‹ Sommaire de la doctrine catholique en tableaux synoptiquesChapitre 134 sur 152 · DEFINITION ET NATURE DU MARIAGE · texte numérisé non relu

DEFINITION ET NATURE DU MARIAGE

\ ci-

Par lequel nu homme et une femme s'unissent d'une manière stable pour former ensemble une société perpétuelle. — Sous ce rapport, le Mariage est soumis à toutes les règles des contrats en général et du contrat de Mariage en particulier. Par lequel sont réglés certains droits utiles à la société, soit dans les rapports des époux entr'eux soit dans leurs rapports avec leurs enfants. — Les lois civiles qui ont réglé ces droits n'influent en rien sur le contrat naturel existant avant elles et sans elles.

Par lequel le contrat naturel est sanctionné par l'autorité de Dieu. — Ce contrat religieux a existé en même temps que le contrat naturel et a été directement établi par Dieu comme nous le verrons plus loin. Aussi sous la loi primitive, sous la loi juive et chez presque tous les peuples anciens, le Mariage n'était pas une simple convention naturelle, mais était accompagné de cérémonies religieuses et de prièr^'S solennelles.

Comme un contrat sacramentel ou un sacrement qui reproduit toutes les obligations du droit naturel en y ajoutant ce qui est nécessaire à la dignité du sacrement. — Nous allons en parler spécialement. — Le Mariage ne forme ([ivun seul contrat qui prend différents noms selon les rapports sous lesquels on lo considère.

Comme

un contrat naturel

Comme

un

contrat

social

ou

Comme

contrat

religieux

LE MARIAGE

lU

Le Mariage est un sacrement qui forme une union sainte et inséparable entre l'homme et la fem- Défini- I ync — leur donne la (jrâce de tion \ vivre chrétiennement dans cet ctat — d'avoir li'(jitiinement des enfants et de les élever dans la crainte de Dieu.

jC'est un signe sensible. — Ce signe consiste dans le consentement mutuel dos doux époux exprimé d'une manière formelle.

Le

Mariage

comme

sacrciixnt

Explication des mots

délinition

Le

Mariage

est un

sacrement

Il atout

ce qui

constitue un

sacrement

Institué

par

.lésus-

Christ

Institué

pour

nous

sanctitier

Plusieurs Pères pensent qu'il l'institua aux noces de Cana quand il bénii et sanctiliale mariage auquel il assistait

Dautres pensent, et c'est l'opinion généralement reçue — qu'il l'institua après sa résurrection quand il donna aux Apôtres, pour la sanctilicalion des âmes, des préceptes qui ne sont pas consignés dans les livres saints, mais que la tradition nous a transmis.

Jésus-Christ, dit le I Concile de Trente, nous a mérité une grâce qui perfectionne l'amour naturel dos époux, allermit leur union indissolulile et les sanciilie.

MOYENS D OBTENIR LA GllADE.

Le

Mariage

comme

sacrement.

Explication des mots

définition

L'Ecriture sainte le dit formellement par la bouche de S. Paul qui parlant de l'amour mutuel que se doivent les époux, ajoute : Ce sa- 1° • \ crement est grand. (Eph, v, 25). Le I La Tradition est formelle aussi, et

Mariage \ le Concile de Trente l'a défini : Si est un j quelqu'un dit que te mariage sacrement | n'est point vraiment et proprement un des sept sacrements de la loi cvangèlique... qu'il soit anathcme. (Sess. xxiv, c. 1).

(Cette union fait l'essence du Mariage. — Le consentement mutuel est la cause de cette union. — La consommation du Mariage en est une suite et n'est même pas nécessaire pour la validité du Mariage.

Le Mariage

est

une union

sainte

et insèparccble'

entre

l'homme

et

\ la femme

union

, renferme

l'union

De l'esprit et de la volonté,

Des biensde la fortune et du travail.

Des joies et des peines.

Des corps : Ils ne feront qu'une même chair (Gen, n, 24).

Celte union

est

sainte

Voulue par Dieu.

Bénite par Dieu.

Tendant à Dieu.

Irrévocable : Nous en parlerons plus loin.

m: MAniAGE.

Le Mariage V donne la ijràcc ' de vivre chrè~ tienncm dans cet

chrè- I icnt I état [

C'est une suite nécessaire de l'élévation du mariage à la dignité de sacrement. — Il doit donner la puissance de se sanctilicr dans cet état voulu par Dieu.

Le

Mariage

comme

sacrement

Explication des mots

de la délinition

Le Mariage

donne le

droit

d'avoir

Ictjiéimc-

vient des

C7ifants

C'est la fin véritable pour laquelle Dieu a institué le Mariage. — Mais c'est un droit non une obtijation : il y a eu véritable Mariage entre la très sainte Vierge et saint .losepb.

<^ C'est la fin du Mariage. Ils commettent donc un crime, dit Mgr Gousset , ceux qui, par quelque moyen que ce soit, mettent un obstacle à cette fin. Ils sont homicides , dit le catéchisme du Concile de Trente.

5° Le Mariage . Ce n'est pas uniquement pour impose l'nbli- \ laisser des héritiers de ses (jation d'élever 1 biens que Dieu veut qu'on ait les enfniils dans \ des enfants — mais pour en

la crainte de 1 faire des serviteurs de Dieu Dieu [ et des saints dans le ciel.

Le Mariage institué d'abord par Dieu lorsqu'il bénit Adam et Eve et qu'il leur dit : Croisses et multiplier ; Vhomme quittera son père et sa mère et s'attacheraà son cpouse{Gen. i. 22. H. 25) a été élevé par Jésus-Christ à la dignité de sacrement ; il est donc bon et saint en lui-môme : Si vous aver pris une épouse, dit S. Paul, vous n'avez pas péché (\. Cor. yiu 27.J

MOVENS DUUTENIR LA GRACE

, Ce contrat n'est pns le Mariage. — « C'est un point de la doctrine de l'Eglise, dit Pie IX, que le sacrement n'est pas une qualité accidentelle ajoutée au contrat, mais qu'il est de l'essence même du mariage de telle sorte que l'union conjugale entre les chrétiens n'est légitime que dans le Mariage sacrement hors duquel il n'y a que concubinage. — Une loi civile qui supposant le sacrement divisible du contrat, prétend en régler la validité, contredit la doctrine de l'Eglise, usurpe ses droits et dans la pratique met sur le même rang le concubinage et le sacrement. — La loi civile doit prendre pour point de départ la validité ou l'invalidité du Mariage comme l'Eglise les détermine, et partant de ce fait qu'elle ne peut contester, en régler les eilets civils, »

Si

Ce contrat

peut

varier

selon chaque

pays.

On peut

cependant

ramener

cinq

points

•principaux

les lois

qui

les règlent

Lois imposant des obligations réprouvées par la loi chrétienne. — On ne doit pas s'y soumettre.

Lois permettant ce qu'interdit la loi chrétienne. — On ne doit pas en user.

Lois imposant des restrictions que ne prescrit pas la loi chrétienne. — On peut, on doit même se soumettre, dès qu'elles n'ont rien d'opposé à la foi et aux mœurs; ainsi la loi qui exige le consentement formel des parents pour les enfants qui n'ont pas un certain âge.

\Lois prescrivant des formalités et des actes par lesquels n'est pas violée la loi chrétienne. — On doit leur obéir. — Ainsi la loi de se présenter à la mairie avant d'aller à l'église.

Lois qui règlent les conséquences temporelies du Mariage pour lesquelles laisse libre la loi chrétienne. — On doit s'y soumettre.

Page 1