GRANDEUR DIT SACREMENT DE L ORDRE
Des
pouvoirs
que ce
sacrement
donne
au prêtre
i' Pouvoir
sur \e corps naturel
de iJésus-Clivisl
Le prêtre en est
Al', même titre que Dieu. Dieu engendre son Fils de toute éternité, le prêtre engendre, en quelque sorte, le Fils de Dieu lui créant un corps et une âme, qui ne font qu'une seule et même personne.
Ah même titre qu,e Marie.
Dieu, dit M. Ollier, a fait dans son Eglise deux prodiges ressemblants: la T.-Ste Vierge et le -prêtre. — Tous les deux donnent la naissance au Fils de Dieu.
Le prêtre prend tous les jours le corps de J.-C.
entre ses mains. — Il l'offre à l'adoration des fidèles ; il l'enferme dans la solitude du ta- Le I bernacle ; il l'expose conser- j sur l'autel. — Tout ce valeur \ qu'il veut, comme il et le 1 leveut,aussilongtemp3 maître J qu'il le veut, J.-G. l'exécute avec une obéissance, une ponctualité, un abandon qui sont le modèle de la plus entière soumission.
Le prêtre se nourrit lui-même du corps de Jésus-Christ ; il en nourrit les autres ; il le porte aux malades ; il le donne à tous ceux qui le réclament.
L ORDRE
m fi
Il les fait naître à la vie réelle, la vie de la
grâce, la vie éternelle.
Il les nourrit par la dispensation de la parole
divine et de la sainte Eucharistie.
Il les guérit quand elles sont malades et les arrache à la mort quand elles ont perdu la 2» I vie.
Pouvoir III leur donne, après les avoir, par l'Extrêmesur 1 Onction, purifiées de leurs dernières souil-
le cor/is I lures, le viatique qui les mène au ciel. mystiqti.e /Et si ce prêtre a reçu par l'épiscopat la plénide \ tude du sacerdoce, il les anime de Tesprit Jésus- j de Dieu même en leur imposant les mains, Christ : | et par la collation de l'Ordre, il pe>rpétue les I dans l'Eglise le sacerdoce qui à toute heure âmes. ff offre le sacrifice et continue toujours l'œuvre de Jésus-Christ.
Il est leur juge, — leur père, — leur pasteur, — leur défenseur. — 11 a pour elles une puissance que même la mère de Dieu, Marie si puissante et si sainte, n'avait pas : la puissance de les jiardonner.
Un être plus divin que terrestre, séparé du reste des hommes par la continence, par la sublimité de ses fonctions, par un appel direct de Dieu.
Un être devenu la propriété exclusive de Dieu et qui sur la terre, a pour fonction spéciale de louer Dieu, de Tadorer, de le faire connaître, de le détendre ; — de renouveler perpétuellement l'offrande du sacrifice qui a sauvé le monde et qui le maintient encore dans la paix.
Du
caractère
dont
ce
sacrement
revêt
le prêtre.
11 en fait ;
Du
caractère
dont
ce
sacrement
revêt
le prêtre.
Il en fait
par
rapport
à lui-mcmi
(suite)
Un être en qui il a mis une si puissante grâce de supplication, d'intercession, de médiation que ce qu'il y a de plus élevé, de plus comblé des dons divins peut recevoir encore quelque bien du crédit de ceihxonble prêtre auprès de Dieu. Voilà pourquoi le chrétien, quel qu'il soit, serait-il revêtu de la dignité épiscopale, se recommande à ses prières : l'évêque qui vient de l'ordonner lui dit : Pric^ pour moi. Un être devenu, par l'ordination, d'une grandeur au-delà de toute pensée humaine. // estjirttre, sacerdos, sacré. Tout en lui est sacerdotal, c'est-à-dire, divin. 11 pense d'une manière divine, il aime d'un amour divin; il vit, ce n'est plus lui qui vit, c'est Dieu qui vit en lui, et qui agit par lui; toutes ses œuvres sont divines. Aussi quand il lève la main pour bénir et pour consacrer, il y a un immense tressaillement de joie, sur la terre où il apporte la paix et le pardon, — dans le ciel où il augmente la gloire accidentelle de Dieu, — dans le purgatoire où il apporte le soulagement et la délivrance. — C'est cette grandeur qui a fait dire à S. Thomas ; Si je rencontrais un prêtre et un ange, je saluerais d'abord le prêtre.
D'éclairer les âmes en leur faisant connaître la
spensateur de la vie divine en pardon et la grâce.
entre Dieu et les hommes, tenant à la fois du ciel et de la terre. De conduire les âmes à travers les difficultés de la vie jusqu'à la paix de l'éternité. De se sacrifier enfin lui-même pour le salut I ' éternel ^\ méniepourla vi(^ maténelledetous. ^; Dont les Anges sont les .serviteurs, s \ Devant qui tremblent les démons.
Que la terre regarde comme son Sauveur. :r' / Que le ciel admire comme le prince qui lui ^ conquiert des élus
g u eciairer les urnes |,^l la vérité.
2- t'y D'être le dispensai %-%\ donnant le pardoi "" â^; D'être le médiateur (
Du
caractère dont ce
sacrement revêt le prêtre.
Il en fait
par I I rapport j-;l aux hommes
1 Qu'il ne repousse jamais.
Qu'il assiste et pour qui il se dépouille.
Qu'il aime et en qui il voit Jésus- Christ.
, Qu'il visite malgré les répul gnances de la nature.
I Qu'il soigne avec amour I Qu'il encourage.
' Qu'il mène à 13ieu Qu'il console. l Qu'il fortifie.
. Qu'il apaise.
I Qu'il pardonne et réhabilite s'il est coupable.
Qu'il bénit et qu"il protège.
Qu'il éclaire et qu'il conseille.
Qu'il rapproche quand elle est
L'homme
du rnalade
L'homme
de Vaffll'jé
L'homme
de la famille
Qu'il garde pure et sainte.
! L'homme de la société dont il serait le gar-
L'hommel de la prière continuelle
dien, si la société voulait l'écouter, et pour ^ qui il sait donnor sa vie.
Qui apaise la colère de Dieu. Qui attire lesgrâcesdeDieu.
Qui remplace les oublis et les négligences des devoirs dûs à Dieu.
Qui compense les blasphèmes envers Dieu.
Qui forme l'enfant à l'obéissance, Dans ) ^1 au respect, à la pureté, au tra- Tordre { § | vail.
^"virituel \ B IQui retient à l'âge des passions, en fortifiant, en dirigeant, en efTrayant.
Qui rappelle les ordres de Dieu, les menaces et les promesses de Dieu.
Qui apprend à bien vivre et surtout à bien mourir.
MOYENS D OBTENIR LA ORAGE
Parce qu'il passe une partie de sa vie dans l'égliso ou s'accomplissent les grands actes de la religion.
Du
caractère
dont ce
sacrement
revêt le
prêtre.
Il en fait
L'homme de
VEgLise dont il est
le représentant et [en quelque sorte le 2^rocureur
Parce qu'il
personnifie
dans son être
sncré et dans
ses fonctions,
l'auguste assemblée dont les fidèles sont les membres et
que c'est par
lui que doivent
passer tous les
actes religieux
du chrétien. —
Il est le cœur
et la bouche
de l'Kglise
entière — Par
lui le chrétien,
adore, expie,
remercie,
demande
Il prie — et sa prière alors même qu'il la récite seul est la prière de tous. Il ne dit pas à son âme: Prie, mais comme s'il devait être entendu du monde entier il dit : PrioJis, Oremus; et à cet appel les saints du, ciel, les justes de la terre, les pécheurs qui veulent revenir à Dieu, les âmes du Purgatoire viennent se joindre à lui.
// p^^'is — et sa prière, à cause de cette union avec Jésus- Christ qu'a établie en lui le sacrement de l'Ordre, obtient
\ comme celle de Jésus-Christ , aux malades et aux affligés:
la résignation — aux pécheurs endurcis: des grâces de conversion et de remords — aux justes: une augmentation de grâces.
Il prie — et sa prière, portée par les anges, est une réparation des blasphèmes proférés contre Dieu — de l'oubli dans lesquels on laisse Dieu — de l'ingratitude dont on se rend coupable envers Dieu.
4yi
/ /A qui il prêtera langue et ses mains pour accomplir
I I le giand acte du sacrifice de l'autel: l'immolation de
1 Dieu par Dieu lui-même.
I Kii leur communiquant la vérité le bien
4» 1 I de Dieu: et exigeant l'adhésion de
L'homme | Qu'il 1 leur intelligence à celte vérité quelle ! donne I que incompréhensible qu'elle soit, — Dieu { réellement I ce que Dieu seul peut exiger, dont il est | a>'x lEn leur communiquant /a t'i'e c/e Z)«eu : le i créatures ) la grâce qui fait, des âmes à qui coadiuteur / comme \ il la donne, des êtres divins, (2 Pet. et |(! I on j I, l.) a|>rès les avoir arrachées à la conpcrateur | donne j mort et à l'esclavage du démon et (i Cor. 111, 9.) un bien I des passions.
qui est propre] En leur communiquant surtout le corps de Jésus-Christ, et par là, la .vie snbsianiit'lle de Dieu, Dieu lui-même.
Dieu en personne.
Il est appelé comme témoin, comme conseil ou comme agent dans tous les actes les plus solennels de la vie civile, sans lesquels on ne peut ni naître, ni mourir.
Il prend l'homme au sein de sa mère et ne le laisse qu'à la tombe. — Il bénit ou consacre le berceau, la couche conjugale, le lit de mort et le cercueil. Il est l'iuiermédiaire obligé de la richesse et de l'indigence. — Le riche vient à lui pour verser son auiiiône secrète ; le pauvre pour la recevoir,
l'hnmmA I '*''*"^ rougir.
L, nomme Ml est le coniolalcur, par état, de toutes les peines
*w < de I àine et du corps. — Les petits enfants s'accou-
I \ tument à l'aimer, à le vénérer, à le craindre ; les
tuut le monde | inconnus môme l'appellent mon l'ère et à ses pieds les chrétiens viennent répandre leurs aveux les plus intimes, leurs larmes les plus secrètes.
H n'est d'aucun rang social cl il lirnt également à toutes les classes : aux inférieures par sa vie piiuvrc ; aux classes élevées par l'éducation, la science, l'élévation de ses sentiments, i! sait tout, il a le droit de tout dire ; et sa parole tombe sur les intellii;ences et sur les cœurs avec l'autorité d'une mission divine. (Lam.)
MOYENS DOnTENIR LA GRACE.
A un
respect
profond
qui est du
au
prêtre
à cause
Il est envoyé par Jésus-Christ, comme Jésus-Christ est lui-même envoyé par son Père.(Joa. xx, 21). De sa ] Et de même que ceux qui voyaient mission ! Jésus-Christ voyaient son Père, divine \ de même ceux qui voient le 'prttre doivent voir Jésus-Christ ; il tient sa place, il agit en son non (il Cor. v, 20).
iDe sa qualité d'ami de Jèsiis-Christ : Je ne vous appellerai plus mes serviteurs mais mes amis (Joa. xv, 15).
Dieu qu'il fait descendre dans l lésâmes; les âmes qu'il fait Du. but \ montera Dieu, qu'il doit < Dieu qu'il tait connaître, aimer, atteindre i servir ; les âmes qu'il ressuscite, qu'il préserve, qu'il conserve.
Qui fait de lui un être surnaturel Du l et l'élève au-dessus des anges, caractère \ lui donnant des pouvoirs qu'ils imprimé i n'ont pas.
eu lui I Qui reste toujours en lui, ineffaçable, indélébile, quelle que soit sa conduite privée.
A une iViivcQ <\\.\c celui quil'ècoute, écoute Jésussoumission i Christ et celui qui le méprise méprisa religieuse \ Jésus-Christ. (Luc x, 16). à tout \ Parce que quand il parle et que sa àozce qu'enseigne j irine est celle de son évêque et celle du le [ Pape, Dieu est avec lui et il ne peut so prêtre ^ tromper ni tromper les fidèles.
prier
beaucoup
pour
eux ;
ils
le doivent
'Par reconnaissance du bien
qu'il leur fait.
.Par intérêt personnel : plus le
prêtre sera saint plus il pourra
sanctifier les âmes.
Par intérêt pour la gloire de
Dieu. Dieu est d'autant plus
glorifié que le prêtre est plus
saint.
Contre les attaques des méchants V par leurs paroles et par leurs Consé- 1 2 1 A les ) actes.
quences 1? |/)ro^(5^er \ Contre les besoins de la vie en leur de 1 5 I procurant tout ce qui leur esi,
cette Is I ' nécessaire,
grandeur y^ ,
i N'introduisant pas dans le sanc-
EUe \^ \ ^ \ ^"'l'^G ceux qui n'y sont pas
doit porter j n" \ respecter ) appelés par la voix des supé-
les j.^ 'es \ rieurs ecclésiastiques, — ni
fidèles 1 3. vocations 1 par violence, ni par insinua-
{ tion, ni par promesses .
A Ne détournant jamais celui qui
facorher i est appelé. — Ce serait un grand
/t'sroca-| crime de la part des parents
tions I d'empêcher une vocation ; ils s'ul-
divines ! tireraient la malédiction divine.
il. diquéns /Donnant largement ce qui peut
par les 1 être nécessaire pour venir en
supé- I aide à une vocation. — Contri-
rieurs | huer à faire un prêtre, c'est se
ccclésias-l préparer une grande récompense
tiques V ;iu ciel.
MOYENS 2 OlîTnNi'R L.\ GRACE.