CORDES PR
Un péché oublié empêche-t-il d’aller communier ?
Certainement non.
Celui-là seulement qui, en confession, cache volontairement un pêché mortel ce /arn commet un grave sacrilège, et les autres péchés mortels accusés ne lui sont point pardonnés. An cont aire, les péchés mortels oubliés sont tous remis
nr labhcentutinn waac sntaits Pat labsolutiou Satidaiticriteiie,
indirectement
Quand le ministre du Seigneur prononce ces paroles :
90 Le absolvo « PecCalis Luis, il n'a pas seulement l'intention de vous remettre Îles fautes accusées, mais chcore ceiles dont vous n'avez pas le souveuir, Et N'aurait-il pas cette int ation, que la wertu du sang us par labsolution, vous lave Non seulement des péchés diclaré
divin descendant sur vo
Fès, mais encore de
ceux dont vous ne vous souveniez plus. Donc pas
d'obligation .de vous coufesser de nouveau avant de Vous présenter à la Table sainte.
Celui qui, apres la confession, dit saint Alphonse, se souvient de quelque faute omise par oubli, n'est pas tenu à la confesser avant de communier ; il lui suffit de la déclarer 4 sa prochaine confession.
Donc, quand vous vous äpercevez d'avoir oublié un péché mortel, faites néanmoins la sainte communion en paix et tranquillité d'esprit, non pas une seule fois, mais, pour la même raison, plusieurs fois et tous les jours, sans vous présenter de nouveau au confesseur.
Je ne dis pas qu'il ne soit pas mieux de vous en EcUSer AVant la communion, si vous en avez la tacilité Non, car chaque absolution saäctämentelle reçue avec de bonnes dispositions purifie notre âme dans le sang de Jésus-Christ, J'affirme seulement ceci I vous n'y êtes pas obligé ; 2° vous devez être en paix, ne vous présentant pas de nouveau à votre péchés mortels oubliés, voyez très occupé à
confesseur pour des spécialement quand vous le entendre les confessions, surtout dans les occasions de concours extraordinaires. C’est alors le cas de mépriser comme absolument vaine la crainte de communier indignement,
La crainte de m'être ma! confessé me retient
Dites-moi, que faut-il pour faire une bonne confession? Deux choses seulement sont nécessaires et suffisent :
que la confession soit 7n/égrale et accompagnée de la contrition requise, c'est-à-dire que le pénitent ait un réel repentir de tous ses péchés mortels, ou que, en étant exempt, par laugrâce de Dieu, il se repente de quelque péché véniel qu'il voudra déclarer pour ne pas rendre nulle sa confession. Remarquez qu'il n'est pas question de sentir la douleur des péchés, le sentiment n'étant nullement nécessaire ; il s'agit de les détester, de regretter de les avoir commis.
La confession 2n{égrale signifie que le pénitent ne doit pas taire, par honte, quelque péché mortel certain, présent à sa mémoire pendant l'accusation. Je dis quelque péché »0r£el certain, parce que si la honte fui faisait omettre des péchés véniels, il ne se confesserait cèpendant pas malet ne commettrait point de sacrilège. Pourquoi ? Parce que, s'il est préférable de les accuser, puisque le concile de Trente nous enseigne * qu'il est utile de s'en confesser ”, cependant ce n’est pas obligatoire, car le même concile ajoute qu'‘‘on peut les taire sans se rendre coupable de la moir dre faute ”.
Mais pour beaucoup de raisons, à moins que vous ne soyez jugé scrupuleux par votre confesseur—je ne vous conseillerai jamais de passer sous silence, spécialement, par honte, /es péchés douteux, c'est-à-dire qui vous inspirent du doute s'ils sont mortels. Toutefois, si vous les aviez omis par honte, le docteur de l'Eglise, saint Alphonse, déclare que, même en Ce CAS, Vous Vous seriez confessé également bien et n'auriez pas commis
de sacrilège ‘‘ parce que le saint concile de Trente
FES A , , les nénitonte 'h l'accusation des péchés
ils © FAN i L mortels dont ils ont conscience. Il ne dit pas ‘* comme ils sont dans leur conscience ”, c'est-à-dire ou corime certains ou comme douteux, mais il dit : ‘‘ «ont rs ont
aa abat pad Pin nn tés
RU avc 2
pameree
conscience, ce qui implique nécessairement le discernement exact du péché ”,
Cependant, qu'il soit bien entendu que nous nous adressons ici aux personnes pieuses, qui ne commettent des fautes graves que rarement. Pour d'autres personnes qui comimettraient le péché avec une extrême facilité, sans jamais ou presque jamais résister À la tentation, il serait nécessaire de consulter le confesseur sur ces péchés douteux.
Mais vous dites : je crains de m'être mal confessé et, rar conséquent, de n'avoir pas reçu le pardon! En êtes-vous cer/ain ? Puisque vous n’en avez pas la certitude, que vous ne pouvez le jurer, vous qui êtes si craintif et si délicat de conscience, retenez bien cette décision de saint Alphonse, que vos confessions ont été bien faites et qu'ainsi vous n'avez qu'à être en paix et à rester tranquille,
[n'y a pas lieu non plus de penser à des confessions générales, nécessaires sexlement, vous dit le même docteur, à qui est cerfain d'avoir fait des confessions sacrilèges ; et certain vous ne l'êtes pas. Les confessions générales peuvent être utiles ou nécessaires à ces âmes qui passent leur vie entre les confessions et les péchés mortels, les péchés mortels et les confessions. À vous qui naviguez si péniblement dans une mer d'appréhensions, de doutes et d'anxiétés, elles seraient nuisibles et, loin de vous procurer la paix, ne vous apporteraient qu'un surcroît de troubles et d'inquiétudes,
Mais dites-vous enfin, snpposez le cas où, sans en avoir la certitude, Y'ai cependant 41 fuif mes confessions
- COHiESSiOGNSs, soit par défaut de contrition, soit pour ne pas avotr accusé tous mes péchés mortels, soit pour ne pas les avon assez expliqués, alors que deviendrais-je ?
D'après l'enseignement de tous Îles théologiens, 1l vous adviendrait ceci : La dernière absolution reçue vous remettrait non seulement les péchés mortels cominis depuis votre dernière confession, mais encore, indirectement, ceux de toute votre vie, sans que vous en renouveliez l'accusation ; ainsi, par rapport à la coulpe, vous sortiriez du confessionnal aussi pur que Île nouveau baptisé.
Soyez donc en paix, ne revenez plus sur le passé, mais accourez à notre Sauveur qui s'incline vers vous avec tant d'amour, après avoir rendu à voire âme sa première beauté ‘en la lavant dans son sang 7 par l'absolution sacramentelle.
Mes péchés passés ne sont-ils pas un obstacle ?
Je comprends ! Vous êtes une de ces âmes qui ne sont
jamais tranquilles, mais passent leur temps dans les doutes et les anxiétés, et que le confesseur à grande peine à pousser à la communion fréquenteet quotidienne.
Vous dites : Je suis retenu par les nombreux péchés mortels de ma vie passée !—Te réponds : Raison de
plus pour communier le plus souvent possible, même tous les jours !—Comment done ?— Tout d'abord, parce qu'ayant tant offensé le cœur amoureux de Jésus. il est bien juste que vous vous empressiez maintenant de satisfaire son vif désir de s'unir chaque jour à vous.
Secondement, si vos fautes vous ont été pardonnées quant à la coulpe, qui sait combien de temps vous devrez en expier la peine dans le Purgatoire ?... Or, sachez-le, cette dette vous est remise plus ou moins,'et mème par le moyen de la communion
Cas l'Anca de l'Krola Lt LÉANSE ME : PAMSLE
enseigne qu'un effet indirect de la communion est de nous remettre la peine des péchés passés et de nous
délivrer en tout ou en partie du Purgatoire par l’excitation actuelle de la sainte charité en nous, laquelle, ‘étant un feu consumant ” détruit non seulement la coulpe, mais la peine du péché. |
Ah! que vos péchés ne vous tiennent donc pas | éloigné de la sainte Table! Qu'ils vous y entraînent, au contraire !... Plus vous avez blessé le cœur du bon Jésus, plus vous lui devez de compensation, et la meilleure et ia plus douce à son amour est de multiplier vos communions ferventes.
Cet excès de repentir et d'alarmes offensent ma bonté, dit un jour N.-Seigneur à S.-Marguerite de Cortone qui craignait de communier au souvenir de ses fautes passées. [Il suffit que vous vous accusiez de vos fautes en confession, ensuite tenez vous en paix et communiez.
Puis-je aller communier avec un péché douteux sur la
| conscience ?
; Je sais que la crainte d'être en état de péché mortel
; vous fait souvent laisser la sainte communion. Je
= vous répète que vous communiez dignement »ême avec
, le doute.
j Tout d'abord parce qu'aux âmes comme vous, ‘4 L craignant Dieu, avant la conscience délifate, et qui,
: habituellement, ne voudraient jamais commettre de
® faute grave, saint Alphonse enseigne que le seul
= doute d'avoir mortellement péché est un signe certain
È qu'on ne l’a pas fait, et il leur applique ces paroles de ne à Notre-Seigneur à sainte Thérèse : ‘‘ Personne ne me Ë es perd (par le péché mortel) sans le savotr certainement.”
. = En second lieu, parce que ie conciie de Trente n'a pas | e 3 interdit la sainte communion, rare, fréquente ou quoti- ik S
dienne, à ceux qui douten/, mais seulement à ceux qui
sont cerfarns, qui ont conscience d'avoir commis ur péché mortel.
Et ceci est encore l'enseignement de saint Alphonse : ‘Si la personne doute avoir péché ou non mortellement, elle peut /2c2/ement S'approcher de la sainte Table sans se confesser ; que le doute soit négatil ou positif, c'est-à-dire qu'on ait ou non une raison sérieuse de douter. [l suffit, pour recevoir plus sûrement le fruit du Sacrement, de faire l’acte de contrition. Car la prescription de l'Apôtre : ‘‘ ?robet autem serpsunt homo,” par laquelle on entend que la confession est commandée, lit seulement, nous dit le concile de Trente, ceux qui sont conscients, c'est-à-dire certains d'un péché mortel commis et non encore accusé. ‘ Personne, déclare le concile, s'il est conscient de péché mortel, ne doit s'approcher de l'Eucharistie.? ‘nc le précepte de l’Apôtre ne s'impose qu'à celui qui . “Insctence, qui est certain de sa faute. (1)
Vous me demandez si, du moins en ce cas, il n'est pas mieux de vous confesser avant de communier.
[1] Comme les doutes naissent fréquemment à l'occasion des mauvaises pensées,"les remarques suivantes ne manqueront pas d'étre utiles.
La mauvaise pensée 10 n'est point une ‘ pensée” la plupart du temps, mais une simple ‘‘impression sensitive, donc physiologique a priori et ‘* sans moralité ” en elle-même ; 20 elle est inévitable et il faut de bonne heure s’habituer à la tenir pour telle; 80 ‘‘ sentir’ n’est pas ‘‘ consentir,” comme dit saint François de Sales : 40 la satisfaction sensitive momentanément procurée à ‘‘ l'appétit de la bète * par la dite impression, dans les sens ou dans l'imagination, n'est pas le péché ; 50 le péché vrai dont il y « lieu de se garder, n'existe qu'au moment ou la ‘volonté délibérée,” refléchissante, ‘* accepte cette jouissance,’ l'entretient, la provoque, ia désire : 6o dans cet ordre de chose où il y a tant en jeu. de nerfs et de sang—très souvent rien que cela.—la faute grave n’est pas à présumer dans les consciences habituellement bonnes, vu les circonstances eubjectives très nombreuses d'inadvertance, d'habitude, de passion, etc, qui atténuent dans une large mesure la participation de la volonté libre à 1a détente, en soi purement physiologique et partant automatique, des ressorts matériels de la sensibiiité ; 7o donc ne point s'alarmer par le souci tiop accentué de leur éviter les ‘‘’occasions courantes”, qui sont la trame même de la vie humaine ordinaire, mais prier Dieu et se tenir uni à Dieu par des actes de volonté actuels. surtout au moment de la tentation.
or”
Je vous réponds : C'est évidemment mreux, si vous
n'êtes pas scrupuleux et si vous pouvez commodément trouver votre confesseur. Mais si vous ne pouvez facilement vous approcher du tribunal de la pénitence, et qu'il s'agisse ou de communier avec le doute d'être en état de péché mortel ou de différer la sainte communion, alors /e mieux Pour vous est de communier avec un tel doute plutôt que de r:ster, même un seul jour, sans recevoir le saint Sacrement.
Enfin, si votre confesseur, vous jugeant scrupuleux, vous avait commandé de communier toujours, même quand vous doutez ou craignez d'être en état de péché mortel, non seulementvous feriez rex de communier malgré ce doute, mais en ce cas, vous y seriez obligé ; et Si, à cause de votre doute, vous laissiez la sainte communion, vous déplairiez à votre doux Sauveur, comme l'enseigne saint Alphonse : ‘ Beaucoup de théologiens disent qu'une personne scrupuleuse, qui a reçu de son confesseur l'ordre d'agir avec liberté et de surmonter ses scrupules, non seulement peut le faire, mais encore y est ob/igée ; autrement elle péche, tant à cause du dommage qu'elle se fait en se rendant incapable d'avancer dans les voies de Dieu, qu'à cause du péril où elle se met de perdre la santé, la tête et même son âme, en se relâchant jusqu'aux vices, ce qui veut dire, en s’abandonnant par désespoir à une vie coupable.
Allons, courage ! et ‘* chaque fois que votre père spirituel vous accorde la communion, gardez-vous de vous laisser vaincre par le démon, en la laissant À cause
les. Et sachez qu'il n'y à pas de désobéissance plus pernicieuse que celle de laisser la communion, parce que c'est une désobéissance qui procède d'un défaut d'humilité, puisque vous
de vos craintes et de vos scrupu
Pensez alors mieux entendre les choses que votre directeur.”
Donc, obéissez et dites avec la grande sainte Marie- Madeleine de Pazzi : ‘ j'aime mieux mou ir, plutôt que de manquer une communion qui m'a été concédée par d'obéissance.”
Je n'ose pas communier sans me confesser et je ne puis me confesser tous les iours
L'Eglise qui vous presse, au nom du désir du cœur de Jésus, de communier tous les jours, n'a jamais imposé l'obligation d'une confession Pour chaque communion.
I faut donc tranquilliser sa conscience par une
intelligence, facile du reste, de la vraie doctrine. Jlne faut pas être plus catholique que le Pape. T[lne faut pas se créer des obligations qui non-seulement ne sont pas imposées, ne sont pas conseillées, mais qui plus est, sont contraires à l'esprit de l'Eglise.
I n'y a qu'un seul cas, dit le concile de Trente, ou l'on soit oblisé de se confesser avant de communier : c'est lorsqu'on a conscience d'avoir commis un péche mortel. Etle 14 février 1906, Rome déclarait que ceux qui font la communion @ moins Ctng fois par semaine peuvent gagner les indulgences attachées aux prières et aux bonnes œuvres, sans que ce gain soit subordonné à la fréquence de la confession ; aucun délai n’est fixé comme ne pouvant être dépassé sous peine de n'avoir plus droit aux indulgences.
C'est le jansénisme qui a* introduit cette crainte anti-catholique qui, sous prétexte de sainteté plus grande, exalte la confession aux dépens de la communion, nous fatigue de scrupules, nous fausse la conscience et plaît infiniment au diable en nous tenant
respeclueusement Eoirné de l'adorable Eucharistie, est le foyer vivant de la sainteté.
Vous demanderez peut-être Pourquoi la confession quotidienne ne serait-elle Pas aussi utile que la communon de chaque jour. N'est-elle Pas un sacrement institué pour donner la grâc pas de parité entre les deux.
D'après le concile de Trente, le sacrement de Pénitence a été institué comme la seconde planche pour ce
qui
e ? Je réponds qu'il n'y a
de salut
ux qui, après leur Baptême, ont eu le malheur de perdre la grâce et l'amitié de Dieu. La fin primaire de ce sacrement est donc, non d'alimenter et de conserver la vie de la grâce, mais de rendre À l'âme sa beauté perdue par un péché grave 4
près qu'elle a été lavée dans les eaux bantismales.
En ceci apparait ce qui le distingue du sacrement de l'Eucharistie institué Pour nourrir l'âme, la préserver des fautes graves et la guérir des blessures du péché véniel ; dès lors, nous comprenons pourquoi, selon l'intention du Christ, 1 sacrement de Pénitence ne doit pas être jours tandis que celui de l'Eucharistie, même, doit être reçu tous les jours.
Cependant comme tous les sacrements
e reçu tous les d'après sa fin
confèrent toujours la grâce À ceux qui les reçoivent sans obstacles, te sacrement de Pénitence confère donc la grâce aussi souvent qu'il est reçu avec les dispositions suffisantes, même s'il n'y a aucun péché mortel À effacer, et partant, il peut Y avoir avantage à le recevoir sorvent, selon la catègorie des personnes, tant au point de vue de la râce qu’il confère qu'au point de vue de la direction t des conseils qu'il importe parfois de recevoir
C CCEVOIr.
En soi, il serait utile de le recevoir tous les jours, cas chaque absolution sacrementelle est comme un nouveau
bain dans le sang de Jésus-Christ ; aussi apprenonr
JS
nous de quelques saints qu'ils se confessaient tous les jours.
Cependant, vu les circonstances qui accompagnent ce sacrement, il résulte que la confession fréquente, et même la confession hebdomadaire, n'est pas toujours utile ; et que la confession faite plus souvent que tous les huit jours, surtout la quotidienne, est impossible pour la masse des fidèles. En voici deux raisons : 1e les personnes pieuses séculières ont leurs occupations de famille, de profession, qu'elles négligeraient en allant se confesser plusieurs fois par semaine : 2e le confesseur qui consacre beaucoup de temps à quelques personnes dévotes, en pourrait manquer ensuite pour entendre la confession des pécheurs qui ont beaucoup plus besoin du sacrement.
Je veux ajouter quelques mots pour montrer combien il importe de faire toujours des confessions brèves, c'est-à-dire de ne pas les prolonger par des discours inutiles. La brièveté est importante en confession, pour vous, pour les personnes qui attendent près du confessionnal, pour le confesseur lui-même.
Fout d'abord pour vous, parce qu'en général les confessions courtes font les âmes franches, dégagées, tranquilles, Joyeuses ; tandis que celles qui trainent en longeur les rendent souvent timides, inquiètes, mélancoliques, embrouillées.
En second lieu, la brièveté en confession est importante pour les personnes qui entourent le confessionnal ; car il n'est pas rare, pendant qu'elles attendent un pénitent qui reste des demi-heures dans le confessionnal, qu'elles s'étonnent, s'agitent, murmurent et,
finissent par s'en aller sans confession ni communion.
soit par dépit, soit par impossibilité de prlonger leur attente.
Enfin, il est important pour votre confesseur que vos confessions soient courtes parce que, laissant de côté les autres considérations, si le temps est précieux pour tous, il l’est plus encore pour les prêtres, qui ne sauraient en dissiper la moindre parcelle sans préjudice du bien des Âmes auquelles leur vie sacerdotale est consacrée.
Vous confessant souvent, vous pouvez accuser en quelques minutes vos impatiences, murmures, désobéissances, mensonges et autres péchés. Vous devez vous abstenir d'exposer les excuses de vos péchés, leurs circonstances vaines et inutiles, quelquefois même la manifestation des défauts des autres. (1)
{1} 11y a des personnes qui répitent toujours leurs craintes d'avoir mal fait leurs confessions, qui se demandent sans cesse, avec anxiété, si telle action passée était ou n'était pas faute grave, qui se troublent beaucoup à l'égard de mauvaises pensées auxquelles elles craignent d'avoir consenti: leur vie est un tourment contin'el, elles n'ont jamais la paix. Ces personnes sont malades et leur maladie, c'est le scrupule ; les règles qui suivent leur seront un remède assuré et efficace
Régles pour les âmes scrupuleuses :
1e Règle —Quant au passé et à toutes les confessions passées, quels que soient les doutes et craintes qui surgissent dans votre esprit, vons ne devez jamais plus y penser, jamais plus y revenir dans vos accusations. estimant n'avoir point existé avant votre dernière confession.
2e Règle.—Quant au présent, lorsque vous ne voyez pas le péché évident et certain, que vous necraignez ou doutez seulement. méprisez vos anxiétés et agissez contre. en toute franchise et liberté comme si vous étiez. pour ainsi dire. impeccable,
3e Règle —Tenez ensuite pour assuré que vous n'avez jamais commis de péché mortel, chaque fois que vous avez agi avec la peur de Le commettre,
4e Règle.— Pour les mauvaises pensées qui vous afigent tant, soit contre la foi. soit contre la pureté, et pour les pensées de blasphème etc., croyez fermement n'avoir pas consenti donc n'avoir pas péché, si vous ne pouvez pas le jurer la main sur le crucifix
5e Règle Vous ne devez jamais faire l'examen de conscience. Cet exercice si utile aux autres âmes, serait du poison pour vous.
6e Règle.—£i vous n'avez pas dans la pensée un péché que vous puissiez jurer être mortel et avoir été commis par vous en pleine advertance. alors. ne
+: ven Ÿ na :
déclarez rien on narticulier mais eantontaz it
ahiCUD HKCTCOUTAIC ei
ces termes: ‘ Mon père, je m,accuse de tous mes péchés présents et passés spécialement de ceux commis ” iciil est bon de spécifier une vertu particulière contre laquelle vous avez péché dans le passé. par exemple, ‘* contre la pureté ou l’obéissance ou la patience, ete ; et cela, afin de présenter pour plus grande