‹ Sommaire de la doctrine catholique en tableaux synoptiquesChapitre 125 sur 152 · CONSTITUTION DE L EXTREME -ONCTION · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DE L EXTREME -ONCTION

1' La matière de V Extrême-Onction.

2' La form,e de l' Extrême-Onction.

Nous dirons: 'S" Le ministre de l'Extrême-Onctton. 4' Le sujet de l'Extrème-Onction.

5* Les cérémonies de l'Extrème-Onction

flo matière de rExtrême-Onction

iVhuile d'olive. — C'est la seule que désigne le mot

huile employé par saint Jacques.

Bénite. — Cette bénédiction indique que ce n'est pas d'elle-même que l'huile tire la vertu de sanctifier et ^ ^ de guérir mais qu'elle la tient de Dieu. &/ r^l î5' ]ppr l'èvêque ou par un délégué du Pape. — Il fau- { drait administrer le sacrement sous condition si l'huile K 1 :5 I ;:r 1 n'avait pas été bénite par l'èvêque.

Spécialement pour les malades. — C'est le sentiment le plus commun. En cas de nécessité on pourrait se S I p3 \ '^ I servir de l'huile des catéchumènes mais administrer ?■ r 1 I sous condition et réitérer le sacrement avec l'huile des infirmes, si on le pouvait.

Matière | L'application de la matière éloignée, c'est-àprochaine / dire l'onction faite avec l'huile des infirmes.

! Cette huile doit être renouvelée tous les ans. Cette huile peut être additionnée, si elle est sur l3 point de manquer, avec une quantité moindre . d'huile non bénite.

l'extrême-onction. 467

9 < I orme de l'extrême-Oiiction

La forme, dans l'E ,'lise latine, consiste en ces paroles dites en latin ; Que pur cette onction et sa très pieuse miséricorde. Dieu te pardonne tous les péchés que tu as commis, — par la vue, — par l'ouïe, par l'odorat, — par le goût et la parole, — par le toucher, par le marcher et piar les plaisirs coupables. Le nom du sens est prononcé à mesure que le prêtre en touche l'organe comme nous le dirons,

iLa forme de l'Extrême-Onction n'est pas expressément enseignée par Jésus-Christ, mais d'après les paroles de saint Jacques, elle doit être déprécative. — Quelques auteurs disent qu'elle serait nulle si elle était indicative.

I La forme absolument essentielle consiste dans ces paroles ou autres équivalentes que par cette onction Dieu, te pardonne tes péchés. — C'est la forme usitée chez les Grecs. — L'énonciation de chaque sens ou même de tous les sens en général n'est pas nécessaire sous peine de nullité. — Dans la pratique, on doit tous les énoncer séparément ; excepté le cas de grave nécessité ou on peut

É 1 I les énoncer en général : tous les péchés commis par tous les sens.

\ L'union de la matière et de la forme a lieu au moment où le ministre oint chacun des organes des sens.

3" ^llnlxlre de rExtrêmc-Onction

L'Evêque et le curé et les prêtres commis

!par le curé, quand il n'y a pas nécessité. — 11 y aurait péché mortel pour tout prêtre, et excommunication pour tout religieux qui administreraient l'Extrême-Onction, hors le cas de nécessité pressante, sans permission au moins fortement présumée du curé.

Pour la validité : tout prêtre même interdit et dé.^radé

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

4> iSujet «le rcxtrènic-Onction

'^ I En.

a' I danger

o" mort prochaine et obable

Ou à raison d'une maladie proprement dite.

Ou à raison d'une grande caducité: la vieillesse, quand surtout elle est très avancée, est une véritable maladie.

- Celui qui n'est pas malade, fut-il en danger imminent de mort, — comme un condamné à périr sur l'échataud ou une personne qui va faire naufrage, — ne peut recevoir ce sacrement.

2' Qui a été baptisé, parce que le Baptême l'a fait enfant de l'Eglise et que l'Eglise ne donne ses biens qu'à ses enfants.

3° Qui a pu

pécher '

après son

Baptême.

On ne la

donne pas

Qui

n'en est

pas indigne.

En sont indignes

Qui est disposé, c'est-à-dire

Aux enfants qui nont pas l'âge de raison. Aux adultes qui ont toujours été privés

de leur raison.

— Dans le doute si on doit la donner ou non,

il faut la donner.

Ceux qui refusent de la recevoir par impiété.

iCeux qui vivent séparés de l'Eglise ou publiquement dans le péché.

.Ceux qui meurent dans l'acte du crime.

ICeux qui, dans un pays hérétique, sont mortellement frappés et n'ont aucun signe de catholicité.

, A l'intention expresse ou tacite de la recevoir. — Tout catholique est censé avoir cette intention, à moins des cas d'indignité dont nous avons parlé.

|Est en état de grâce autant que possible ; — s'est confessé s'il a pu le faire, — s'3St au moins excité à la foi, à la contrition, à l'espérance, si son intelligence reste lucide. A fait publiquement les rétraciations exigées par le Pape, s'il on est besoin, et réparé ses scandales publics.

L EXTREME-ONCTION

'&o CcrémODies de l'Extrènie-Onclion

Cérémonies

de

l'Extrême-

Onction

/ Une table recouverte d'une nappe blanche.

!Un crucifix.

Deux flambi.'aux allumés.

De l'eau bénite avec un petit rameau.

Un verre contenant de l'eau pour que le prêtre purifie ses doigts et une serviette.

Une assiette contenant six , . pelotons de coton et un peu

il faut I de mie de pain.

— Après la cérémonie, le coton, la mie de pain, l'eau du verre sont jetés au feu, et lassiette soigneusement purifiée.

Le prêtre, se conforme autant que le permet l'état plus ou moins urgent du malade, à ce qui est marqué dans le rituel.

Il bénit la chambre et ceux qui l'habitent.

Il récite les prières marquées.

Il fait, en forme de croix, les onctions Pour I sur les yeux, sur les oreilles, l'admiais- I sur les narines, sur la bouche, tration / sur le creux des mains, sur le du \ dessous du pied en commençant sacrement 1 par le côté droit, — on omet genélalement l'onction sur les reins.

— Une seule onction sur la tête suffirait en cas de nécessité grave.

Ufaudraitsuppléersi onlepouvait.

Il récite les autres prières marquées.

11 donne enfin l'indulgence plénière à l'article de la mort et se retire après quelques paroles de piété»

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

ronstitution

de

l'Extrème-

Onction

Notes complémentaires

Notes complémentaires

L'Extrème-Onction doit ordinairement être administrée après le fiaint viatique selon \a.pvescriplion du rituel, à moins de raisons légitimes.

\J Extrême-Onction ne peut se réitérer dans le même danger de mort. — Si le danger vient réellement à cesser et qu'il se renouvelle, on peut la réitérer même dans la même maladie. Il est plus probable qu'on le pourrait s'il y avait doute positif d'un nouveau danger. — Le saint viatique peut et doit même être réitéré pendant la même maladie mortelle. Il faut suivre pour cela les statuts diocésains. — D'après saint Liguon, les personnes qui communient fréquemment, dans les communautés surtout, peuvent recevoir le saint viatique plusieurs fois par semaine.

L'Extrème-Onction, si elle a été rer^ue dans de mauvaises dispositions ne doit pas, pour cela, être réitérée; l'effet du sacrement est suspendu et se produit quand l'obstacle est enlevé,

V Extrême-Onction doit, autant que possible, être administrée quand le malade a encore sa pleine connaissance, et il est du devoir des parents et du médecin de l'avertir de cette obligation. Le malade chrétien peut ainsi sentir tout ce qu'il y a de doux et de consolant dans cette dernière visite de son Dieu par le saisit viatique, par ce dernier pardon et cette dernière purification. — Les derniers sacrements, reçus en pleineconnaissance,ont toujours appo; é le calme et la joie à l'àme préparée; elle profite de ce moment pour bénir sa famille, pour lui recommander d'être fidèle à Dieu et elle peut entendr-e sans crainte ces paroles des prières des agonisants : Parte::, âme chrétienne.

L EXTUEME-Û.NCTION.

Appendice à rExtrènic-Onctlon : l.a maladie.

Appendice

i'Kxti'ènje-

Unction

La

maladie

au point de

vue surnaturel

Nature

de la

maladie

en général

La maladie est l'état d'une créature humaine qui sent l'enveloppe de son âme, son corps, s'user, se disjoindre, tomber en ruine, et qui prévoit que bientôt ello laissera son âme s'échapper et retourner à Dieu d'où elle est venue. — C'est un état plein de douleur pour le corps et plein de tristesse pour l'âme, parce quo c'est une punition.

' Le péché. — La foi nous apprend que si l'homme n'avait pas péché, il n'aurait été soumis à aucune maladie ni à aucune autre misère : Sous un Dieu juste, dit S. Augustin, nul n'est misérable qu'il ne Vait mérité.

' La miséricorde de D/eu qui se sert des suites du péché pour purifier ses élus^ fortiîier leur espérance et leur foi et leur faire acquérir de plus nombreux mérites : Parce que vous étiez agréable à Dieu, dit l'ange à Tobie fortement éprouvé. Dieu vous a envoyé cette épreuve. (Tob. xii, 13). — Dieu châtie ceux qu'il aime et il frappe de verges ceux qu'il reçoit au nombre défies enfants. (Reh. xh,6.)

' La manifestation de la puissance de Dieu qui se montre quelquefois par des guérisons impossibles à la nature et à la science humaine

472 MOYENS d'obtenir la GK.vCE.

Elle est un moyen très efficace de satisfaire à la justice divine et d'expier les fautes innombrables, résultat du mauvais usage de notre santé.

Elle est un préservatif assuré d'un grand nombre de péchés auxquels la santé donne occasion.

ni ce ÏEUe est un moyen de nous détacher des choses de la terre et de nous faire désirer le ciel.

Elle nous rend conforme à Jésus souffrant et nous donne l'assurance de participer à sa gloire puisque nous participons à ses souffrances.

Elle nous permet de pratiquer sans beaucoup d'efforts les vertus les plus héro'ïques : la patience, l'humilité, la résignation, la paix, l'obéissance.

Elle attire sur nous l'attention toute particulière de Dieu qui a promis d'être avec nous dans la tribulation et qui s'appelle le Dieu de la consolation, (u Cor. i, 3).

La recevoir comme venant directement de Dieu et l'accepter avec soumission et en esprit de pénitence.

Unir nos souffrances à celles de Jésus-Christ et être disposé^ s'il le veut, à faire le sacrifice de notre vie en union avec son état de victime.

Avoir un crucifix devant les yeux, — un chapc- Conduite ) let à la portée de la main; et prendre l'habitude pendant / de sanctifier chaque heure, quand on est seul, la maladie \ par une dizaine de chapelet, par un ave Maria au moins.

Se préparer de bonne heure à recevoir les sacrements et les demander avec instance.

Se montrer patient, soumis, reconnaissant, ne pas séparer la confiance en Dieu de la confiance aux médecins et aux remèdes; — et mettre dans ses affaires temporelles l'ordre que demande la justice

L EXTREME-ONCTION

maliulic

ati

pitWkt

«le

vue

surnntiirel

Le démon

près

des

malades

combattu

par la puissance

de

l'Extrême-l

Onction

Le démon

redouble

de rage

pour que

l'âme

meure

dans

\son péché

ou

pour

qu'elle

to^nbe

dans

le

désespoir.

Aussi

il se

montre

plus que

jamais

C'est le fort armé, dit l'Ecriture

C'est un lion rugissant et furieux

qui rôde cherchant une proie à

dévorer {\aViQ..x\,1{.-\ Pet. v, 8).

A susciter parmi leshonmiesdes

ennemis à Dieu.

A arracher des âmes à Dieu.

A rendre coupables pour les rendre malheureuses, les âmes qui sont surtout sur le point de lui échapper.

2 „ I Q^' ^'^^^ attaqué à Adam et à 7 -C. S, 2^ \ Qui s'est attaqué à Dieu dans son n ^^ ' éternité.

§'5 /Qui s'acharne sur l'âme qui est afTai- § "■( blie parla maladie.

, Il se glisse partout et en tous

temps. 11 s'insinue jusqu'aux

plus cachés des replis de l'âme.

Sur l'espoir de la guérison.

Sur le retour facile à Dieu

après la guérison.

Sur la difficulté de la confes- ; \ sion avant la guérisoi.

; jSur la fatigue occasionnée r par les sacrements et qui ^ retarderait la guérison.

I II ne se lasse pas. C'est une ) victime qu'il attend.

I II recommence quand il est ' repoussé.

L'Ecriture l'ap- / Sur la foi.

pelle légion ; il VSur l'espérance.

attaque le ma- )Sur la pureté. lade sur tous \Sur l'amour de les points à la i la vie et des fois : ( plaisi7's.

Ennemi

méchant

met

sa joie

Ennemi

lia

pour symbole

le serpent

Ennemi acharné

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

CanOTi« du Concile de Trente sur rExtrênie-Onctlon

Canons

du Concile

de

Trente

sur

l'Extrènie-

Ouction

I. Si quelqu'un dit que rExtrême-Onction n'est pas, en vérité et dans le sens propre, un sacrement institué par Notre-Seigneur Jésus- Christ, et promulgué par le bienheureux Jacques, apôtre, mais que c'est uniquement un rite transmis par les Pères, ou une invention des hommes, qu'il soit anathème !

II. Si quelqu'un dit que la sainte onction des infirmes ne confère pas la grâce, et ne remet pas les péchés et ne soulage pas les malades, mais qu'elle a perdu toute vertu comme si dans l'antiquité elle n'était pas autre chose que la grâce des guérisons, qu'il soit anathème !

III. Si quelqu'un dit que le rite de l'Extrême- Onction et la coutume observée par l'Eglise romaine dans son administration sont contraires à la pensée de saint Jacques, qu'il faut donc les changer et que les chrétiens peuvent les mépriser sans péché, qu'il soit anathème !

IV. Si quelqu'un dit que les prêtres de l'Eglise appelés par saint Jacques auprès des malades pour leur faire l'Onction, ne sont pas les prêtres ordonnés par l'évèque, mais les personnes les plus âgées dans chaque communauté, et qu'ainsi le prêtre seul n'est pas le ministre propre de rExtrême-Onction, qu'il soit anathème !

L'ORDRE

sonnAïKE

!• La définition et la nature de l'Ordre.

2" Les différents degrés de l'Ordre.

3' La nécessité de l'Ordre.

4° Les effets de l'Ordre.

5' La grandeur de l'Ordre.

ô° La constitution de l'Ordre.

7° Le célibat ecclésiastique.

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