H 0 = | 2—0—C—CH
©) 22 —0H>H-0—R ue
Cette double solvatation qui obéit à la règle de Highfield s’oppose cependant à la théorie proposée par Esselen (76) qui admet que les fonctions alcooliques sont d’abord attirées par les chaînes cellulosiques, la peptisation étant obtenue par «dissolution », dans les molécules de carbure chloré, des radicaux hydrocarbonés qui hérissent les molécules celulosiques.
Il semble au contraire que la combinaison d’addition qui se développe entre le carbure chloré et l’acétylcellulose communique à ce composé des propriétés solvoplastiques très accentuées grâce à la présence d’une couche de solvatation fortement électronégative du type :
— cé ai (—). Lorsque les oxhydriles non saturés, qui sont à l’origine
des forces de valence résiduaires intermacromoléculaires, entrent à leur tour en réaction avec les groupes OH d’une fonction alcoolique, la désassociation des chaînes cellulosiques est très facilitée et se produit pour un taux de solvatation qui peut être très faible suivant le degré de gonflement initial.
En réalité, la composition du mélange carbure-alcool qui conduit, non plus au seuil de coacervation ou de dispersion, mais au pouvoir solvant maximum, est une fonction encore plus compliquée des interactions qui peuvent se réaliser entre les dipoles respectifs. Le mélange qui donne le minimum de viscosité pour l’acétylcellulose (Barthélemy (77)) ou le maximum de pression osmotique (Dobry (78)) est réalisé à raison d’une molécule d’alcool pour deux molécules de gélatinisant chloré environ. Dans le cas d’un acétate de cellulose secondaire, ce mélange correspond approximativement à la solvatation mixte
des groupements acétiques par le carbure chloré et des oxhydriles cellulosiques par l'alcool. Le pouvoir solvant défini par les indices de dilution (Mardles (79)) exige au contraire une proportion équimoléculaire d’alcool et de gélatinisant.