‹ Sommaire de la doctrine catholique en tableaux synoptiquesChapitre 113 sur 152 · L.\ PENITENCE · texte numérisé non relu

L.\ PENITENCE

■>irréreii<N

ucle«i

«le lu

Peniteuce

La

contrition

' Avec humilité : nous ne la méritons pas.

Avec confiance : nous sommes assurés par Dieu lui-même qu'il ne nous la refusera pas. Il est, dit S. Augustin, plus empressé à nous accorder le pardon que nous à le lui demander, qui allions à lui. lAvec ■persévérance, lar~ — 11 faut donc, J '>nes et gémissements : nous n'avons aucun droit à l'attendre ; ce seront nos sentiments qui toucheront le cœur de Dieu.

Elle est nécessaire parce que la contrition est un don de Dieu et que Dieu veut qu'on la lui demande.

Il est l'offensé il est hien juste que ce soit nous

et par l'intercession de la sainte I Vierge, la demander

2° L'aumône qui sert à expier nos sensualités, nos vanités, nos superfluités et qui par les grâces particulières qu'elle nous obtient, efface les péchés, dit l'Ecriture sainte, et fait trouver la miséricorde et la vie éternelle {Toh. xu, 9).

Une désobéissance réfléchie à une loi formelle et connue.

\U7i outrage au législateur dont on brave l'autorité.

\Un mépris de celui qui défend et qui menace de punir.

Un rien, un moment de jouissance, d'orgueil, de vengeance qui a passé et a laissé la honte et la certitude de la punition.

3" La

[ Le

réflexion qui doit surtout

Vpéché ) en lui-

se porter sur le 2^éché

fmème , est

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

Moyens

d'acquérir

la contrition

rc flexion

qui doit

surtout

se porter sur le péché

Une

insulte

à toutes ses

perfections.

[ A sa grandeur que ie péchc

\ dédaif^ne.

]a sa

Une I marra

(Il

sa justice que le péché mé- ] prise.

j S. %di pureté que le péché souille.

' Asa6on2!c'quelepéché dédaigne.

Un Bienfaiteur qui m'a comblé de

biens.

Un Maître qui m'a déjà pardonné tant et tant de fois, t'iuide \ ^^ ^l't'f'i qui me recherche qui moffro «.,.„.(,1 son amitié et qui m'a déjà rendu si ^ I heureux.

I Un Père qui m'aime de l'amour lo \ plus tendre et le plus dévoué.

Sous les regajds de Dieu à qui rien n'échappe Tdans l'instant où il peut me frapper, où il est excité ne I par sa justice à me frapper. folie 1 Avec les dons qu'il m'a faits : les puisque I facultés de mon âme, les memle péché \ bres de mon corps... Tout cela a été 1 je le tiens de lui.

commis | Avec la connaissance de la gravité du mal que je faisais.

Avec la certitude que ce mal sera

nécessairement puni.

L'esclave du démon qui est devenu son maître et lui fait commettre les actions les plus révoltantes.

Un objet d'horreur pour Dieu, pour les Anges, pour lui-même.

L'amitié de Dieu.

La protection de la S" Vierge.

Ses droits au ciel.

Tous les mérites qu'il avait acquis pendant de longues années de vertus, de pénitence, de dévouement.

11 lui donne une vie de honte et de remords, 11 lui réserve l'enfer.

11 l'a rendu

Il lui a

fait perdre

LA PENITENCE

TI

Différents

actcM

de la

l'énKence

La contrition

Moyens

d'acquérir

la contrition.

réflexion

qui

'doit surtout

se

porter

\ sur le péché

Une insidte cruelle après tout ce qu'il a fait pour l'ûme qui 1 oilense et ce qu'il fait encore tous les jours.

Le mépris des sacrements qu'il a établis.

[Le renouvellementdes injures et des outrages qu'il a subis pendant sa passion. — Il y a dans le péché, la trahison de Judas, le reniement de S. Pierre, l'abandon des apôtres, les moqueries d'Hérode. — Il y a le crucifiement ; et comme nous l'avons dit en parlant de la mauvaise communion, il y a quelque chose déplus révoliant quelquefois, parce qu'il y a, chez l'âme rachetée, plus d'abus de grâces.

Le péché Du scandale donné.

par ( Des âmes perverties qui, à

rapport 1 leur tour, en perverti-

à l Eglise 1 ront d'autres.

est \De la joie des impies qui

un tort i l'insultent, irréparable , [De l'abandon dans lequel

à cause V on la laisse.

Le péché/ Des maux qui l'accablent, dans lues révolutions qui la boula I leversent.

société I De l'inquiétude qui la tourest cause' mente.

Le péché dan

I Du manque de paix.

l De l'aflaiblissement de """"""" "* par consé-

l'amour et

la famille j quent du dévoûment.

est cause ' Du manque de joie.

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

Résultat

final

de la

contrition.

Ce résultat

est la

[conversion.

Nature

de la

conversion

La coi2 vers ion

est,

comme

l'indique

son nom,

un

changement

de vie, un retour vers

qu'on avait

quitté.

C'est donc

La conversion

est pratiquement, la transformation complète du pécheur

Le passage de l'état de péché à l'état de grâce — de l'iniquité à la justice, — de la corruption à la pureté, — des œuvres de ténèbres aux œuvres de lumière. — C'est l'abandon du péché, de l'affection au péché, des occasions prochaines du péché.

[ Le passage de l'état de tiédeur à la ferveur, — de la dissipation au recueillement, — d'une vie toute naturelle à une vie surnaturelle.

Ne pensant plus, ne voulant plus comme veut et pense le inonde qui l'a en- Dans I traîné, ses < Pensant et voulant ce maximes \ que pense et veut V Evangile, sur le pardo-a.suTlaiChasteté, sur le 2cle, sur l'oisiveté.

N'aimant plus avec passion, Dans i ^^^ h\ex\s, les joies, les

tions

amusements de la terre, ^?s { En usant avec réserve ^^'^^-j et utilité.

f Aimant et cherchant les ^ choses de Dieu.

( Redevenant fidèle à Dieu,

Dans \ à l'Eglise, aux devoirs

ses < d'état, sans respect

œuvres / humain comme sans

( ostentation.

LA PENITENCE

Résultat

final

de la

contrition.

résultat

est

la

conversion.

Possibilité

de la conversion

Humainement, la conversion est impossible : Si quelqu'un dit que,' sans rinspiration prévenante du S. Esprit et sans son aide, l'homme peut croire, espérer, aimer et se repentir (se conver- Itir) comme il le [faut pour avoir laj

justification — 'qu'il soit anathè-' / me!(G. deTr.)

A cause des penchants mauvais qui entraînent la volonté malgré ses désirs et ses efforts.

cause des occasions extérieures qui ont une puissance irrésistible pour certaines natures.

A cause des habitudes prises quand vient un certain âge.

'A cause de l'attrait qu'offre le péché et des jouissances qu'il procure malgré les funestes conséquences qui en résultent.

Divinement,

la conversion

est possible,

nous ajoutons

est facile

quand

la contrition

a pénétré dans

l'âme

La contrition a brisé le cœur, comme un choc violent brise un verre ; le péché s'est, en quelque sorte, répandu au dehors entraînant tout ce qu'il y avait, dans ce cœur, d'orgueil et de sensualité.

La contrition a introduit dans le cœur l'amour de Dieu qui se manifeste par la fidélité à ses commandements -r- la crainte de l'offenser — le recours fréquent à sa puissance et à sa bonté ; et comme c'est du cœur que part l'impulsion qui fait agir, l'âme qui s'était détournée de Dieu seretourne vers lui : elle se convertit; — et, à l'aide des sacrements, elle persévère dans sa conversion.

MOYENS D OBTENIR LA GRaCE.

La €'onrei«!«ion

Différents

ncte!^

de la

Péuitencc

La confession

Définition et nature de la confession

La confession est une accusation volontaire et secrète — de tous ses jyèchès, — faite à un prêtre apj)rouvé , - pour en avoir l'absolution.

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