ÉTUDE DES SOLVATATIONS PAR LA SPECTROGRAPHIE DANS L’INFRA-ROUGE
Lorsque les réactions d’addition sont d’origine polaire, on peut espérer les mettre en évidence d’après les changements de fréquence des vibrations respectives des groupes polaires réactifs. Les énergies de cohésion étant toujours inférieures à celles des lésions principales, les déplacements des bandes d’absorption doivent, a priort, être peu accentués, ce qui nécessite l’emploi du spectrographe très dispersif. La méthode consiste donc à enregistrer les spectres des corps purs susceptibles de s'associer afin de les comparer aux spectres de différents mélanges de ces mêmes composés. Suivant un tel procédé, de nombreux auteurs ont poursuivi l’étude des coordinations du type hydrogène.
Nous avons tenté son application à quelques réactions de solvatation des polymères cellulosiques en remarquant qu’un problème identique se pose aussi bien pour les réactions d’addition des polymères cellulosiques en présence de solvants que pour des mélanges de composés non polymérisés doués de polarités respectives semblables. Nous avons pu à nouveau utiliser le spectrographe mis au point par M. Lecomte, Mlle Vergnoux et M. Lenormant. Cet appareil possède, dans la région de 6y, un pouvoir de résolution, suffisant pour apprécier des changements de longueurs d'ondes de 0,005 a. La région spectrale comprise entre 2,3 et 8 y est directement enregistrée sur papier photo-sensible suivant un développement de 30 cm. environ, les bandes intenses étant pointées à 1/2 mm. près (soit Af — 2 cm‘) par rapport à la fréquence antisymétrique de l’anhydride carbonique à 2 342 em.