L.\ PENITENCE
■>irréreii<N
ucle«i
«le lu
Peniteuce
La
contrition
' Avec humilité : nous ne la méritons pas.
Avec confiance : nous sommes assurés par Dieu lui-même qu'il ne nous la refusera pas. Il est, dit S. Augustin, plus empressé à nous accorder le pardon que nous à le lui demander, qui allions à lui. lAvec ■persévérance, lar~ — 11 faut donc, J '>nes et gémissements : nous n'avons aucun droit à l'attendre ; ce seront nos sentiments qui toucheront le cœur de Dieu.
Elle est nécessaire parce que la contrition est un don de Dieu et que Dieu veut qu'on la lui demande.
Il est l'offensé il est hien juste que ce soit nous
et par l'intercession de la sainte I Vierge, la demander
2° L'aumône qui sert à expier nos sensualités, nos vanités, nos superfluités et qui par les grâces particulières qu'elle nous obtient, efface les péchés, dit l'Ecriture sainte, et fait trouver la miséricorde et la vie éternelle {Toh. xu, 9).
Une désobéissance réfléchie à une loi formelle et connue.
\U7i outrage au législateur dont on brave l'autorité.
\Un mépris de celui qui défend et qui menace de punir.
Un rien, un moment de jouissance, d'orgueil, de vengeance qui a passé et a laissé la honte et la certitude de la punition.
3" La
[ Le
réflexion qui doit surtout
Vpéché ) en lui-
se porter sur le 2^éché
fmème , est
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Moyens
d'acquérir
la contrition
rc flexion
qui doit
surtout
se porter sur le péché
Une
insulte
à toutes ses
perfections.
[ A sa grandeur que ie péchc
\ dédaif^ne.
]a sa
Une I marra
(Il
sa justice que le péché mé- ] prise.
j S. %di pureté que le péché souille.
' Asa6on2!c'quelepéché dédaigne.
Un Bienfaiteur qui m'a comblé de
biens.
Un Maître qui m'a déjà pardonné tant et tant de fois, t'iuide \ ^^ ^l't'f'i qui me recherche qui moffro «.,.„.(,1 son amitié et qui m'a déjà rendu si ^ I heureux.
I Un Père qui m'aime de l'amour lo \ plus tendre et le plus dévoué.
Sous les regajds de Dieu à qui rien n'échappe Tdans l'instant où il peut me frapper, où il est excité ne I par sa justice à me frapper. folie 1 Avec les dons qu'il m'a faits : les puisque I facultés de mon âme, les memle péché \ bres de mon corps... Tout cela a été 1 je le tiens de lui.
commis | Avec la connaissance de la gravité du mal que je faisais.
Avec la certitude que ce mal sera
nécessairement puni.
L'esclave du démon qui est devenu son maître et lui fait commettre les actions les plus révoltantes.
Un objet d'horreur pour Dieu, pour les Anges, pour lui-même.
L'amitié de Dieu.
La protection de la S" Vierge.
Ses droits au ciel.
Tous les mérites qu'il avait acquis pendant de longues années de vertus, de pénitence, de dévouement.
11 lui donne une vie de honte et de remords, 11 lui réserve l'enfer.
11 l'a rendu
Il lui a
fait perdre
LA PENITENCE
TI
Différents
actcM
de la
l'énKence
La contrition
Moyens
d'acquérir
la contrition.
réflexion
qui
'doit surtout
se
porter
\ sur le péché
Une insidte cruelle après tout ce qu'il a fait pour l'ûme qui 1 oilense et ce qu'il fait encore tous les jours.
Le mépris des sacrements qu'il a établis.
[Le renouvellementdes injures et des outrages qu'il a subis pendant sa passion. — Il y a dans le péché, la trahison de Judas, le reniement de S. Pierre, l'abandon des apôtres, les moqueries d'Hérode. — Il y a le crucifiement ; et comme nous l'avons dit en parlant de la mauvaise communion, il y a quelque chose déplus révoliant quelquefois, parce qu'il y a, chez l'âme rachetée, plus d'abus de grâces.
Le péché Du scandale donné.
par ( Des âmes perverties qui, à
rapport 1 leur tour, en perverti-
à l Eglise 1 ront d'autres.
est \De la joie des impies qui
un tort i l'insultent, irréparable , [De l'abandon dans lequel
à cause V on la laisse.
Le péché/ Des maux qui l'accablent, dans lues révolutions qui la boula I leversent.
société I De l'inquiétude qui la tourest cause' mente.
Le péché dan
I Du manque de paix.
l De l'aflaiblissement de """"""" "* par consé-
l'amour et
la famille j quent du dévoûment.
est cause ' Du manque de joie.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Résultat
final
de la
contrition.
Ce résultat
est la
[conversion.
Nature
de la
conversion
La coi2 vers ion
est,
comme
l'indique
son nom,
un
changement
de vie, un retour vers
qu'on avait
quitté.
C'est donc
La conversion
est pratiquement, la transformation complète du pécheur
Le passage de l'état de péché à l'état de grâce — de l'iniquité à la justice, — de la corruption à la pureté, — des œuvres de ténèbres aux œuvres de lumière. — C'est l'abandon du péché, de l'affection au péché, des occasions prochaines du péché.
[ Le passage de l'état de tiédeur à la ferveur, — de la dissipation au recueillement, — d'une vie toute naturelle à une vie surnaturelle.
Ne pensant plus, ne voulant plus comme veut et pense le inonde qui l'a en- Dans I traîné, ses < Pensant et voulant ce maximes \ que pense et veut V Evangile, sur le pardo-a.suTlaiChasteté, sur le 2cle, sur l'oisiveté.
N'aimant plus avec passion, Dans i ^^^ h\ex\s, les joies, les
tions
amusements de la terre, ^?s { En usant avec réserve ^^'^^-j et utilité.
f Aimant et cherchant les ^ choses de Dieu.
( Redevenant fidèle à Dieu,
Dans \ à l'Eglise, aux devoirs
ses < d'état, sans respect
œuvres / humain comme sans
( ostentation.
LA PENITENCE
Résultat
final
de la
contrition.
résultat
est
la
conversion.
Possibilité
de la conversion
Humainement, la conversion est impossible : Si quelqu'un dit que,' sans rinspiration prévenante du S. Esprit et sans son aide, l'homme peut croire, espérer, aimer et se repentir (se conver- Itir) comme il le [faut pour avoir laj
justification — 'qu'il soit anathè-' / me!(G. deTr.)
A cause des penchants mauvais qui entraînent la volonté malgré ses désirs et ses efforts.
cause des occasions extérieures qui ont une puissance irrésistible pour certaines natures.
A cause des habitudes prises quand vient un certain âge.
'A cause de l'attrait qu'offre le péché et des jouissances qu'il procure malgré les funestes conséquences qui en résultent.
Divinement,
la conversion
est possible,
nous ajoutons
est facile
quand
la contrition
a pénétré dans
l'âme
La contrition a brisé le cœur, comme un choc violent brise un verre ; le péché s'est, en quelque sorte, répandu au dehors entraînant tout ce qu'il y avait, dans ce cœur, d'orgueil et de sensualité.
La contrition a introduit dans le cœur l'amour de Dieu qui se manifeste par la fidélité à ses commandements -r- la crainte de l'offenser — le recours fréquent à sa puissance et à sa bonté ; et comme c'est du cœur que part l'impulsion qui fait agir, l'âme qui s'était détournée de Dieu seretourne vers lui : elle se convertit; — et, à l'aide des sacrements, elle persévère dans sa conversion.
MOYENS D OBTENIR LA GRaCE.
La €'onrei«!«ion
Différents
ncte!^
de la
Péuitencc
La confession
Définition et nature de la confession
La confession est une accusation volontaire et secrète — de tous ses jyèchès, — faite à un prêtre apj)rouvé , - pour en avoir l'absolution.