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Il Vaune dignité absolue ; on est absolument digne
de recevoir un personnage quand on est son égal par la
nature, la condition, l'intelligence, la vertu. Mais il
st ciair que ce n'est pas cette dignité qui vous est demandée, À ce point de vue, il n'y eut qu'une seule communion qui fut digne, celle de Jésus dans la dernière Cène.
Va une dignité qui est constituée par un dégré supérieur de sainteté. Si cette dignité était exiwée, la plupart des hommes seraient exclus de la participation à ce sacrement, Jésus n'aurait pas dit : Accipite et marducaée eX hoc omnes, les apôtres eux-mêmes, lors de la dernière Cène, auraient fait une communion indiwne, et ce sacrement d'amour n'aurait pas été institué pour
les hommes,
Il y a une troisième dignité : celle que nous confère la grâce sanctifiante et que nous recevons dans le sacrement de Pénitence.
Apres une confession, théologiquement parlant, nous sommes dignes de communier, nous sommes sainés : nous avons la robe nuptiale nécessaire pour entrer sans sacrilège dans la salle du festin. ‘Avec cette pureté,
sureté, une matière certaine et suffisante à l'absolution sacramentelle.
S1 vons obéissez aveuglement et constamment à votre confese ‘ur, en obsere vant fidèl ‘ment ces six règles, non seulement vos confessions des iendreut très courtes, mais je vous promets de plus. qu'avec l'aide de Dieu. peu u vous guérirez de votre infirmité. vous jouirez d'une rande paig et t jit té d'esprit, et * que les consolations divines vous comb'eront de joie ‘n proportion des douleurs spirituelles que vous aurez endurées ?’: si bier que dans vos communions quotidiennes * vons goût. rez et verrez combit i doux.”
Ht saint J. Chrysostome, approch a Fable saint
ieZ-Vous toujours de e, et sans elle, ; jamais.
} Si la raison d'indignité valait, il ne faudrait jamais mmunier, ‘car, dit saint Ambroise, si l'on
OU NN est pas
digne de communier chaque jour, l'est-on de communier après un an 2"
Vous dites que vous êtes indigne de communier, mais ne re pas qu'à mesure que vous vous éloignez de Jésus-Christ, vous devenez de plus en plus à ndiyne de vous approcher de
3e lui 2 $ 'V os faute s croiss. ent
à proporti 'n que vous vous abstenez des « icrements,
puisque VOUS Vous privez ainsi ‘onciie de Tre >nte, après
. repose aux fidèles comme
age x
de ce Pain de vie que le Saint Ignace d'Antioche, l'antidote du péché préservateur de l’immortalité.
se donc de côté cette Bumilité
et le
cette qui n’est pas F selon la vraie doctrine.
| L'Eglise sait fort bien que vous n'êt.
S pas divne de
au nom du désir le plus dent du cœur de Jésus, elle vous invite à le faire tous les jours, si vous voutez devenir de Dieu. Elle sait-si bien que vous n'en êtes pas digne, ni vous, ni Personne, qu'elle oblige enfants, les prêtres et
ommunier, et cependant au
un vrai serviteur
tous ses les évêques eux-mêmes, à dire
Ë n0n pas une fois, mais trois fois du fond du cœur, avant NH de communier : Domine, non sum dignus u{ intres sub ë feClum meum.
L'Eglise ne vous fait PAS communier parceque vous
-n êtes digne, mais Parceque vous avez besoin de le
faire pour être le moins indigne p Saint et très bon Maître. Elle
niet tous ies jours,
ssible de votre très vous engage À communon parceque vous êtes saint, mais re que vous puissiez le devenir : non Parceque vous
et imparfait,
es fort, mais parceque vous êtes faible
porté au mal, facile à séduire et prompt à pécher.
La peur de Dieu n'est pas une vertu ; la perfection de la piété, c'est amour. Or, dit l'apôtre saint Jean, le véritable amour exclut la crainte (servile). Il ne conserve de la crainte que le respect filial qui se concilie admirablement avec la tendresse la plus confiante et qu'on pourrait appeler le respec{ de l'amour. La peur de Dieu fait partie de cette piét{ janséniste si fausse et si dangereuse, qui resserre le cœur, y détruit l'amour et la confiance, et jette ies Âmes dans la sécheresse, le vide et le désespoir.
La vraie humilité est toujours jointe à la confiance.
Un pieux docteur du quatrième siècle, se demandant quel est le plus humble, du fidèle qui communie iréquemment ou de celui qui communie rarement, répond
sans hésiter, que le plus humble est celui qui reçoit le plus souvent Jésus-Christ, car c'est le signe certain qu'il connaît mieux sa misère et qu'il sent davantage le besoin d'v porter remède.
Confiance donc ; allez à Jésus parce qu'il vous aime, tout indigne que vous êtes de son amour ; allez le recevoir tous les jours parcequ'il vous le demande instammen * vous en avez besoin ; allez à lui avec une humble et si tendresse et plus vous communierez, plus vous si digne de communier. L'amour et la confiance doivent dominer le respect, dit saint Thomas.
La grande idée que saint Pierre Célestin se faisait de la sublimité de la messe, le portait À s'abstenir de célébrer chaque jour. Mais un saint abbé lui apparut et lui dit d'une voix sévère : ‘‘ Et quel séraphin trouverez-vous dans tout le ciel qui soit digne de célébrer ? Dieu à choisi pour ministres du saint sacrific non les anges mais des hommes, suiets comme tels