JU
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Cette garantie est toute surnaturelle ; elle n'en est que plus forte et plus rassurante.
Cette garantie repose sur la divinité elle-même de la confession. Dieu l'ayant établie et la confession ne pouvant, sans de graves difficultés, être acceptée par les hommes si elle n'était pas secrète, Dieu se devait à lui-même la conservation de ce secret. Aussi ne peut-on trouver, dans tous les siècles, un seul prêtre coupable de la violation du secret delà confession. Cités devant les tribunaux, ils se sont tus. — Menacés de la mort, ils se sont tus. — Entourés de flatteries, d'honneurs, de richesses, ils se sont tus. — Privés même de la raison, et parlant de toutes choses sans avoir conscience de ce qu'ils disaient, dès qu'ils ont été interrogés sur la confession, ils se sont tus.
Facilité
de la
confession
La
confession
a été
rendue
facile
par
lésus-Christ
En
imposant
au
confesseur
le secret
le plus
rigoureux
Tous les aveux pour lesquels le pénitent donne librement et formellement la permission de parler. — Il y a des circoiil'tances, celle par exemple d'empêcher un malheur public, où le pénitent est obligé d'accorder cette permission.
Tous les aveux et tous les actes qui n'offrent ni danger de révélation, ni rien de pénible pour le pénitent : ainsi un confesseur peut prier en secret pour son pénitent dont il connaît, par la confession, le besoin urgent; — il peut se corriger des défauts qu'on lui a fait connaître en se confessant; — il peut étudier une question dont on lui a parlé en confession, consulter sur cette question; — il peut même se précautionner contre un danger personnel qu'il a appris on confession, mais avec !a certitude ab-olue qu'on ne pourra même soupçonner qu'il agit d'après la confession.
— D'autres détails sont spéciaux pour le prêtre.
LA PENITENCE
Wè
Pratique de la confession
1 Ai-ant la confession Pendant la confession
Différents actes de la
Pénitence
La confession
Nous diions ce qu'il faut ^Pendant la confe^..
faire \ Api'ès la confc-sion
Avant
la
confession
il faut
faire
V examen
de conscience
L'examen de conscience est la recherche des pèches commis depuis la dernière confession valide. — C'est l'exploration de tous les coins et recoins de sa conscience pour découvrir ses péchés.
L'examen de conscience que la raison seule nous dit être nécessaire parce qu'il est impossible, sans un peu de recherche, de se souvenir des péchés commis, surtout si la dernière confession valide est déjà éloignée, — est imposé par le concile de Trente disant au'il faut ç'we les pénitents, après s'être soigneusement examinés, confessent tous leurs péchés. (Ses. xiv, c. 7.)
L'examen de conscience est tellement nécessaire que la confession serait nulle, si par défaut d'examen, on oubliait quelque péché mortel.
ilO
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
mttérentm actes de la Pénitence
La
confession
vri
Pratique
de la
confession.
Avant
llaconfession
il faut
faire
l'examen
de conscience I =■
Commencé par une prière demandant humblement les lumières du S. Esprit, sans lesquelles nous ne connaîtrions pas nos péchés ou nous les connaîtrions tout autres qu'ils sont.
Continué sous le regard de Dieu avec V/nimilitc et le regret nécessaires pour que nos pé- V chés soient pardonnes.
Ou bien ensuivant, un à un, les commandements de Dieu et de l'Eglise, les devoirs de son état, les pécliés capitaux ; et sur chacun voir si on a manqué en pensées, en désirs, en paroles, en actions ou en omission.
Ou bien examinant nos devoirs envers Dieu : Fidélité, respect, confiance — les devoirs envers le prochain et envers soi-même et enfin les devoirs d'état.
Ou bien encore, pensant aux lieux où on a été, — aux personnes qu'on a fréquentées, aux affairesauxquelles on a été employé, — aux péchés auxcfuels on est le plus sujet, soit par une mauvaise habitude soit par l'entraînement d'une passion
LA PENITENCE
Avant l.t
confession.
Il faut faire
l 'examen
de conscience
qui
doit ùire
fait
Avec l'attention qu'on porte à une affaire importante, sans légèreté ei , sans précipitation.
.Vvei; calme et paix pour ne pas lom- ' ber dans le trouble ci le scrupule.
Avec modération, n'y passant pas un I temps trop considérable surtout si on se confesse souvent et si on fait, ' tous les soirs, l'examen de la jour- ' née.
Dirrcrenfs actes fie la
PénUence
H La
confession
On a dû quitter tout ce qui est proprement du luxe. — Le militaire a quitté son épée — les femmes ont recouvert leur tête d'un voile, symbole de la modestie, les mains ne sont plus cachées par des gants, marque de sincérité ; et on se lient à genoux à moins d'impossibilité réelle.
On fait tout d'abord le signe de la croix et on dit : Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché.
lOn récite le confiteor jusqu'à mea culpa.
|0n dit le temps depuis lequel on ne s'est pas confessé — si on a reçu l'absolution — si on a accompli la pénitence — si on n'a rien oublié dans ses confessions précédentes et on commence l'accusation de ses péchés par la formule répétée avant chaque péché : Afon Père, je m'accuse de...
[L'accusation faiie telle que nous l'avons indiquée en parlant des qualités de la confession, on finit par celle formule qui répare ce qu'il peut y avoir d'oubli et renouvelle la contrition pour tous les péchés : Je m'accuse encore des péchés dont je ne me souviens ])as, de tous ceux de ma vie passée et en particulier de tel pi'ché... d'un péché contre tel conïmandément ; je de m nde pardon à Dieu et à vous, mon Père, pénitence et absolution — on achève le confiteor et on écoute le piètre. — Quand le prêtre avertit, on prononce l'ocre de contrition — ou fait encore le signe de la croix et on se retire.
Après la con''essinn : Faire, si on le peut, la pénitence im- \ posée. — Remercier le bon Dieu et aller, avec paix, rc- ' prendre ses occupations.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Bienfaits et avantages de la confession
lilfférents
de la Hénitence
La
confession
Bienfaits
et avantages
de la confession
Ils
ressort en t
pour
l'âme
de
tout ce
que
nous avons
dit;
nous les
envisageons
sous le
point de
vue
humain
V individu
Dans la joie pour la faire partager aux autres et augmenter notre bonheur en les rendant heureux.
Dans les peines pour décharger notre cœur trop plein et trop accablé.
Dans les chutes pour trouverunappui, un encouragement, un remède, un pardon.
La confidence soulage, — la confidence épanouit, — la confidence redouble en quelque sorte l'existence.
Us le sentent surtout, les cœurs qui ne peuvent se confier à personne ; et comme ils souffrent de cette privation !
La confidence, pour être profitable, a besoin de trouver un cœur pur, large et profond où elle puisse verser son secret.
Qu'il en est qui ont souillé le cœur où lonl brisé au lieu de le purifier et de le consoler.
La confidence a besoin de trouver un cœurdiscrot, généreux, expérimenté, éclairé. — Elle le trouve dans le confesseur qui est pour le pénitent le ]icre le plus tendre, iami le plus compatissant et le plus dévoué.
Rien de plus naturel :
le besoin de confidence est inné dans le cœur.
La confidence est naturelle :
Pli en
de
plus
doux
LA PENITENCE
Dirféren(i«
actes
de la
Pénitence
La
confession
La confession
est
un besoin:
qui
Il'a établie
moins
consulté
les droits
de sa
justice
que les
[intérêts de
' notre paix
et de
notre
bonheur
L'aveu d'une faute est tellement dans la nature que le cœur coupable cherche quelque fois avec l'ardeur qu'il a mise à commettre son crime, un ami, un confident, un conseiller à qui il puisse dire le remords qui le déchire; — et on a vu de grands criminels refuser l'impunité que leur promettaient le silence et l'obscurité et venir à haute voix devant la justice humaine confesser leur crime et solliciter un châtiment cumme une grâce.
L'aveu d'une faute est tellement dans la nature, que la pratique d'une confession quelconque entrait toujours dans les anciennes religions comme une cérémonie expiatoire, et qu'aujourd'hui même elle conserve encore dans nos mœurs comme un mérite de grâce et d'indulgence.
L'aveu d'une faute est tellement dans la nature que le 'père, tout inexorable qu'il est pour pardonner à un fils coupable, n'attend de lui que l'aveu de sa faute ; et que même la justice s'attendrit quand le coupable s'accuse lui-même. — 11 n'est nas de dogme catholique, dit de Maistre, qui n'ait ses racines dans les profondeurs de la nature humaine et qui ne soit appuyé sur un sentiment inné dans le cœur. — Et c'est vrai surtout du dogme de la confession.
MOYENS d'obtenir LA GRACE.
nifférenfs actes «le la
Pénitence
La
Contre le désespoirqui, après certains crimes, ronge l'âme, comme un cancer ronge le corps
Contre
le retour
au
péché
La
confession
est
une direction
Montrant la vie ilélrie sans
retour.
Grossissant l'énormité des fautes commises, augmentant la honte, exagérant i(!S difficultés du pardon et l'impossibilité absolue du retour à la vertu.
Portant à s'abandonner ù toute la fureur des passions.
Accablant d'ennuis et poussant au suicide.
Elle empêche de le commettre à cause de la honte qu'il y a à l'avouer.
Elle attire des grâces de force attachées à l'humilité de l'aveu et à la puissance de l'absolution.
Elle perniet au prêtre qui connaît nos faiblesses de nous éclairer, de nous soutenir, de nous diriger, comme nous allons le dire.
Dans les troubles de la conscience qui nous laissent souvent incertains sur ce quenousavonsàfaire.
Dans les actes de la vie souvent très délicats, très importants et dans lesquels nous risquerions de nous tromper, livrés à nos propres lumières.
Dans les affaissements qui surviennent et paralysent nos forces.
Dans les retours de nos passions qui peuvent paraître assoupies mais qui sont toujours ardentes et envahissantes
LA PENITENCE
nirréreals actes de la
l*éul(ence
La
confession
iLa paix qu'il avait perdue et qui se répandant avec la douceur de la lumière dissipe peu à peu les ténèbres de l'âme et y rétablit Tordre.
L'estime , Il se sentait tombé; de i il est relevé.
soi-même Hl se sentait avili; il qu'il < est glorieux, n'osait j II se sentait repoussé ; plus se r il est encoie digne promettre V d'être aimé.
L'espjérance d'un avenir heureux qu'il ne pouvait plus attendre et qu'il sent lui être réservé.
Abluit : Elle lave dans 1 "âme le péché qui la souillait, — elle l'efface, elle le fait disparaitre à tout jamais.
Absolvit : l'allé coupe les liens qui attachait le péché à nous, — elle délivre de la peine La I éternelle,
confession jSanai: Elle guérit les plaies de enfin I l'âme et par contre-coup, elle
est la / guérit souvent les maladies du
source \ corps en rétablissant l'ordre et des biens 1 l'harmonie dans l'être tout les plus I entier.
précieux |Corroèo?'a^:Ellefortifjecelui qui
est chancelant et le retient dans
la bonn e voie, — elle arrête celui
qui est sur le point de tomber.
Ornât : Elle embellit l'âme par
l'infusion de la grâce, — elle
\ apaise les passions et donne au
\ visage la sérénité de la paix.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Bienfaits et
avantages
de la confession
Pour la
société
Quel préservatif pour les mœurs de l'adolescent que Tusage de l'obligation d'aller à confcsifi ! La pudeur de cet humble aveu de ses fautes les plus cachées, en épargne peut-être un plus grand nombre que les motifs les plus saints (Marmontel). Que d'excès et que de désordres n'a point empêchés cette seule réflexion : Si je fais cela il faudra me confesser!
Que de fois a été entendu cet aveu d'un cœur coupable mais touché par la grâce! C'est l'abandon de la confession qui est la cause de mes malheurs. — Aussi la première chose qu'abandonne celui qui veut se livrer au mal, c'est la confession.
C'est à la confession que le père, — qui quelquefois parle contre cette institution divine et la tourne en ridicule, — doit l'honneur de sa fille, la tranquillité de son foyer, le pain qu'il mange dans sa vieillesse: elle a arrêté les désordres du fils que le mauvais exemple entraînait et que les passions dévoraient; elle a retenu la jeune fille dans son devoir; elle a empêché le serviteur et l'ouvrier de prendre le bien des maîtres.
La nécessité de se confesser en détourne beaucoup du péché, surtout ceux qui ne sont pas endurcis... Aussi, je regarde un confesseur pieux, grave et prudent comme un grand instrument de Dieu pour le salut des âmes; ses conseils servent à diriger nos alîections, — à connaître nos défauts, — à nous éloigner des occasions du mal.
LA PENITENCE
Bienfaits
et
avantages
de la
confession pour la
société
Que de restitutions et de réparations la confession ne fait-elle point faire chez les catholiques. (J.-J. Rousseau.)
Inspirer l'horreur ou le repentir du crime — donner un frein à la scélératesse, un appui à l'innocence — réparer les déprédations du larcin — renouer les liens de la chanté — entretenir l'amour de la concorde, de la subordination, de la justice, de toutes les vertus — déraciner des cœurs l'habitude des désordres, de la désunion, de la révolte, de tous les vices — être ainsi à la place de Dieu et pour le bien des hommes le juge des consciences et le censeur des passions — c'est ce que fait l'emploi d'un confesseur , un des emplois les plus propres à maintenir les mœurs et par là un des plus conformes à l'intérêt public. (Cerutti.)
Chez les catholiques, dit un docteur protestant, l'àme, après la confession, délivrée de ses fatigues et de ses remords, réagit sur le corps de la manière la plus heureuse et les remèdes produisent alors des cff-ts plus salutaires. — Quelle est grande, s'écriait Tissot, la puissance de la confession chez les catholiques !
Conséquence évidente de ce qui a été dit. — Elle ne rend pas impeccable ; La \ celui qui se confesse tombe encore confes- I dans des fautes graves et dcshonosion rend j rantes, mais, de deux hommes avec meilleur J les mêmes passions , celui qui se confessera tombera moins bas et finira par se relever complètement.
MOYENS d'obtenir LA GRACE.
Conclusion
Tl
Différents actes de la
Pénitence
La
confession
I. La source des crimes qui, inondant la terre, troublent les familles et bouleversent les Empires, c'est le cœur de l'homme : là. so conçoivent, se préparent, se mûrissent les forfaits dont chaque jour nous sommes les témoins ou les victimes ; — c'est donc le cœur qu'il faut purifier, fortifier, remplir de fortes et énergiques vertus. — Les lois humaines ne peuvent faire ce travail tout intérieur: elles agissent sur les actions, mais /es destins et lespensées, principes de ces actions, leur échappent ; seule, la Religion ace pouvoir et elle l'exerce par la confession. Là, dans le secret du tribunal sacré, le cœur se dévoile et le prêtre homme de Dieu défenseur incorruptible de ses droits, le prêtre ami ferme et sincère du coupable, le prêtre, médecin charitable et expérimenté, joint à tous les moyens de connaître le malade toute l'autorité pour appliquer le remède à ses plaies.
II. Point de société sans croyances et sans mœurs, — point de croyances ni' de mœurs sans Religion, — point de Religion vraiment efficace sans une application intime à la société de son enseignement, point d'application intime des enseignements de la Religion sans la confession qui ouvre le cœur et lui permet de pénétrer jusqu'à lui. — La confession est donc la seule puissance éminemment sociale ; et là où elle régnerait dans toute son étendue, a dit un philosophe, les prisons pourraient être démolies parce qu'il n'y aurait pas de peines à inlliger là où il n'y aurait pas de fautes à punir.
LA PENITENCE
cr
Ir.
ft
Qu'on ne dise doncpas, avec Michelet, que la confession est un brandon de discorde dans la société, jetant la division et le trouble dans les familles. — La confession trouble et divise ce que Dieu luimême veut voir troubléet divisé.
Elle trouble les intérieurs criminels, comme autrefois Jean-Baptiste troublait rintérieur de l'un des llérodes lorsque lui reprochant son union coupabln il prononçait cette paro'.e : Ce n'est pas permis.
Elle trouble ces intérieurs non moins maudits du ciel où les maris refusant de se reconnaître lesvassauxde Dieu, s'arrogent une suzeraineté absolue au foyer domestique , prétendent que dans la famille nul ne doit relever que d'eux-mêmes — veulent que leurs épouses n'appartiennent pas même au Créateur et quelles sacrifient à -des volontés capricieuses et déréglées leur dignité , leur âme, leur Dieu, leur éternité, La confession leur trace des limites que, dans leur soumission, elles ne doivent pas dépasser et leur rappelle qu'elles doivent obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes.
Elle trouble ces intérieurs tyranniques dans lesquels la fille du pauvre est près de succomber sous les séductions du riche, quand elle lui ordonne de fuir cette maison, lui rappelant qu'elle doit à son maître son travail et sa peine, mais jamais son honneur ''t sa vertu. (BliUeau.)
MOYENS d'obtenir LA GRACE.
lia siKiNfacUon
Définition et nature de la satisfaction
rr
Dans le sens étymologique, le mot satisfaction veut dire fai7-e asses, c'est-à-dire faire ce qu'il faut pour payer une dette, par exemple, ou arranger ce qui a été mis en désordre.
Dans le sens ordinaire, la satisfaction est l'acquittement d'une dette physique ou morale.
Dans le sens ^/léo^o,g■^ç^{el La satisfaction est la réparaappliquée au sacrement ) tion, par le pécheur, de Vinde Pénitence et donnée j jure qu'il a faite à Dieu et du par le confesseur, ' tort qu'il a fait au ^prochain.
Réparer c'est remettre dans leur état primitif les choses ou dégradées ou détruites ; c'est encore rendre à quelqu'un les biens qu'on lui a enlevés. — Le péché a ôté à Dieu l'honneuretrobôissance qui lui et aient Explication I dûs, au jirochain les biens de l'âme ou du des mots I corps, à l'âme du pécheur sa vie, son inde la j nocence, sa gloire, — satisfaire c'est répadélinition. 1 rer, restituer tout cela.
1° /Réparer et satisfaire ont le même sens dans
La \ le langage théologique; cependant la rèsatisfaction 1 paration serait proprement le redressement est une I d'un tort et supposerait une faute; \diSatisrèparation I faction serait l'accomplissement d'un devoir qu'on se serait imposé et ne supposerait pas de faute.
Réparer et satisfai7-e supposent toujours une peine équivalente au désordre qu'on a à faire cesser.
LA PENITENCE
Lu réparaliop. doit, en principe, être faite par celui qui a fait le mal afin qu'il soit pardonné. — 11 peut sans doute réparer avec des moyens qui lui seront fournis, mais il doit, par ?a volonté au moins, accepter ces moyens. La volonté a été la source du désordre causé par l'action coupable, c'est la volontéqui doit vouloir réparer ce désordre. L'union qui existe
Définition
ot
nature
de la
satisfaction
Explication
mots
de la définition
Raisons
de
cette
substitution
entre les membres d'une même famille, et d'un même corps agissant les uns pour lesautres.
La réparation réelle qui peut être faite par qui que ce soit.
Elle doit être acceptée par celui qui est lésé. — Tout ^ péché ayant lésé ies droits La |s ) de Dieu, Dieu seul peut ac-
réparation | f \ cepter cette substitution.
peut 1 1- 1 Elle doit être faite par quelqufilquefois / f- f qu'un agréé par celui qui a être ^ I l été lésé, faite j g2 Chaque fois que la répapar I ■^' [ ration est non seulement
1 un autre j S-l la compensation du tort fait à un autre, mais est la guârison d'une plaie faite à l'âme du coupable lui-même, le remède doit s'appliquer sur la plaie.
[Ces sortes de satisfaction ou pénitences sont appelées médicinales ; les autres sont appelées vindicatives.
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Réparation
de
l'injure
faite à Dieu
Tout péché est
une injure à Dieu.
Il est,
nous la von s dit
Une révolte contre sa puissance.
Il faut la réparer par jilus de soiimissiov .
L'ne ingratitude à sa bonté. — Il faut la réparer par plus d'amour.
Une insulte à sa majesté. — II faut la réparer par plus d'humilité et plus d'acceptation généreuse des épreuves en- \ voyées.
Cette réparation est toujours nécessaire quand elle est possible.
, A Vàme par le scandale, — C'est par le bon exemple et par les conseils qu'il faut réparer.
A l'honneur par la calomnie ou la médisance ou les injures, — c'est par la rétractation ou l'explication qu'il faut réparer.
Aux biens matériels par le vol, pour les coups portés, — c'est en restituant ou en compensant qu'il faut ' réparer.
La réparation du tort que le pécheur s'est fait à lui-même ; il a laissé ses sens dominer son âme et son âme a été dégradée ; il doit soumettre ses sens par le jeûne et la mortification.
La satisfaction, dans le sacrement de Pénitence, prend le nom même de vénitence parce qu'elle est imposée comme expiation et qu'elle ne peut avoir lieu sans faire éprouver u7ie peine — et cette pome Joit se faire sentir partout où a régné le péché : dans le cœur où elle l'expie par la douleur; dans l'esprit où elle l'expie par l'humiliation de l'aveu; dans le corps où elle l'expie parla mortiQcalion.
La réparation
du
tort fait
au prochain
réparation
doit être;
de
même
nature que
le tort
commis;
or ce tort
peut être fait
LA PENITENCE
Existence et nécessité de la satisfaction
5 j Nécessité de la| satisfaction
La satisfaction
fait, sous le [nom de pénitence sacrajmen^e/^e partie \intégrante du /sacrement; elle
n'est partie ^essentielle que quant à la volonté du pénitent qui promet de laccomplir au moment où il reçoit l'absolution. — Cette nécessité est fondée
La tache qu'il imprime dans l lame.
L'Eglise 1 La coulpe c'est-à-dire l'état reconnaît ) de culpabilité dans lequel dans le \ il met l'âme, péché j La peine qu'il a méritée et f que Dieu doit à sa justice l de faire subir à l"àme.
L'Eglise reconnaît que l'absolution efface la tache imprimée dans l'âme, — fait sortir cette âme de l'état de culpabilité — et remet la peine éternelle due au pécheur, mais que, jjour l'ordinaire, cetie peine éternelle est changée en une peine temporelle à subir en cette vie ou en l'autre : Si quelqu'un dit que toute la peine est toujours reniise par le Sei'jneur en même temps que la faute... qu'il soit anathème (Conc. de Tr. s. XIV. G- 12). — Si quelqu'un dit que la peine temporelle qui le plus souvent reste à subir quand la peine éternelle a été remise par la vertu des clefs, n'est qu'une fiction... qu'il soit anathème (Con. 15.) — Ce mot le plus souvent suppose que quelquefois la charité est si intense dans l'âme repentante qu'elle exempte de toute satisfaction lempuroUe.
MOYEN? D OBTENIR LA GRACE
fi-
et-
ft
I A' la 'in est pardonné, et cependant, en punition de son péché, il est chassé du Para- Sur I dis terrestre et condamné à la mort. l'Ecriture 1 David est pardonné, et cependant, en punira/>JÏe , I tion de son péché, il est puni par la mort dans I de son fils, la révolte d'Absalon et plusieurs laquelle i autres châtiments, nous jMoyse et Aaron ont reçu le pardon de la faivoyons / hlesse de leur foi et cependant ils sont pu- Dieu \ nis par leur exclusion de la Terre promise, exigeant iLe genre humain tout entier proclame lanétoujoursunej cessité de la satisfaction. Certes, il est réparation I composé d'hommes bien coupables, mais même apièsl aussi d'hommes bien repentants et devele pardon I nus les amis de Dieu ; tous cependant sont du péché I soumis aux douleurs et aux misères de la 1 vie que saint Paul appelle la punition du \ 2:)échè (Rom. vi, 23).
jSur les paroles des Pères qui commentent les reconmiandations pressantes de l'Ecriture sainte exhortant à la pénitence : Si vous ne faites pénitence vous périre:; tous (Luc. vu, 9). — Sur la 73/-a?;e«7uc constante de TEglise. — Sur l'existence du purgatoire qui, d'après la doctrine de l'Eglise, est le lieu d'expiation, môme pour les péchés pardonnes.
Sur là justice divine qui se doit de punir le péché.
Sur Préserve de la rechute en substituant des
lainisèricorde\ actions bonnes aux actions mauvaises divine | et donnant par là l'habitude du bien, parce que i Eloigne du mal par la pensée de la peine la satisfaction ' qu'il faudra subir pour l'expier.
LA PENITENCE
Accomplissement delà saisfaclinn
C'est dans
l'acte de la'
confession
que le confesseur, après avoir<; entendu les
péchés,
impose une
sniixfiiclion
à faire, cc|
qu'on
appelle
donner
une
pénitence
Accomplissement de la satisfaction
Le ponitent doit l'acceptar. — Le Concile de I Trente obligeant le confesseur à imposer I une pénitence oblige par cela même le pénitent àl'accepter. — La refuser intérieurement, c'est priver le sacrement d'une de ses parties essentielles, c'est n'avoir pas la contrition, c'est rendre la confession iiuUe et sacrilège, à moins que la pénitence ne fût donnée que pour des péchés véniels ou pour des péchés de la vie passée déjà remis ; il est pi us probable alors que l'absolution ne serait pas nulle et il n'y aurait pas péché mortel. — Si le pénitent était dans l'impossibilité d'accepter la pénitence imposée, il devrait le dire au confesseur.
C'est une obligation personnelle. Le Pape Innocent VII a condamné la proposition disant que le pénitent peut se substituer quelqu'un pour accomplir sa pénitence.
'C'est une obligation grave sj elle est imposée pour des péchés mortels non déjà remis et si elle est omise en majeure partie. — Si elle n'est imposée que pour des péchés véniels ou des p3chés mortels déjà remis, l'omission n'est que if vénielle.
Le pénitent doit désirer au moins de l'accomplir s'il est dans l'impossibilité de le faire. — Il fera dans le Purgatoire ce qu'il n'a pu faire sur la terre.
MOYEN? D ORTENFR LA GRACE
ff
ft
A l'époque fixée par le confesseur.
1 Le plus tôt possible après la confession, si l'épo-
Doit l que n'a pas été déterminée, afin qu'il y ait
être \ union morale entre les parties du
accomplie / sacrement. Ce mot le plus tôt possible ne
quant \ doit pas s'entendre rigoureusement ; il suf-
au j lirait absolument que la pénitence fut faite
temps j avant une nouvelle confession. — Si cette
confession était éloignée, la négligence
pourrait devenir plus ou moins coupable.
Vintention actuelle de faire sa pénitence n'est pas nécessaire au moment où on fait l'œuvre prescrite. — Cette intention a été déterminée au moment où on a accepté la pénitence et elle persévère à moins qu'elle n'ait été rétractée ou qu'un temps trop long ne se soit écoulé.
^ l/Ci^^'^^^^^i de rjrâce n'est pas nécessaire pour que la pénitence accomplie soit valide; — mais, dit saint Liguori, on pèche véniellement en la faisant ainsi, parce qu'on j5 I met obstacle à l'etlet partiel du sacrement. La péni- S \ tence est bonne, mais elle ne produit son fruit spécial que lorsque l'ùme est rentrée en grâce. \L'oubliàe la pénitence exige qu'on aille la redemander à son confesseur, si c'est facile, quand, par exemple, cet oubli a lieu au sortir du confessionnal. On peut attendre la confession suivante surtout si elle n'est pas éloignée. — Si le confi sseur a oublié de donner la pénitence, le pénitent doit aller la lui demander et si c'est impossible il doit y suppléer par des pénitences volontaires.
La pénitence doit i C'est un acte de précepte, être faite avec \ C'est un acte sacramentel qui a caracplus de piété] tère spécial de grandeur, qu'un actepieux 1 C'est un acte qui a plus ou moins d'efordinaire. ■ licacitc selon le degré de ferveur.
LA PENITENCE
Dlffcrents modes de satisfaction'
Différents
modes
de
satisfaction
ySatifaction
imposée
diieclenient
parla
\confesseur.
C'est celle
qui fait partie
sacrement et qui a
une valeur
toute
spéciale
Dans
l'ancienne
discipline
et
pendant
près de huit
siècles,
elle était
rigoureuse
et,
même
pour certain.s
péchés publics,
elle était
publique.
Les
pénitents
passaient
par
quatre ordres
différents
et
pendant ce
temps ils
étaient soumis
à des
épreuves
qui
quelquefois
duraient
la vie entière.
Il y avait :
Les ('courants
lis restaient en deliors de l'église, se tenant à genoux près de la porte.
Ils étaient revêtus d'un costume de deuil indiquant le regret de leur faute.
Ils étaient admis dans le j vestibule de l'église. \ Us assistaient aux instructions faites aux catéchumènes ; on les regardait comme ayant
(oublié les vérités religieuses puisqu'ils les avaient violées.
Ils étaient admis dans l'église jusque derrière l'ambon, — etilssortaientaprès l'évangile comme indignes d'assister aux saints mystères.
Ils se tenaient prosternés le ■ visage contre terre.
Us pénétraient dans l'église et y demeuraient pendant le saint sacrifice, ^ M 1 mais ne pouvaient ni S / faire dos offrandes, ni S" ( communier.
Si quelqu'un de ces pénitents retombait dans un vol considérable ou dans le désordre des mœurs, il n'y avait plus pour lui de pénitence pour abréger son temps d'expiation ; on ne l'absolvait qu'à la mort.
MOYEN? M OBTENIR LA GRACE
Différents
modes
de
I satisfaction
Siilisfaction
imposée
Les péchés seulement les pi 3 graves et qu'on appelaient, à cause décela, canoniques :
Péchés 1 l'homicide, l'idolâtrie, Vapour I dultcre et ceux qui s'y raplesquels ) portaient directement, la pénitence X Ces péchés devaient être pulublique 1 blics, ou commis devant était j témoins ou avoués par le imposée I coupable devant les tribunaux. — Quelques personnes se soumettaient d'elles-mêmes à la pénitence publique.
Tous les laïcs quelle que fût leur dignité ou leur puissance.
Tous les clercs et les religieux qui n'étaient pas dans les ordres sacrés ; quelques diacres cependant y ont été soumis. — C'était par respect pour le sacerdoce qu'on n'obligeait pas les prêtres à la pénitence publique, mais ils étaient soumis aux canons pènitoitiauxel s'imposaient eux-mêmes des peines graves.
C'était l'évêque seul qui imposait la pénitence publique.
Personnes auxquelles
la
pénitence
publique
était imposée
LA PENITENCE
Différent»)