C. — Mesures EN RELATION AVEC LES PHÉNOMÈNES DE POLARISATION
Dans un grand nombre d'exemples expérimentaux on peut constater que des groupements atomiques «ou groupes polaires » sont responsables des interactions entre les molécules en présence. Ces groupes polaires sont doués d’un certainmoment que l’on peut en général déterminer par des mesures de constantes diélectriques. Certains auteurs (Moll (43), Sakurada et Lee (44), Takei et Erbring (45)) ont tenté de rattacher directement les actions de gonflements produits par des solvants des dérivés cellulosiques aux constantes diélectriques des milieux, mais la complexité des phénomènes ne permet pas de dégager de relation parfaitement définie.
Si l’on admet, par contre, que les polarités portées par le haut polymère sont sensibles aux actions de solvatation, cette atténuation affectera d’une manière profonde certaines propriétés en relation avec les
possibilités de réassociation du haut polymère sous l’action des forces intermacromoléculaires. À ces propriétés se rattachent les modifications des qualités mé aniques du haut polymère solvaté ou les valeurs des viscosités de ses solutions dans des milieux de dispersion convenables.
Les constantes dynamométriques du haut polymère à l’état fibreux ou pelliculaire sont diminuées progressivement par fixation directe d’un composé d'absorption (Reinhardt et Kline (46), Bleitzinger et Aïken (47), Delmonte (48), Mathieu (4g)) ou après plastification, le plastifiant restant incorporé entre les macromolécules préalablement dispersées. Suivant ce point de vue, de nombreux auteurs relient les caractéristiques mécaniques des films ou des masses cellulosiques aux interactions temporaires de la part d’un solvant ou aux changements des propriétés polaires du haut polymère plastifié (Clément et Rivière (50), Mac Nally et Sheppard (51), Heymans et Galingaert (52), Ishii (53), Renard (54), Ivanowa (55), Ott (56), Jones (57), Gloor (58), Fordyce (59), etc.).
Enfin, les travaux de Mardles (60) ont ouvert la voie à d’innombrables études qui révèlent un rapport évident entre les viscosités des solutions cellulosiques et les affinités des solvants ou des mélanges solvants pour les groupes polaires des dérivés envisagés. Quelques auteurs s'efforcent même d'attribuer directement certaines anomalies de viscosité, non pas à une simple conséquence d’une interaction entre les molécules polydispersées mais à une augmentation de l’encombrement stérique de la molécule du haut polymère recouvert d’une couche de solvatation (Steurer (61), Takei (62), Drinberg (63)). Cette hypothèse a d’ailleurs été contestée (Dobry (64), Duclaux (65)).