acte
fie lu fénltcuce
La
confession
Son
institution
divine
Preuve de rinsiiiution divine tirée nature de la confession :
Elle exige, dit Pabbé Bougaud, deux choses humainement irréalisables et qui cependant se sont réalisées ;
Des hommes coupables et orgueilleux, des hommes qui n'ont qu'une pensée , qu'un désir , qu'une aspiration : passer pour honnêtes, pour probes, pour chastes; des homimes à qui on dit, sans ménagement, sans habileté, sans tinesse: Vous vous agenouillcre:r aux pieds d'un homme qui ne vaut pas mieux que vous et ce que vous cachet à vos amis les plus intimes, ce dont vous rougisses vous-mêJnes, vous le lui dires à genoux.
Des hommes non pas choisis parmi les plus simples et les plus timides, m.ais tous les hommes sans aucune exception, quels que soient leurs talents, leur âge, leur position sociale : rois, prêtres, j)ontifcs suprêmes...
Des hommes de qui on exige l'aveu humble, sincère, non pas général et peu humiliant qu'ils sont coupables, mais l'aveu de toutes et
• c'.e chacune des fautes mortelles commises — non pas seulement de ces fautes qui pèsent sur l'âme, troublent le sommeil et poussent quelquefois le coupable au pied du magistrat pour avouer son crime, mais même des fautes les plus cachées, les plus secrètes, les plus humiliantes, celles que personne n'a vues et qui resteraient ensevelies dans les profondeurs de la conscience.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Preuve
de
l'institution
divine
de la
confession :
tirée àela. nature
de lo. exige deux choses humainement irréalisables et qui cependant se sont réalisées ;
I Des
\ confesseurs
c'est-à-dire
des
hommes
qui
n'aient plus
un
cœur
ni faible
ni égoïste,
ni pasionné,
mais
un cœur /
ne soit plus
de
la terre
et
montre
des vertus
en quelque
sorte
divines ;
un
cœur
qui possédât i
Que rien ne pût fatiguer : ni les fautes, ni les faiblesses, ni les crimes, ni les vulgarités, ni les mille répétitions des mêmes choses.
/Que rien ne pût arrêter : ni les souffrances, ni les périls, p».î même la mort.
Qui lui fit tout quitter: ses affaires, ses études, ses plaisirs, sa famille et le mît à la disposition de tous.
Qui lui fit aimer le pauvre autant que le riche, — le vieillard autant que Tenfant, — l'âme d'un scélérat autant que l'âme d'un saint.
Qui lui fit abandonner sa patrie pour s'en aller partout où on l'appellerait.
i Qui aimât sans aimer, L'ne pureté ) Qui fut à la fois ard'amour j dent et calme, dé- \ voué et retenu.
Un don de discrétion qui
surpassât tout.
Des lèvres qui ne s'ouvrissent jamais.
Une âme inaccessible a la curiosité, à la vanité, à la peur et qui gardât à tout jamais ce qu'on lui a confié.
Une
universalité
d'amour
Une
force
d'amour
qui lui
donnât
Conclusion : La confession est acceptée, elle est mise en pratique ; donc elle est divine.
LA PENITENCE
Les Pères de l'EjUse, instruisant les tidèles, auraient affirmé queles/)?-c^rc'.s seuls peuvent absoudre le pécheur de ses fautes. — Ils auraient expliqué la manière de se confesser. — Ils auraient ^Conclusion excité les fidèles à des confessions fré- Supposons quentes, franches, leur disant que que la celui qui cache ses fautes ou s'en accuse
confession sans repentir ne sera pas pardonné et telle qu'elle au dernier jour verra ses turpitudes se pratique dévoilées. — Or, c'est là ce que nous actuellement trouvons dans les écrits des Pères, [dans l'Eglise Les C'o/^c^7es, assemblés pour remédier catholique aux maux de l'Eglise et ranimer la foi , soit auraient tracé des règles aux confes-
réellement seurs pour leur venir en aide, surtout instituée dans les pénitences à imposer. — Aux par époques de ferveur, ils auraient tracé
/Jésus-Christ des règles pour modérer les austérités — comme / et veiller à ce que la confession publicela est — \ que ne dégénérât pas en scandale et voici les i l'auraient même défendue ; aux épofaits qui se ques de relâchement, ils auraient tracé seraient I des règles fixant avec précision les produits I époques où on devait au moins se dans le cours confesser et les punitions données à des siècles ceux qui ne se confessaient pas. — Or, depuis cette c'est là ce que nous trouvons dans les institution, règles ou canons des conciles, et que nous L'histoire de l'Eglise aurait enregistré trouverions le nom des confesseurs qui auraient mentionnés prêté le secours de leur ministère aux dans les rois et aux princes — le nom des sectes pages de qui se seraient insurgées contre la conl'histoire : fession ou auraient essayé de la dénaturer ; nous lirions leurs erreurs et leur condamnation. — Or c'est là ce que nous trouvons dans Thistoire : la confession y est toujours exposée, expliquée,défendue, comme un fait existant.
La
confession
Son
institution
divine
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Nécessité de la confession
ç. Puisque J.-C. l'a instituée, il
,,. \\ .■ l veut donc qu'on la mette en 1 institution pratique ; sans cela, il aurait
Nécessité
de la conf ei'eion .
La
nécessaire
en
général
tous
ceux qui,
après
le Baptême,
ont
commis
quelque
péché
mortel ,
s'ils
sont
capables
de la faire
même de la
pratique
fait un acte inutile.
, • \ Puisqu'il l'a instituée, nous de-
par
\ Jésus-Christ
I »ons la mettre en pratique ; [ autrement ce serait faire in- ^ jure à sa bonté.
Sur le but Elle a été instituée comme moyen de i et seul moyen quand elle est posrinstitu-) sible, d'obtenir le pardon des pétion de la i chés. Il faut donc la mettre en confession pratique si on veut ce pardon. Est de droit divin, imposée par J.-C. en établissant le sacrement de pénitence, comme nous l'avons dit.
Est de droit ecclésiastique, imposée par le Concile de Latran qui a fixé à une fois au moins par an la confession établie par J.-C. et cela sous des peines graves.
L'âge communément requis pour se confesser est sept ans.
Celui qui n'a aucun péché n'est pas tenu de se confesser de droit divin; il est généralement reçu qu'il doit au moins se présenter au confes'sionnal pour obéira la ,loi, pour donner bon exemple et pour recevoir permission de faire la sainte communion.
5: S y La confession annuelle se fait ordinairement 5^ \ à l'époque où on doit faire ses Pâques. Cet D E usage n'est pas cependant obligatoire.
On peut se confesser à tout prêtre délégué. On ne satisfait pas au préceptedé la confession annuelle par une confession volontairement nulle ou sacrilège.
Celui qui ne s'est pas confessé depuis plus d'unandoitle faire leplus tôtpossiblc pour réparer son omission ne f ut ell e pas coupable.
LA PENITENCr.
Qualités de la confession.
La confession, afin que ^ Les unes nécessaile sacrement de Pénitence produise dans les ànjos tous les effets pour lesquels J.-C. l'a inslitui'-e doit avoir plusieurs qualités :
L'humilité La simplicité La prudence
DirrérentM actes de la
Pcnilence
La confession
Qualités
confession
lî
Nécessité de cette
humilité.
Elle est fondée
res pour recevoir ' ces effets dans tou-' te leur plénitude: ' Un autre nécessaire pour que la confession ne soit pas nulle ou même sacrilège : L'intégrité.
Sur l'état de celui qui se confesse :
c'est un coupable ; et l'humilité c'est-à-dire la confusion pour les fautes qui l'ont rendu désobéissant, ingrat et qui l'ont dégradé convient au coupable.
Sur l'acte que vient faire celui qui se confesse : reconnaître ses fautes devant Dieu et lui demander pardon; or l'humilité convient à celui qui implore la pitié.
Dans le cœur — Si elle n'était paslàj tout ce que dirait ou ferait le pénitent ne serait qu'hypocrisie. -Q.'e.?>i\e zœwr contrit et humilié que Dieu regarde, écoute et reçoit. , Rien de fastueux dans la mise.
Rien qui indique proprement la dignité dont on serait revêtu :
le soldat quitte son épée, le pontife même les insignes de sa charge.
C'est à genoux qu'on doit s'accuser.
C'est la tête et les yeux baissés. Ce sont les mains jointes.
C'est une prière qu'on récite et qui nous fait frapper la poitrine.
Z)a/?s, Qui avant chaque péché dit: Je
le \ m'accuse, lan- i Qui ne s'excuse pas, qui répond avec gage \ sincérité, qui écoute avec docilité.
Dans le i
corps qui j
ne doit \
'^^ Ci j
garder /
Dans
le
maintien
MOYENS DOBTENIU LA GRACE
Seconde
qualité de la
confession.
La
simplicité .
Elle
consiste en
général à dire
péchés
tels
qu'on les
connaît
après
un
sérieux
examen
Sans rien déguise)'
Sans
rien
augmen
ter
, Donnant pour certain ce qui est certain, pour I douteux ce qui est douteux; n'ayant qu'un but; exposer l'état de son âine et la montrer à son confesseur comme on montrerait U7i livre; la lui exposer comme si on lisait. Même dans la pensée qu'il vaut mieux dire plus que moins. — Cette pensée peut être excusée par la bonne foi, mais accuser sciemment et volontairement un péché mortel qu'on n'a pas commis serait une faute grave.
Soit en rejetant la faute sur d'autres personnes. Soit en exposant à son avantage les choses douteuses.
Soit en passant rapidement sur des actions criminelles et insistant sur des minuties.
Soit en multipliant l'énoncé des causes qui ont conduit au péché.
Soit en exagérant les difficultés qui se rencontrent pour la fuite des occasions ou pour la réparation des torts.
Par des détails inutiles et de.:i explications qui ne servent qu'à prolonger la confession.
Par des répétitions fastidieuses qui fatiguent le pénitent et le confesseur sans donner plus de paix ni plus de lumières.
Par des choses même bonnes maisquin'ont qu'un rapport éloigné avec le péché qu'on accuse : 7'ècit des peines et des souffrances, conseils à demander. — Il faut garder ces choses pour les dire après la confession ou l'absolution. Sans même Si c'est par un simple sentiment de diviser sa [ crainte peu raisonnée, il n'y a pas de faute, mais c'est peu surnaturel et peut être nuisible à l'âme Si c'est par un sentiment as vanité il peut y avoir faute vénielle.
Si c'est pour avoir plus facilement l'absolution et qu'on évite de dire l'habitude de son péché, il peut y avoir faute grave et confession nulle et sacrilège
confession, disant ses
péchés
mortels
à l'un et ses péchés j
véniels à un autre
LA PENITENCE
PB
A se servir dans l'accusation de ses péchés, de paroles, simples sans doute, claires, faisant connaître le péché tel qu'il est, mais toujours bien convenables et toujours honnêtes, n'oubliant pas que c'est devant Dieu qu'on les prononce.
A ne jamais parler des péchés des autres qui n'ont aucun rapport avec nos propres péchés.
Pour faire connaître l'espèce de péché dans lequel on est tombé — le péché peut être différent selon la personne avec qui on l'a commis, et encore ne faut-il désigner son complice que d'une manière générale autant que possible.
|Pour faire connaître le danger dans lequel on se trouve et qui peut être différent selon qu'on vit habituellement ou qu'on ne vit pas avec un complice.
iiv'
ne faire connaître les péchés des autres qu'autant que cela est nécessaire pour bien confesser nos péchés à nous — ce qui peut avoir lieu ;
A aller s'adre ser, si on le peut, à un confesseur à qui le , complice soit tout à fait inconnu.
Quatrième qualité dej
la confession :
L'intégrité condition'
essentielle, sans
laquelle, la confession,
si ce manque
d'intégrité est gravement coupable,
devient nulle et sacrilège
'intégrité dans la confession consiste dans l'accusation de tous les péchés mortels dont on se souvient après un examen sufiBsant.
~.\L'intég7'ité dans la confession demande que tous les péchés mortels commis depuis la dernière absolution soient confessés au même prêtre; mais ils peuvent l'être en plusieurs fois, pourvu qu'on ne reçoive l'absolution que la dernière fois.
■ Confession intègre a le même sens que confession entière.
MOYENS DOBTENIR LA GRACE
Hr. j Si quelqu'un dit que dans le sacrement de. 2. j I Pénitence il n'est pas nécessaire de droit
Quatrième qualité
confession.
l'intégrité.
\ Nécessité de
cette intégrité
Le manque d'intégrité,
s'il est
volontaire
et
'porte même
sur
un seul
péché
mortel,
rend
la confession
divin pour la rémission des péchés, de confesser tous les péchés mortels dont on se souvient après y avoir bien et sérieusement pensé, même les péchés secrets contre les deux derniers préceptes du décalogue et aussi les circonstances qui changent l'espèce du péché, — qu'il soit anathème ! (Gonc.de Tr. Ses. xiv,c. 7) L'absolution donnant la grâce sanctifiante
Nulle empêchant
l'etiet
de
l'absolution
et l'amour de Dieu une même âme ne peut avoir la grâce et ne pas l'avoir , aimer Dieu et le haïr.
Co: Le sacrilège est la profanation ^ l d'une chose sainte ; or c'est ;;• I profaner nn sacrement que ^i le rendre volontairement *§ ' nul.
Quant aux péchés véniels pour lesquels nous ne sommes pas exclus de la grâce de Dieu, quoiqu'il soit bon et utile de les confesser, on Pour l 5 / peut sans se rendre coupable ne pas la j g' 1 les déclarer et ils peuvent être exrémission I i I pies par plusieurs autres remèdes des < g! tels que les sacramentaux (Conc. péchés \ 2" \ de Tr. Ses. xiv, c. 5). véniels , J Un péché peut bien être mor-
'inlé=;ri'é| l 2!e^ quoiqu'il ne semble que
Est l véniel.
très I Certains péchés véniels conduiconseillée \ sent, si on n'en arrête pas parcequei l'habitude par la confession, [ à commettre des péchés mortels.
LA PKXITENCE.
II
Dirrérents actes de la
Pénitence
La
confession
Qualités
de la confession
,D'un doute positif \ fondé sur des raisons qui paraissent être d'une égale force de part et d'autre — et ce doute peut! porter : |
Sur l'existence d'un péché : si on l'a commis ou non.
iSur la nature d'un péché certainement commis : s'il est mortel ou véniel.
Sur l'accusation des péchés commis : si elle a été faite ou non.
' Non d'une vaine appréhension qu'il nous ^ faut mépriser.
1° Pour les consciences ordinaires : il faut confesser le péché tel qu'on le voit, en exprimant son doute au confesseur. — On ne doit pas s'exposer à ne pas accuser un péché qui peut être mortel et dont on peut être coupable.
Manière \l" Pour les consciences scrupud'agir j leuses ou délicates qui vivent dans / dans la crainte du péché, comme le \ il est très probable qu'elles n'ont doute 1 pas donné un consentement au moins complet au péché, il faut présumer qu'elles ne sont pas coupables.
3° Si après avoir confessé un péché comme douteux, on acquiert la certitude au'il est positif, on doit probablement l'accuser de nouveau comme certain.
iMOYENS D OBTENIR LA GRACE.
si
Jt
fÇ
OQ
Oj
CD
rV
i Quand ils sont opposés à des vertus diffùrentcs, — comme le désespoir opposé à l'espérance ; la haine opposée à la charité.
Quand ils sont opposés à des obligations différentes d'une même vertu, — comme le vol et Vhoinicide opposés tous deux à la justice mais d'une manière différente ; l'un s'attaquant aux biens l'autre à la vie. Quand ils sont opposés à une même vertu mais en sens contraire, — comme le désespoir et la présomption opposés l'un et l'autre à l'espérance.
Quand ils sont opposés à une même vertu d'une maniérée différente mais non contraire, — comme le vol et la rapine opposés à la justice.
Quand ils diffèrent par l'espèce.
Quand il y a plusieurs actes extérieurs, chacun séparé et complet.
Quand, dans le même acte, il y a plusieurs droits lésés.
Quand il y a interruption formelle dans la volonté, puis, reprise du désir coupable.
— Les péchés qui se consomment dans l'âme se multiplient plus facilement que ceux qui se consomment par une action extérieure parce qu'ils n'ont pas d'objets qui les fasse moralement persévérer ; ils cessent par la plus légère interruption et se renouvellent par une nouvelle attention.
Aussi est-il diiricile de préciser le nombre des actes intérieurs; il suffît de déclarer le temps qu'on a passé avec des péchés intérieurs.
en
Si-'
CD 72
La déclaration
du nombre
des péchés
exccct
si on le sait à peu près
si on
rt>
ne le sait qu'à peu près.
Les péchés sont distincts
numérique-
\ ment :
LA TEKITENCS.
Différents ucics (le lu
Pénitence
La
conf3ssiori
Qualités
de la
confession
Quatrième
qualité
de la
cor.iession ;
C'tntéyritè.
Explication
de cette
intégrité.
Elle
comprend
La
déclaratiorj
des
ctrconstan
ceb du
péché
La circonstance est, en général, un accident qui accompagne le péché.
Change l'espèce du péché toutes les fois qu'elle ajoute une malice nouvelle et, par là,, forme un nouveau péché. — Voler est un pécné, la circonstance de voter dans une église ou uij objet sacré La 1 ajoute à ce vot un sacricir- I lèçje.
cons-\ Par le. quantt-
tance \ i té, voler un
franc ou dix francs.
Par la durée.
Par le motif qui fait pécher : ignorance, rnalice.
Par L'habitude.
Aggrave ou augmente la malice du péché sans en changer l'espèce.
La
circonstance peut aggravei le poché
Notablement quand, pal elle-même, elle sutiil pour rendre mortel ul péché qui de sa nature n'était que uénze/ou pour rendre tm seul péché mortel éq ui valent à plusieurs.
\ Légèrement quand, par elle-même^ elle n'ajoute au péché qu'une légère malice.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Quatrième
qualité
de la
ir: / confession :
tr'/ l'intégrité ^\
2 1 L'mtégnté E' comprend.
3° La déclaration
des circonstances du fléché
Le
sujet
-,1 Licit r\ fin s 'Simï
La personne qui agit : son état, — son âge, — sa condition; — selon les personnes, il y a des choses permises ou défendues ou prescrites; il peut y / avoir un nouveau péché ou péché [ plus grave.
La chose, matière du péché : sa valeur, ^i ses qualités : profane ou sacrée.
|- La personne contre laquelle on a péché, 1^ I — ce qu'elle est en elle-même par rapport au coupable.
Le ( S'il est profane ou sacré.
lieu I S'il est public ou privé, du I S'il y a eu des témoins, — leur nom- I crime' bre, leur qualité.
Licite ou illicite, bon pour arriver à urfe mauvaise, pie ou superstitieux.
.^ 1 Facile ou exigeant violence ou brisement 2 / de clôture.
^ ' S'il y a des complices ou s'il n'y en a pas. Le r?xo^«/"i Légèreté, étourderie, passion, ou '.Malice : haine, jalousie, la fin \ Utile à soi, aux autres, y I De plein gré ou par force et par con- ^^ ' t^-amte.
Librement et de sang froid ou emporté par la passion, i Quant à la durée plus ou moins longue. Quant à Vépoque particulière : jour de ' jeûne pendant lequel on s'enivre.
Toujours, les circonstances qui changent l'espèce du péché et qui en augmentent le nombre; ce sont autant de péchés distincts. Souvent, les circonstances qui augmentent la malice du péché, surtout celles qui l'augmentent notablement. — Le pénitent est toujours obligé de répondre selon la vérité au confesseur qui l'interroge sur ses péchés. On doit confesser les circonstances qui à'un péché véniel en font un mortel.
manière
LA PENITENCE
Dirrérenta / actes de la Pénitence
La
confession
Qualités
de la
confession \
Quatrième
qualité
de la
confession
t'intégrilé
Causes
du
manque d'intégrité]
honte
de
[déclarer
Cette
honte
est
pénible
à surmonter, mais
I Elle est un remède au péché, faisant vivement sentir tout ce qu'il y a de bas, et de dégradant — Elle est un préservatif pour de nouveaux péchés. — Elle forme une partie de la pénitence et quand elle est généreusement surmontée elle attire, par l'humilité qu'elle fait naître, des grâces de force et de lumière.
Elle est passagère, elle dure un moment et quand elle est surmontée la paix, la joie, le repos régnent dans l'âme.
On n'est pas tenu de dire ses péchés dans tous leurs détails humiliants, mais seulement dans ce qui les fait connaître au prêtre qui fiar son expérience et par sa science saisit rapidement la gravité de la faute.
On du ses péchés àun homme tenu au secret le plus in- J tii-n \ violable comme nous le di- \ nne dans I rons. — qui connaît toutes les faiblesses humaines — qui sait compatir aux misères, à qui Dieu a fait le cœur grand et large et qui admirera dans le pécheur la franchise de son aveu, marque d'une âme énergique et fortement résolue de devenir bonne et parfaite.
£m I Soniei)?!nM.S du
Elle est
plus
dans
l'imagina-
tii'U
que dans
la réalité
puisque
Elle remrdace la honte bien plus accablante qui au jugement dernier tombera sur le pécheur qui aura caché ses péchés.
confession, ses [ péchés
dernier ijour , ses péchés
pretie seul sont excusés \ par le prêtre , / sont oubliée \ par le prêtre.
Seront connus de tous, surtout de ses parents, de ses amis.
Seront proclamés.à la face du monde.
Seront éiei'uellement publics par les dtmous.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Quatrième
qualité
de la
confession :
l'intcy?'ité.
Causes
tlu manque
d'i'iitétji'Uè
I Que vous avez du courage pour I avouer avec tant de sincérité Que i une faute honteuse.
fcnseroA-ilXf^uQ vous avez une volonté forte de moi 1 de revenir à Dieu.
quand l Que Dieu vous aime bien puisse j qu'il vous donne la grâce de m'accuse- I faire un pénible aveu ; — et il rai f I remerciera le bon Dieu et il \ sera pour vous plein d'une af- ^ fectueuse miséricorde.
Des reproches ? Non : il sait bien, comme le dit S. Augustin, qu'il n'est pas de péchés commis par un homme qu'un autre homme ne puisse commettre si Dieu ne le soutient. — Il sait bien que lui qui vous écoute aurait succombé comme vous si Dieu ne l'avait retenu.
\Ûes encouragements pour vous maintenir dans la paix que vous avez recouvrée par votre aveu.
Ues conseils pour vous guider.
Des -paroles affectueuses pour vous témoigner su joie de votre retour.
Que va-t-il
me dire "?
surtout si c'est
un pècliè
dans lequel
je suis
retornbè
souvent
Que
pensera-i-il
de moi
après
quand il me
reverra ?
Rien ! Par l'etlet d'une grâce spéciale qui ne manque jamais il aura tout oublié. — Qui vous empêche après tout de vous confesser à un prêtre qui iie vous connaît pas?
LA PENITENCE
Quatrième
qualité
confession :
l'intégrité
Causes du
manque
d'intégrité
(Cette crainte porte à cacher des péchés en confession parce que, voulant faire la sainte communion un jour de fête où des parents et des amis communient — un jour fixé d'avance par une association dont on fait partie, on serait remarqué et soupçonné si on ne communiait pas, et on redoute, à cause des péchés graves qu'on a commis, d'être ajourné par le confesseur. — Crainte peu fondée s'il y a regret sincère dans l'âme et résolution sérieuse de se corriger. — Allez au confesseur, exposez lui vos craintes, montrez lui votre volonté d'être à Dieu et Dieu ne permettra pas qu'il vous renvoie. — On peut dire, en général, que nous ne sommes pas assez surnaturels en confession.
S'il en est ainsi pourquoi vous confesser ?
— se confesser avec cette résolution
C'e^t faire un acte
d'hypocrisie.
, C'est faire un sacrilège et ajouter un nouveau péché aux péchés qui souillent l'âme.
C'est faire un acte d'une indigne lâcheté.
L'affection
au péché
qu'on ne
veut pas
sincèrement
abandonner \ S'il en est ainsi et que vous nesen- OLi I tiez pas en vous le courage de
qu'on ne j renoncer au péché, attendez et veut pas J prie^ ; demandez ce courage à réparer | Dieu par l'intercession de la très sainte Vierge — 11 y au ciel des saints qui ont subi cette hésitation, ils ont prié avec humilité, avec désir sincère d'être exaucés et Dieu leur a envové la force.
MOYENS d'obtenir LA GRACE.
1 ^1 Un viuet qui ne peut se faire comprendre ^ I même par un signe.
Un sow'âqm ne peut rien entendre, — il doit écrire s'il sait le faire.
Quatrième
qualité
de la
confession :
l'intégrité.
Causes
qui
excusent
le manque
d'intégrité
Un étranger dans un pays dont il ne connaît pas la langue. — 11 n'est pas obligé de se servir d'm^erj5rè<!c; mais àla mort, on doit l'engager à avouer au moins des fautes vénielles pour servir de matière au sacrement.
Par infirmité extrême : un malade qui perd connaissance pendant sa confession.
Les soldats, la veille d'une
bataille.
Les naufragés, au moment de
penr. Les victimes d'un accident subit qui va causer la mort, — alors la confession est supprimée et l'absolution est générale: Ego vos absolvo.
Un enfant pendant la messe de la
première communion.
Un clerc pendant son ordination.
Par
manque de temps mais non
par affliience
de personnes
I Par I crainte de diffamation
Par danger de révélation du secret de la confession. — Le danger de faire connaître un complice n'exempte pas de l'intégrité, si on ne peut, sans inconvénient, aller se confesser ailleurs.
!Un pestiféré qui craint de communiquer son mal.
Un malade qui aggraverait certainement son mal en se confessant.
Une peine ou une difïîculté inhérente à la confession : la crainte, la honte par exemple, n'exempte jamais de l'intégrité, la confession est toujours ^^«zzt/c de sa nature.
LA PENITENCE
TI
DifréreoUi
actes de la |
Pénitence
La
confession.
Qualités
de la
confession
Quatrième
qualité
de la
confession.
l'intégrité.
Causes
qui
excusent
le
manque
d'intégrité
Cet oubli doit être tout-à-fait involontaire, non Teffet d'un manque d'examen ou de légèreté dans cet examen. — Dans ce cas, les péchés oubliés sont remis en même temps que les péchés accusés •: on a tout dit quand on a voulu tout dire et la contrition s'étendant sur tous les péchés commis, tous sont remis.
Les péchés, dit le Concile de Trente dont, malgré un sérieux examen, on ne se souvient pas, sont compris dans l'ensemble de la confession. (Ses. XIV, c. 5).
', Cet oubline dispense pas de Vaveu si plus tard on se souvient des péchés oubliés. Tout péché dont un a la connaissance doit, pour être pardonné être soumis au jugement du prêtre. — Mais il n'y a pas obligation d'aller se confesser exprés pour accuser les péchés oubliés ; il suffit de le faire dans la confession prochaine à moins qu'on ne craignit de les oublier. — Si on devait faire la sainte communion et qu'on put se confesser avant, il faudrait le faire; ce serait au moins bien convenable.
Note sur \emensonge\
dans la confession elle-même.
Mentir en confession
Quand le menconge rend le sacrement nul; s'il tombe par exemple sur un;x'c/i é mortel qu'on nie avoir fait ou sur un péché véniel quand il n'y a pas d'au- , tre matière.
Est péché véniel hors ce cas
MOYENS D OBTENIR LA GRACK
Différentes sortes de confession
Différentes sortes de confession
La
peut
être considérée
Bonne : quand elle est faite avec toutes les conditions dont nous avons parlé soit de la part du ministre soit de la part du sujet.
G S'il est privé de juridiction.
(S'il n'a entendu aucun des péchés du pénitent.
S'il a oublié de donner l'absolution.
. — Cette nullité ne venant 5 1 pas du pénitent, s'il ne la ^1 connaît pas et ne peut la 5| réparer, Dieu lui donnera la -^ 1 contrition suffisante pour 2 \ expier ses fautes.
/ Si par hypocrisie, par hon-
— I te ou par malice, il cache
= I un péché mcrlel ou qu'il
g. I croit mortel.
f> j Si par négligence coupable
=- I dansson examen il aomis
^ \ une faute grave ou une