ainsi à une accusation plus exacte; donc je dois m'examiner une heure encore.” Dans ces conditions, il n'y aurait jamais de raison de s'arrêter.

C'est ainsi que si un pénitent était troublé au point de ne pouvoir faire cet examen, il lui suffirait de déclarer, par exemple une habitude mauvaise et de répondre, à cet égard, aux questions du confesseur.

Il se rencontre même des personnes absolument incapables de faire le moindre calcul, elles ne se rappellent et ne savent que dire au confesseur: y'a toujours blasphémé, j'ai toujours souhaité du mal à mon prochatn, j'ai toujours commis tel et tel péché. Qu'elles fassent ce qui est en leur pouvoir et qu’elles soient tranquilles.

L'important, c'est que personne n’omette ou même ne diffère de se confesser à cause de la difficulté de l'examen. Que chacun f

isse ce qu'il peut, Dieu et le confésseur feront le reste. L'important, c'est que le pécheur, dès qu'il entend l'appel de Dieu, s'y rende Sans tarder et qu'il se Jette au plus tôt aux Pieds d’un bon confesseur, lequel l'aidera, selon les lumières que

Dieu lui donnera, à sortir de l’état déplorable où il se trouve.

De !a Contrition

Chaque fois que nous avoir soin de nous excite

Pour les péchés mo les, notons-le bien, pardonner les uns Sans pardonner les péchés mortels, en effet, de la grâce Sanctifiante, s'il reste dans l'âme u repentir.

Les péchcs vénrels, au contraire les uns sans les autre: ; ainsi les Nous Sont pardonnés et les P Sont pas, si nou des seconds.

Par conséquent, si mortels en confession de tous ces péchés s

allons à confesse, nous devons r'au repentir de nos péchés.

Dieu ne peut autres. Les se pardonnent par l'infusion et cette infusion est impossible n péché dont elle n'a pas le

» Peuvent être remis

Mensonges officieux échés d'impatience ne le S nous repentons des Premiers et non

NOUS nous accusons de péchés , il faut que nous nous repentions ans exception. Si, au contraire, NOUS n'avons À confesser que des péchés véniels, il est nécessaire que nous nous repentions au moins di

ces péchés. De sorte que si nous n’a péchés véniels à accuser et que accuser, bien qu'il

il nous faudrait av

in de

VIONS q

Que des NOUS voudrions les n'y ait aucune Obligation de le faire,

un au moins de ces

oir le repentir d’

péchés" Si confessant uniquement des péchés véniels, nous n'avons la contrition d'aucun de ces péchés, il n'y 4 pas matière à absolution et le sacrement est nul ; si nous le faisons sciemment, ce sera même À l'égard du sacrement une irrévérence et une profanation. Ce désordre peut être facilement évité en accusant un ou plusieurs péchés de la vie passée dont on a certainement le repentir.

Comment nous exciter à la contrition

Nous devons nous exciter à la douleur de nos pèches par un motif suggéré par la foi, c'est-h-dire à cause de l'offense faite à un Dieu infiniment bon et digne d'être aimé pardessus toute chose ; où encore à cause du paradis perdu et de l'enfer mérité ; ou enfin à cause de l'horreur du péché considéré à la lumière de la révélation.

Celui qui se reconnaît coupable de péchés mortels doi- considérer la récompense éternelle que ces péch” ont fait perdre, et l'horrible chatiment de l'enfer qu'ii ont mérité. De cette façon, il s'excite à la douleur d'attittion.

Il jette ensuite un regard sur le crucifix en pensant qne par le péché mortel il a offensé un Dieu infiniment bon, digne par lui-même d'un amour infini et qui s'est montré si plein d'amour pour nous en se faisant homme et en S'immolant sur la croix pour notre salut. C’est ainsi qu'on excite dans son cœur la douleur de contrition.

Cette douleur n'est pas nécessaire pour faire une bonne confession, mais elle est plus méritoire et plus efficace et elle efface le péché, même avant l'absolution.

Nous devons nous exciter au moins à la douleut d'attrition, lorsque même nous n'avons à accuser que

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des péchés véniels ; à cet effet nous pouvons nous représenter les tourments du

Purgatoire : la pensée de les avoir mérités,

Par nos fautes vénielles, suffira à exciter en nous le repentir requis pour

en obtenir le pardon.

À cela on joindra encore que le péché, quel qu'il soit, est toujours une offense faite à la divine Ma noire ingratitude envers Dieu, après tant reçus.

jesté et une de bienfaits

Les âmes pieuses qui ne

commettent jamais de péchés mortels, doivent bie

n se persuader que rien ne plus facile que de S'exciter À la dans la grâce de Dieu, d'habituue, Ia haine

leur est contrition. Vivant elles ont en elles-mêmes À l'état et la détestation du péché, et

Partant, elles passent avec une extrême facilité de

l'habitude à l'acte.

Du bon propos

Le bon propos accompagne

nécessairement le repentir lorsque celui-ci est sincère.

I consiste dans la volonté plus commettre Je péché.

Il arrive parfois qu'un pécheur, je Sur l'avenir, entrevoit demain, après des semaines, des mois,

présente et sincère de ne

tant un coup d'œil -demain, des jours, des années, toute vie ; il entrevoit les OCCasions qui se présenteront plus séduisantes que jamais, et alors réfléchissant sur ses faiblesses passées, sur la toujours la même, il

une longue

nature humaine qui est s'arrête À cette pensée : ne plus lainais pécher ! Il est atterré, il hésite, il recule, Suisje capable de m'engager solennellement à ne plus jamais offenser Dieu ? Oh !

sible ac

avoir le ferme propos, c'est POSSIBIS, c est décourageant.

Celui qui raisonnerait ainsi, regrettable. Avoir le ferme

ferait une confusion fort Propos, en effet, ce n'est

IS

pas précisement nous engager à ne plus jamais pécher,

mais c'est dire À Dieu que présentement, au moment ou ous parlons, nous Sommes dans la résolution ferme, sincère, inébranlable de ne plus l'offenser.

Va une grande différence entre dire : Mon Dieu, je ne vous offenserai plus jamais, et dire : Won Dieu, je Suis présentement dans La disposition sincère de ne plus JuMais vous offenser.

Le principe est celui-ci : Une bonne confession est welque chose d'actuel. Vous avez à rév re à Die quoique CAoSe &d'acfuel. OUS avez à cponure à eu de vos dispositions prèsentes et non des dispositions que vous aurez demain ou la semaine prochaine DE pouvez pas promettre

; vous à Dieu que demain vous aurez telle ou telle disposition.

Pour vous pardonner, Dieu ne vous demande pas de ne plus jamais pécher, il exige seulement que vous soyez sincèrement résolu de ne plus jamais pécher.

Cependant, vous aurez certainement, demain toujours, ces dispositions que 4 fidèle à la prière, à la fréquent vigilant sur vous-même.

mess

et ous désirez, si vous êtes ation des sacrements et

Maintenant la réponse à que

ques questions pratiques, contribuera À éclairer

davantage et à tranquilliser Les consciences qui souvent sont agitées sans

aucunes raisons.

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