‹ Solutions des objections contre la communion fréquente et quotidienne [microforme]Chapitre 8 sur 27 · PE · texte numérisé non relu

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pas les grâces dont on se prive. Cette ferveur sensible, remarqueZ-le bien, n'est pas le but et le fruit de la communion, ce n'est, pour ainsi dire, qu'un assaisonnement humain destiné à faire aimer une nourriture divine ; quand Dieu nous le donne il faut l'en remercier, comme un enfant remercie sa mère des confitures et petites gourmandises qu'elle lui donne après le repas. Mais de même que le dessert est peu nourrissant et n'est jamais que l'accessoire du repas, ainsi en est-il de la piété sensible ; ce que nous devons donc chercher dans la sainte communion, c’est le fruit substantiel et non l'accessoire, c'est un accroissement de vie et de force spirituelle qui ne dépend nullement de la consolation sensible,

‘* Ne vous laissez pas tromper par cette pensée que vous avez plus de dévotion quand vous communiez moins souvent, dit Saint-Alphonse. A la vérité, celui qui mange rarement, mange avec plus d'appétit, mais il est loin d’être aussi fort que celui qui prend régulièrement ses repas. Si vous communiez rarement, vous aurez peut-être un peu plus de dévotion sensible, mais votre communion vous sera moins profitable, parceque votre âme manquera de force pour éviter les fautes.”

Méditez bien ces paroles de l'auteur du ‘ Confesseur de l'enfance ” : Lorsqu'un homme venant du dehors par un froid glacial entre dans un appartement bien chaud, il ressent une impression de chaleur et de bien être que n'éprouvent pas ceux qui y sont depuis longtemps. Celui qui mange, après trois jours de jeûne, un morceau de pain noir, lui trouve un goût exquis, Cependant le plaisir qui suit ces brusques passages de la disette à l'abondance ou du froid à la chaleur ne

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