acte.x (le lu
Pénitence
La
satisfaction
1° Dans l'ancienne X \disciplinc.
Indication
principales
pénitences
imposées
ou
canons
péniteaiiaux
Elle inspire plus d'horreur et de repentir du péché pour l'expiation duquel l'E- Utilité I glise exigeait des de la I actes si pénibles, connaissance I Elle encourage à acdes \ cepter avec plus canons 1 d'humilité et à acpénitentiaoN. J complir plus généreusement les légères pénitences imposées par le confesseur.
Pour le blasphème contre Dieu et la sainte Vierge : se tenir hors de l'église pendant la sainte messe durant sept dimanches ; le dernier dimanche, sans souliers et la corde au cou. Jeûner au pain et à l'eau une fois la semaine...
iPour une œuvre servile le dimanche : jeûner trois jours au pain et à 1 eau.
Pour avoir parlé pendant l'office divin : jeûner dix jours au pain et à l'eau.
Pour un manque de respect envers son père ou sa mère:
pénitence de trois ans, — de sept ans si on les avait frappés.
Pour une médisance : sept jours au pain et à l'eau.
MOYENS D ODTEN'IR LA GRACE
Les pénitences publiques et canoniques ne sont plus en usage dans la discipline actuelle, mais l'Eglise, par la voix des conciles, par celle de S. Charles Borromée et par celle de tous les rituels, ordonne aux confesseurs d'imposer des pénitences proportionnées au nombre et à Ténormité des fautes.
TV
Difiércnts
modes
de
satisfaction.
[Satisfaction im'poëèe ^ \ directement s par le « confesseur.
2° Dans la discipline actuelle
Les pénitences doivent être à la fois, comme le dit le Concile de Trente (Ses, xiv, 18):
Une punition du passé : celles là sont appelées vindicatives ou afflictives.
Un préservatif et un remède pour l'avenir : celles-là sont appelées médicinales.
Les pénitences ayant pour but finaila conversion et la persévérance,elles doivent tendre à faire pratiquer des actes de vertus contrairesaux habitudes du péché. — Aussi :
On prescrira de fortes aumônes aux avares. — des humiliations aux orgueilleux, — des réparations aux médisants, des restitutions aux voleurs.
[On exigera des personnes lâches et mondaines un lever régulier, — des occupations actives et suivies, — des prières faites avec ordre.
On assujétira les intempérants et les personnes sensuelles à des exercices de piété et à des mortiQcations corporelles; ce genre de démon ne se chassant que par le jeûne et la prière.
(Math. xvH, 20).
On suggérera aux esprits superficiels et qui prient peu, des lectures qui les fixent, des méditations courtes mais fortes.
LA PENITENCE
1 Nécessité
Différents
des
modes
satisfac-
tions
satisfaction
volontaires
Cette
nécessité
Satisfac-
est
tions
fondée
volontaires
( sur
celles
la crainte
que le
de
pénitent
l'insuffi-
s'impose
sance
lui-même
de la
pour
pénitence
lexpiation
imposée
de
par le
ses péchés \
conîesspur
Le confesseur ne peut pas savoir d'une manière absolue la pénitence que méritent les péchés ; c'est le regret et l'amour de Dieu que nous aurions, en accomplissant notre pénitence, qui la rendrait complètement eilicace ; or ce regret et cet amour ont rarement le degré d'intensité voulu.
Le confesseur est souvent obligé, vu notre délicatesse, notre peu d'amour de Dieu, la faiblesse de notre santé, nos occupations nécessaires, de ne pas imposer une pénitence qui semblerait rigoureusement nécessaire. — Sans doute, son devoir, d'après le Concile de Trente, est d'imposer des pénitences proportionnées à la qualité des péchés, mais proportionnées aussi, ajoute le Concile, à la faculté des pénitents ; ei alors, de peur qu'une pénitence sévère ne fut pas faite, il en donne une plus légère, suivant le conseil de S. François de Sales : // vaut mieux envoyer les pénitents en purgatoire qu'en enfer. Si vous leur donner de rudes pénitences, ils ne les feront pas et ils se damneront ; en leur en donnant de petites, il les feront, et iront souffrir le reste en purgatoire.
Différents
modes
de
Isatisf action.
Satisfactions volontaires
Nature
de
ces
satisfactions
La prière :
sous ce
nom [on comprend
Le
jeûne ;
sous
ce
nom
on
comprend
L'aumône
La méditation, l'audition surtout de la sainte messe, les visites au saint sacrement , lassisiance aux instructions, la récitation du chapelet , des actes des vertus théologales et surtout des prières indulgenciées.
Tous les genres de mortification soit du corps, de l'esprit ou du cœur.
Tous les accidents pénibles que le bon Dieu permet : maladies, humiliations, perte de fortune, contrariétés.
. — Sous ce nom on comprend
en général toutes les œuvres de miséricorde soit spirituelles soit corporelles.
Par \a.j>rièrc, l'a- Aux trois espèces de biens dont
Ces trois cenres
satisfactions correspondent
nous avons pu abuser.
Nous expions :
Aux trois
concupis
cences
causes
de
nos péchés
On satisfait
bus des biens de l'esprit.
Par lejeftue, l'abus des biens du corps.
Par l'aumône, l'abus des riches- ■ 'ses.
Le jeûne expie la concupiscence de la chair.
L' aumônei la concupiscence des yeux.
La prière, l'orgueil de la vie.
; A Dieu, par la prière.
\A.u prochain, par l'au- I mône.
I A soi-même, par lo ' jeûne.