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NÉCESSITÉ D'UN PRINCIPE

Tant que le principe de la Véritable Morale est ignoré des hommes, les Sociétés subissent les conséquences de leur Résistance à la Loi Naturelle qui leur est propre.

En vénérant le Mal, elles en vénèrent la source, et donnent par cela même, à tous les despotismes et à toutes les tyrannies, l'appui qui leur est nécessaire pour maintenir les peuples dans les voies de l'Erreur.

Tant que les Sociétés humaines honorent la Guerre, la Morale n'a pas de base ; car une Morale

qui honore le Mal, c'est la perversion du Sens Commun , c'est la perversion de la Conscience Humaine.

La Morale est Une : elle ne peut avoir que le Bien pour objet.

La Véritable Morale ne peut exister qu'à l'aide d'un principe éternel, invariable; qu'à l'aide d'une cause commune à tous les hommes, non-seulement accessible à la raison, mais dont le but soit sensible, palpable, et incontestable pour tous.

Ce principe et cette cause de la morale doivent assigner un but à tous les faits, et permettre d'apprécier les actions humaines de manière à les justifier ou à les condamner.

Si ce principe n'existait pas, le Bien et le Mal ne seraient que chimères ; •

Les plus mâles vertus seraient à l'égal des plus grands forfaits :

La Tyrannie vaudrait la Liberté ; Le Despotisme serait aussi légitime que la Volonté du Peuple ;

La Liberté n'aurait pas plus de raison d'être que la Servitude ; La Force serait aussi légitime que la Raison ; La Paix, l'Union, et la Fraternité entre les peuples, ne seraient pas plus justes que le Carnage et la Guerre fomentés par l'ambition des despotes ;

Le Législateur serait, pour toujours, condamné à onder la Loi Humaine sur l'Arbitraire ;

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