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CONSTITUTION DU SACREMENT DE L ORDRE

Nous dirons :

1' La matière du sacrement de l'Ordre.

2° La forme du sacrement de l'Ordre.

3° Le ministre du sacrement de L'Ordre. 4° Le sujet du sacrement de l'Ordre.

5° Les cérémonies du sacrement de l'Ordt

-la ^lutlèi'c «lu «>:icrenieti( de l'Ordre.

Matière du sacrement de IrOrdre. — C'est en ^général la présentation des instruments propres à chaque ordre. — Le contact de ces instruments est plus probaTjlemeni aussi matière.

On doit donc veiller à ce qu'ils soient réellement touchés.

En particulier, c'est

du missel.

; du livre des

d'un cierce

IPour le portier : de la clef de l'église.

Pour le lecteur :

.^ Pour l'exorciste

la j exorcismes.

présentation [ Pour l'acolyte ;

et d'un chandelier.

Pour le sous-diacre : la présentation d'un calice et d'une patène vides mais consacres.

Pour le diacre : l'imposition des mains — la tradition du livre des Evangiles — et peut ttre la remise de l'étnle et de ta dalmatique.

Pour le prêtre : l'imposition des mains et la présentation du calice avec du vin et de la patène avec uneliostie.

Pour l'épiscopat ; L'imposition des mains.

> u Forme du KacremcDl de lOrdre

La. forme du sacrement de l'Ordre sont les paroles que l'évêque adresse aux ordinands en leur imposant les mains et en leur faisant toucher les instruments de leurs fonctions. — Le sens de ces paroles indique que l'évêque remet ces instruments, il y a ce semble obligation de les toucher.

3> nluNtre du •«icreiiient de l'Ordre

Ministre ordinaire

Ministre extraordinaire

L'évcque seul. — La tradition des Eglises grecque et latine, les conciles, les rituels sont unanimes sur ce point.

L'évêque quel qu'il soit : catholique, schismatique, hérétique, excommunié, suspendu, interdit... peut conférer validement tous les ordres.

Un abbé, régulièrement élu, conOrmé et solennellement bénit, peut de droit commun, conférer la tonsure et les ordres mineurs à ses religieux protèsseulement, pas à d'autres, auraient-ils des lettres démissoires.

Un simple prêtre pourrait, avec délégation du Souverain Pontife, ordonner même un sousdiacrc.

Ministre iLe Pape dans toute l'Eglise.

légitime: 1 L'évcque i D'origine : né dans son

celui I peut l diocèse,

qui I oruonner \ De domicile : restant réelle-

peut / celui | ment dans son diocèse,

oruonner 1 qui lui \De familiarité restant avec

validement | appartient I lui depuis trois ans.

et I à iD'cxcorporation ou de per-

licitcmcnt ^ tiire : ^ mission

MOYENS d'obtenir LA GRACE.

4o Sujet du sacrement de l'Ordre

1 Nature

du sicjct de

rOrdre.

Ce doit être

Un homme, non une femme : Elles ne peuvent pas, d'après S. Paul, enseigna' dans l'église, mais elles doivent recevoir l'enseignement avec silence et soumission.

(i Cor, XIV, 34). — Les vierges et les veuves appelées Diaconesses dans la primitive église et aidant au baptême des femmes, ne recevaient qu'une simple bénédiction de l'évéque.

Un homme baptisé. — Le baptême seul permet de recevoir les sacrements.

(D'autant plus nécessaire que le sacerdoce est plus élevé. — Nous allons en parler spécialement, cesi-a-aire / A l'attrait pour les

avoir | l choses de Dieu,

la vocation \ Qui peut \ A l'aptitude pour le f se < culte divin, connaître lAla pureté d'intenf lion et au zèle de ' la gloire de Dieu.

Etre en état de grâce quand il est ordonné. Conditions j — L'Ordre est un sacrement rfestn'rani?. spéciales /Avoir été confirmé, pour le sujet Etre d'une naissance légitime, de L-Vvoir l'âge requis par les canons.

l'Ordre. Posséder un titre clérical qui aide à sa sub- 11 doit sistance.

Jouir d'une bonne réputation constatée par

la publication des bans de l'ordination. .\voir les qualités du corps, de l'esprit, et la scif-ncc nécessaire ; toiU cela con&tatc par l'évéque.

N'être, en un mot, soumis à aucune irrégularité ou avoir obtenu dispense.

11 sulTit, pour la tonsure, d'être confirmé, de •savoir les élémcntsdc la foi, lire et écrire.

question est importante ,

l)'af)n"'s l'enseiiine-

ment

do rK.ulise,

ce sujet

devient

prC'tre ;

représente ~ -? \ Jésus-Christ

? H \ il

continue

parmi

les

hommes

son œuvre

de rédemption

et de sanctification.

Or

D'après les ■protestant'^, le liaptèiiic donnerait à tous le droit d'rtre prêtre ; et il sullirait d'une drpuCation humaine ou d'une dèsi(jnation pour qu'un chrétien

S rît rang au-dessus de ses frères et leur istribuât les choses saintes.

D'après les catholiques, te droit d^être prêtre est donné spécialement et individuellement par Dieu. — Puisque le prêtre représente Dieu, Dieu seul a le droit de se choisir un représentant. La raison nous dit que c'est à Jésus-Christ à se choisir son prêtre, à l'incestir de ses pouvoirs. — S. Paul disait aux Hébreux au sujet du sacerdoce ancien : Nul ne peut s^attribuer cet honneur s'il n'est appelé par Dieu comme Aaron. (Hcb. v, 4). S'il en était ainsi pour un ministère figuratif, on ne peut accorder que pour un ministère réel, le pouvoir soit donné par le peuple ou par un prince.

C'est wn attrait qui

Le sujet

de l'Ordre

doit donc :

le porte vers l'autel.

C'est une illumination soudaine.

C'est wne épreuve quelquefois.

Par sa docilité à aller à Dieu.

Par sa soumissionkses maîtres dans la foi.

Etre consacré par le ministre spécial dont nous avons parler.

Il y aurait à parler des obl></ations du sujet de VOrdre selon les différent<i degrés qu'il occupe dans la hiérarchie, et les fonctions qu'il a à remplir ; nous croyons utile de laisser ces indications aux livres destinés seulement aux prêtres.

Rtre

appelé

[par Dieu ,

Répondre

l'appel

MOYENS D'ODTENin LA GRACE.

6a Cérémonies du sacrement de l'Ordre

en \

Les cérémonies

de

Vordina-

tion

des 'prêtres

et celles

de la consécration d'un évoque sont des plus émouvantes et des plus instructives

Soit par l'enseynble de ceux qui y participent ou qui y assistent ; leur nombre, leur piété : l'èvùque entouré d'un clergé nombreux pour l'ordination des prêtres, — trois évèques pour en consacrer un autre : un consécrateur, deux assistants qui peuvent être, par autorisation du Pape, remplacés par des prêtres.

La prostration de tous les ordinands

i entièrement étendus à terre et sur lesquels on récite les litanies des saints.

La porrcction des instruments.

Uimposition des mains de tout le clergé à la fin de l'ordination.

La promesse d'obéissance publiquement faite.

Et pour la consécration d'un évèquc le serment de fidélité qu'il prête de rester fidèle à • Dieu et à l'Eglise. — L'investiture par la crosse, la tnître et Vanneau.

Soit par les paroles si graves, si élevées, si remplies de sages conseils que l'évêque adresse aux ordinands.

Le lieu : Elle doit être faite, à

Nous I moins de permission, par l'é-

renvoyons l vêque du lieu de naissance.

aux livres iLe temps : Le samedi dos qua -

spéciaux, 1 tre-temps, celui avant la Pas-

nous < sion et le samedi-saint, à

contentant 1 moins de permission, pour les

d'indiquer I ordres majeurs. — Un inte*"-

pour I valle d'un an, appelé inters-

Ics ordinations:! tice, doit être gardé entro

\ chaque ordre majeur.

l/ORDIlE

IVotcM coiiiplénientilircs

1* Diynitcs ecclésiastiques.

Il en est, dans l'épiscopat, qni donnent une prééminence de juridiction sur les simples évêques, par exemple celle <ï archevêque, de primat, de ftatriarclie et surtout de Souverain Pontife.

Dignités occiôsiastiques

Ce sont des honneurs et des charges dont sont revêtus quelques mem- Itresdu sacerdoce. — Mais CCS dignités ne modilient en rien le caractère reru

par le

sacrement de

l'Ordre

en est dans l'épiscopat encore, qui donnentMnc| prééminence d'honneur sur les simples évêques et même certains droits, par exemple, le cardinalat. — Les cardinaux prennent, dan.si leur ensemble,!

le nom de socrci Collège

Ils peuvent appartenir à dillërents ordres. 11 en est qui sont évoques, d'autres prêtres simplemont; d'autres peuvent n'être que diacres. llls sont au nombre de soixante-dix : six avec le titre de cardinauxévéqucs — cinquante avec le litre de cardinaux-prêtres — quatorze avec le titre de cardinaux-diacres.

Ils assistent le Pape dans l'exercice de sa juridictiou suprême ; et, en cas de vacance du S. Siège, ils élisent le Pape.

Il en est, dans le sacerdoce, qui donnent une prééminence d'honneur et même certains droits ou pouvoirs sur les simples prêtres, par exemple la prélature romaine et les dignités en usngc; dans le clergé séculier ou régulier: le canonicat,j)ar exemple, l'archidiaconat.

500 MOYENS DOnXEXIR LA GRACE.

2° InstUv.tion des cvéqucs

i' L'institution des évèques est exclusivement réservée au Souverain Pontife qui ne laisse à d'autres que la simple nomination ou présentation de sujets selon les concessions et concordats faits et consentis par lui. Dans le principe, les apôtres choisirent eux mêmes les évêque? des diverses églises qu'ils fondèrent et leur donnèrent leur mission; mais, après leur mort, ce droit fut réservé aux seuls successeurs de Pierre. Ceux-ci purent faire et firent en effet des concessions aux métropolitains et aux conciles provinciaux, mais sans préjudice de leurs droits qui furent toujours réservés. Le suffrage des fidèles et du clergé, autrefois en usage, n"a jamais été regardé comme nécessaire à l'élection.

L'institution des évêques précède la consécration ou le sacre qui appartiendrait de droit au métropolitain ou à 8 \^\ défaut à l'évèque le plus ancien de la province, mais, selon la discipline actuelle, le Pape permet au sujet institué par lui de se faire sacrer par un évêque légitime de son choix assisté de deux autres évêques catholiques.

3' Droits des évoques

D'être supérieurs aux simples prêtres qui n'ont pas la plénitude du sacerdoce.

De conférer les ordres sacrés, la confirmation, de consacrer les saintes huiles, les églises, les rois... D'exercer dans leur diocèse les pouvoirs d'ordre et de juridiction, exceptant les réserves faites par le Pape et . respectant les privilèges des religieux. D ô"^ \ D'être juges dans la foi, avoir voix délibérative dans les E. 1 S"?^ I conciles et juger des matières de foi dans leur diocèse, toujours sous l'approbation du Pape.

D'être inamovibles. — Ce qui n'ôte pas au Pape, dans des cas extraordinaires, le droit de déroger au droit commun. — Les vicaires apostoliques agissent comme simples délègues du Saint Siège,

Con<<(ilii(ioii

Il II sac ■'«■meut

«lirorilre

Not OS

complémen-

laivcs

à' Les Evvqucs in jiartibus iv/idclium.

On appelait île ce nom les évêqiies qui nont pas dons l'Kglise cailiolique un diocèse à admini.<(rcy. — La dis-cipline de l'Kglise étant (|iie jamais un évoque ne soit nommé et sacré que pour un siôgc vacant, soit ancien soit nouveau, lorsqu'il convient qu'un prêtre •reçoive le caractère ôpiscopal sans avoir un diocèse à administrer, le Pape lui donne le X\\rc d'un pays infidèle où il ne peut aller exercer son ministère. — Ce nom a été changé par Léon XIII en celui d'Episcopi tiluUires.

5° Les cures Loscurés sont des prêtres chargés par l'évêque diocésain d u gouvernement dos paroisses. Ce nom leur est donné à cause de leurs fondions quilcsobligent kprendrc soin des âmosqui leursontconliécs. Les curés, une fois institués, ont l'administration de leur paroisse de droit ordinaire et direct et par le seul fait de leur titre. Il ne peut y avoir qu'un curé par paroisse, comme un évoque par diocèse, un pasteur par chaque troupeau, es curés tiennent leur juridiction des évéques d'après l'ordre établi parle Pape; la question si cette juridiction est dcdroit divin ousimploment ecclésiastique, importe peu dans la pratique. Ce n'est que vers le X° siècle que nous trouvons des curés à demeure fixe ou inamovibles. (Devoti.) [Les curésonl le devoir d'olTrir le S. Sacrifice pour le peuple qui leurest confié, — de l'in.struire de ses devoirs, d'administrer les sacrements, de résider au milieu d'eux. — Ils peuvent avoir dos vicaires nommés par l'Kvôque.

Locuré, dit Cormonin, concentreen lui seul tout le gouvornomont moral d'une paroisse. On pourrait ;ï la rigueur, dans un village, se passer de maire ol d'instituteur : on no pourrait, sans tomber dans une espèce de barbarie, se passer de Curé.

D'autres (|uestions sont spéciales au droit canon. Nous n'avons pas ù en parler.

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

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