CÉLIBAT ECCLÉSIASTIQUE
lui-même, il ne présente rien qui choque la raison. Il y a ' même quelque chose de, grand chez celui qui- peut s'élever àj une vertu dont lai faiblesse humaine!
paraît incapable.
Le célibat ecclésiastique est l'état de celui qui, pour rester plus intimement uni à Dieu et pour le servir plus librement et plus parfaitement, renonce à recevoir le sacrement de Mariage. — Il prend aussi le nom de virginité ou de continence. C'est la chasteté dans ce qu'elle a de plus parfait et de plus élevé, donnant à Dieu le corps aussi bien que l'âme. — Il est attaché à VOrdre.
Le célibat est bon en / ^^' P^'^"'. ''^ comprenaient ; et chez eux, celui qui la pratiquait était regardé comme un être supérieur et l'on aurait dit que l'homme se dégradait en perdant sa virginité même légitimement : L'empire romain avait fleuri, dit Tite Live, par le culte de Vesta et était tom,bc avec lui ; et les Vestales étaient vénérables et saintes à raison de la virginité.
Lo célibat a été déclaré / La tradition est unanime à constater que depuis Jésus-Christ l'état de virginité a été plus estimé que celui de mariage :
Les vierges, dit TertuUien, font partie de la famille des anges.
Ils ont dans la chair, dit S. Augustin, quelque chose qui tient de l'ange pilus que de l'homme.
Le Concile de Trente dit avec raison : Si quelqu'un avance que l'état de mariage doit être préféré à l'état de virginité ou du célibat et qu'il n'est pas mieux et plus avantageux de rester dans la virginité ou le célibat que de se marier, qu'il soit anathème. (x.viv, 10).
\)aT S.-C. pt'éférable «j l'état de m ariagc(Mdit .
XIV, 11). Et cette déclaration nous suliit pour accepter cette proposition. S. Paul en donne \)Ourrahon que celui qui est marié est occupé des , choses du monde et de plaire à son épouse; au lieu que celui qui vit dans le célibat ne cherche qu'à plaire à Dieu (i Cor. VII, 8). — De làl cet éloge continuel du célibat dans tout le' monde calholi([ue.
Existence
de cette
obligation
en' \
Tondenent de cette obligation
Ktendue
de celte
oblication
Elle remonte aux temps apostoliques; et dès le commencement, l'Egjise n'admettait dans les ordres que c>'ux qui n'étaient point engagés dans le mariage ou qui, étant mariés, cessaient de vivre avec leurs femmes. — Nous citons seuli'ment ces lignes du Pape Sirice en 396 : A partir de notre ordination, nous tous, prêtres et lévites, sommes tenus par une loi irréoocable de vouer nos cœurs et nos corps à la tempérance et à la charité. — Le concile de CarthageC300)dit,en parlant de la continence des clercs : Nous gardons ce que les apôtres nous enseignèrent et ce que pratiqua l'antiquit '. Elle n'est pas de droit divin mais seulcmont d'institution ecclésiastique et elle n'existe que parce que l'Eglise l'a ainsi prescrit ou en vertu du vœu que fait le clerc au jour de son ordination. — Le célibat ne fut introduit dans l'Eglise que par ordre de l'Eglise elle-même ou des Apôtres. D'où il suit que l'Eglise peut dispenser de cette obligation; mais elle ne le ferait que pour d.-s cas exceptionnellement graves, et Pie Vil valida seulement les mariages sacrilèges contractés par quelques prêtres pendant la Révolution. — L'Eglise grecque ordonne prêtres des diacres mariés et n'oblige que les évoques à se séparer de leurs femmes. Elle s'étend en général à tous les clercs qui ne peuvent exercer aucune fonction ecclésiastique s'ils ne vivent dans le célibat — seulement les ordres mineurs n'imposent pas l'obligation de rester célibataire ; ils peuvent se marier sans aucun péclié même véniel s'ils ont quelque raison de le faire.
Elle s'étend rigoureusement à tous les ordres
sacrés; c'est le Pape S. Léon nui imiposa aux sous-diacres. — Si quetqu'unait que les clercs qui sont dans les ordres sacres ou les réguliers qui ont fait profession solennelle de chasteté, peuvent contracter mariage, malgré la loi de l'Eglise — qu'il soit anathème. (donc, de Tr. xxiv, 2.J
MOYENS d'obtenir LA GRACE.
Cf.
Afin que celui qui doit coopérer à la création et à Timmolation de l'Agneau sans tache, du Fils de Dieu, du Fils de la très pure et immaculée Marie soit pur autant qu'il peut l'être. — Les païens eux-mêmes comprenaient cette pureté: La chasteté jd ait aux immortels, disait Tibulle ; Sot/c:^ chastes quand vous approches de l'autel, disait Cicéron.
Afin que celui qui doit rendre à Dieu les hommages d'une adoration perpétuelle et qui doit prier pour tout le peuple, ait l'esprit plus libre et le cœur plus dégagé. Les œuvres de la chair même permises affaissent l'âme ; l'esprit et le cœur du prêtre doivent être toujours en haut.
Afin que dégagé des affaires de ce monde il soit plus em- |)ressé à se dévouer au prochain. Celui qui n'a pas de famille a le monde entier pour famille.
A,fin qu'il devienne aux yeux de tous un être pour ainsi dire divin, passant sur la terre mais ne s'y ûxant pas, aimant de toute la force de son être mais ne s'attachant
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pas.
Afin qu'il soit lui-même plus précautionné dans ses lectures, dans ses conversations, dans ses repas, dans ses raports avec tous ceux qui l'entourent.
Conclusion. 11 y aurait de longuesl pages à écrire] pour réfuter tout!
ce qui a été dit' contre le célibat ecclésiastique.
Nous donnerons seulement les lignes suivantes!
d'un protestant!
qui a étudié la question sousi toutes ses formes.
En considérant la règle de l'Eglise catholique qui prescrit l'observation du célibat à ceux qui, de leur gré, se vouent ù l'état ecclésiastique ou monastique, — en le considérant ou sous le 'point de vue moral et religieux ou sous le point de vue civil ou politique, on devra arriver à celte conclusion : que cette loi est fondée sur la sagesse et la prudence, — que ces résultats pour le bien-être de la masse du peuple sont immenses et qu'on ne saurait trop en écarter l'abolition. Je regarde la question du célibat comme résolue ». (Cobbeti).
ôO.J
Fautes indivirtuel- Irs contre le céliliat. — Un des prêtres qui vivaient avec saint Augustin étant lonibc dans une!
fiiuto grave, un grand nom lire de personnes en furentscandalisées, et, comme tou-j jours et comme( maintenant encore, firent toml)er sur l'ensemble du clergé cette faute individuelle. Saint Augustin leur répondit par ces paroles qui ont conservé toute leur force :
« Vous cherchez à me déprécier avec mes religieux, parce que l'un ou l'autre d'entr'eux a oublié ses serments... Mais pourriez-vous m'indiquer un endroit, une société sur la terre ou ions soient exempts de toute faute? Il n'est donc i)as étonnant que, malgré la vertu et la piété qui régnent dans ma communauté, il y en ait (jui tombent, puisque, après tout, ses membres sont des hommes et non des anges.
Devrais-je peut-être exiger et prétendre que ma communauté fut plus sainte et plus parfaite que toutes celles qui ont été sur la terre ?
Dans la famille d'Adam, Tun des deux frères fut fratricide.
Dans la famille de Noo, se trouvait l'impie Cham qui insulte son père et fut maudit de lui.
Dans la famille d'Abraham, nous voyons Agar etlsmaël chassés du foyer domesticjue.
Dans la famille d'Isaac, Esaii fut repoussé de Dieu.
Dans la famille de Jacob, il y eut, parmi ses douze fils, lluben qui souilla la co:iche paternelle elles autres qui vendirent Joseph.
Dans la famille de David, Animon fut un incestueux et Absalon un rebelle...
Kl dans la société de J.-C, parmi les douze apôtres, Jacijues et Jean furent ambitieux, Pierre renia son maître. Judas le trahit, le vendit et fut damné...
Est-ce une raison sulfisante pour condamne!' tous les saints Patriarches et leurs familles, — pour condamner Jcsus- Christ lui-même et le collège des apôtres parce qu'il s'en trouva un parmi eux qui faillirent à leurs devoirs?
Non sans doute ! \\ y aurait autant d'injustice de le penser que d'inconvenance à le dire. »
MOYENS D OOTENIR LA GRACE
Conclusion
Rapports de resseinblayice entre le prêtre et Jésus-Christ
/Le prêtre est appelé par Dieu : Que personne I n'usurpe cet honneur s'il n'est appelé de Dieu / I comme Aaron, dit S. Paul(Heb. v, k.)Intro-
\ \ duit dans le sanctuaire sans vocation céles-
te, dit le Concile de Trente, le prêtre ne serait qu'un ravisseur et un intrus. — Jésus-Christ s'otYre à son Père : Me voici ; et son Père l'ac-
Ces rapports de ressemblance
■^ complète-
"ront ce que
nous avons
dit sur la
grandeur
du sacrement de rOidre
\Lo prêtre ,
disent les
saints,
est un
autre
] lésHS-Chrisl.
Cette
parole est
vraie dans
toute
sa
rigueur
cepte (Heb. x, 7. 9)
Le prêtre est choisi aie milieu des hommes (Ileb. V, I.) — Jésus-Christ est homme semblable à nous.
Le prêtre doit être sans tache, corporelle chez les Juifs (Lev. xxr, 17), spirituelle chez les chrétiens. — Jésus-Christ est l'agneau sans tâche et sans souillure (i Petr. i. 19.)
Le prêtre est V homme de Dieu, la part de Dieu, le consacré à Dieu, l'uijent, le ministre de Dieu; pardonnant comme Dieu, consacrant le corps de Dieu qu'il appelle son corps — Jésus- Christ est VHommc-Dieu, agissant en Dieu.
Le prêire reçoit l'onction sainte qui le fait appeler Christ dans la sainte Ecriture — Jésus- Christ a reçu l'onction divine qui lui a mérité le nom de Christ .
Le prêtre offre journeliement le saciifice de l'agneau de Dieu chargé des péchés du mi?nde et lui-même par la continence et la prière s'associe à cette immolation — Jésus-Christ s'immole lui-même pour le salut du monde.
Le prêtre a le pouvoir et le droit d'enseigner, de gouverner , d'administrer les sacrements — Jésus-Christ est établi par son Père maître juge suprême de tous.
Le prêtre, en un mot, suppose, signifie, démontre Jésus-Christ, Homme-Dieu, Jésus-Christ tel que l'univers chrétien le reconnaît et l'adore.
L OllIJUE.
Le sacrement de l'Ordre et l'intérêt temporel de la société
Il est impossible d'établir la vertu, la justice, la morale sur des bases tant soit peu solides, sans le tribunal de la pénitence, parce que ce tribunal, le plus redoutable de tous les tribunaux, s'empare de la conscience des hommes, et la dirige d'une manière plus ellicace qu'au- C'est à cun autre tribunal,
un 11 est impossible d'établir le tribunal de la péni-
protestant tence sans la croyance à la présence réelle de que Jésus-Christ dans l'Eucharistie et à sa réception
nous réelle par la comnuinion, — parce que, sans
empruntons! cette croyance, la communion perd sa valeur et cette I sa considération. Partout où la présence réelle conclusion 1 a été niée, la confession a cessé. Pourquoi en — I efl'et, prendre tant de soin à garder purs son
La vertu, corps et son âme, si on n'a pas à recevoir récita I lement dans ce corps et celte âme le corps et justice, I l'âme de .lésus-Christ ? et comment se garder
la \ pur sans la confession ? morale, \ll est impossible d'avoir la présence réelle et perdit 1 pétuelle de Jésus-Christ au milieu de nous, Fitz J sans un prêtre qui produise Jésus-Christ, William. constate sa présence, le garde, le conserve, le doivent distribue aux fidèles.
servir II est impossible d'avoir un prêtre sans un sade crenient qui, d'un homme ordinaire en fait
base à tous l'homme ae Dieu et le consacre exprès pour les cette grande œuvre; la production de Jésus-
gouverne- Christ.
ments : Or, 11 est donc impossible de former un système de rjouvernement quelconque qui puisse être perj mancnt et avantageux, à moins qu'il ne soit I appuyé sur la religion catholique romaine, I et d'admettre, avec elle, le sacrement del'Or- \ dre, principe et base de la pénitence et de la \ communion.
MOYENS DOBTENIR LA GRACE
rnnons
du CoDPile
de Trente
sur l'Ordre
I. Si quelqu'un du qu'il n'y a point dans la loi nouvelle de Sacerdoce visiljle et extérieur; ou qu'il n'existe aucun pouvoir de consacrer et d'offrir le vrai corps et le vrai sang du Seigneur, et de remettre ou de retenir les pêchers, mais rien de plus qu'un office et qu'un simjile ministère de prédication de l'Evangile ; ou que ceux qui ne prêchent pas ne sont nullement prêtres, qu'il soit anatiième !
II. Si quelqu'un dit qu'il n'y a point dans l'Eglise catholique, outre le sacerdoce, d'autres Ordres majeurs et mineur.-;, par lesquels, comme par autant de degrés, on arrive au sacerdoce, ({u'il soit anathèMie 1
m. Si quelqu'un dit que l'Ordre, ou l'Ordination sacrée, n'est pas vraiment et pro,ircment un sacrement, institué par Notre-Seigneur ; ou que c'est là une invention humaine, imaginée par des ignoraiits, étrangers à l'histoire ecclésiastique; ou que c'est seulement un certain rite employé dans l'élection des ministres de la parole de Dieu et des sacrements, qu'il soit anaihème!
IV. Si quelqu'un dit que l'Esprit-Saint n'est point donné par la sainte Ordination, et qu'ainsi l'évêque dit en vain : ((Recevez le Sa! ut-Esprit, » ou qu'elle n'imprime pas un caractère; ou que celui qui fut prêtre autrefois [leut redevenir laïque, qu'il soit anathème !
V. Si que!i[u*un dit que l'onction sainte, dont l'Eglise sesjrtdans l'Ordination, non seulement n'est pas requise, mais qu'elle est, aussi bien que les autres cérémonies de l'Oidre méprisable et pernicieuse, qu'il soit analliome !
VI. Si quelqu'un dit que dans l'Eglise catholique il n'y a pas une hiérarchie divinement ordonnée et instituée, qui se com|)Ose d'évêques, de prêtres et de ministres, qu'il soit anathème 1
VU. Si quelqu'un dit que les évêques ne sont pas supérieurs aux prêtres, ou qu'ils n'ont pas le pouvoir de conlirmer et d'ordonner ou que le pouvoir qu'ils ont leur est commun avec les prêtres ; ou que les Ordies conférés par eux sans le consentement ou rappel du peuple, ou de la puissance séculière, sont nuls ; ou que ceux qui n'ont été ni validement ordonnés, ni envoyés par la puissance ecclésiastique et canonique, mais qui viennent d'ailleurs, sont néanmoins de légitimes ministres de la parole et des sacrements, quil soit anathème î
VIII. Si quelqu'un dit que les évêques, élevés à cette dignité par l'autorité du Pontife romain, ne sont jias de légitimes et vrais vêques , mais une création toute humaine, qu'il soit anathème !
LE MARIAGE
KUnUAIRK
\' La définition et la nature du Mariage.
2° Les différents noms donnés au Mariage.
3° La nécessité du Mariage.
4' Les effets du Mariage.
h" L'unité du Mariage.
6° Les empêchements du Mariage.
7° La grandeur du Mariage-
8" La constitution du Mariage.
9° Les conditions du Mariage.
10° Les obligations qu'impose te MariaQ'^ 1 1° Le divorce.