RÈGLEMENT ET LIBERTÉ
inscrit dans la conscience d«s sociétaires. Le bien s'y pratique parce que l'habitation nouvelle correspondant aux besoins de tous, chacun respecte le bien commun duquel son bien-être propre est intimement solidaire; des infractions fréquentes à cette règle naturelle, sur un point quelconque, seraient une indication de l'imperfection de certaines dispositions matérielles, il faudrait faire les réformes nécessaires : il suffit de supprimer la cause pour supprimer l'effet.
Les améliorations de l'habitation ouvrière doivent être ainsi comprises; elles ne doivent pas imposer à l'individu les conceptions plus ou moins bien raisonnées d'un architecte ; l'architecte, au contraire, doit être à la recherche des moyens de répondre aux exigences de l'habitation propre à donner à l'homme le bien-être que sa nature sollicite; c'est à la satisfaction de ces exigences que l'architecte doit plier ses conceptions.
L'homme est jaloux de sa liberté, même de la liberté qui le fait croupir dans le mal et dans la douleur; gardons-nous de porter atteinte à ce sentiment, c'est un droit qui nous échappe. Quelque sage que nous soyons, nous ne sommes que des hommes et notre nature est sujette à l'erreur.
L'àme humaine a une tache secrète à accomplir sur la Terre, et notre ignorance est trop profonde sur les vues du Créateur, pour que nous nous permettions de violenter personne dans la liberté de
son existence; usons donc de notre liberté personnelle pour réaliser le bien que nous concevons , mais faisons que le bien sorte des résultats de nos mesures, sans que l'individu ait à en souffrir dans sa liberté d'action, et nous aurons dignement contribué à l'amélioration de l'existence de nos semblables.