VI
MOYEXP d"OBTEX[R LA GRACE.
3a InstUutiou de rEiicliarisfie
Ch'constances
de
cette
institution
Nature
de
cette
institution
L'Eucharistie est
à la fois
C'est la veille de[ sa mort que Jésus-Christ institue l'Eucharistie; or la veille de la mort pour tout homme qui jouit desesfacultésestf
But ^ de
— cette institution '
Le moment le plus solennel de la vie.
Le moment où les paroles qu'on prononce quand surtout elles ont pour but l'avenir d'une famille, doivent être claires, précises de manière à ne donner lieu à aucune ambiguïté.
Un dogme à croire; or pour croire un dogme il
faut qu'il soit exposé avec clarté.
Une /oi à observer; or pour observer une loi il
faut qu'elle soit exprimée avec netteté. Un sacrement à recevoir ; or pour recevoir un
sacrement il faut savoir en quoi il consiste. Un testament à exécuter ; or pour exécuter un testament il faut qu'il soit formulé de manière à n'engendrer aucune discussion.
Jésus-Christ veut laisser à son Eglise qu'il est venu fonder, à ses apôtres qui en seront les soutiens et qui continueront son œuvre, à tous les fidèles qui en seront les membres, 7xn gage de son amour, il veut leur montrer qn^il les aime jusqu'à l'excès... Ce gage qu'il leur laisse doit donc être digne de son amour, de l'amour d'un Dieu qui est infiniment bon, infiniment aimable et infiniment puissant ; — et puisque pour preuve de cet amour il leur donne un peu de pain, leur disant : c'est mon corps et un peu de vin, leur disant : c'est mon sang; il laut que ce soit vraiment son co7'ps et son sang. Un peu de pain et un peu de vin n'eussent pns répondu à l'amour infini de Jésus-Christ.
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
~ I rr I -^ '
C'était le jeudi soir, veille de la passion et de la mort
de J.-G. Le divin Sauveur était avec ses disciples
l mangeant l'agneau pascal dans ce repas qui a gard j
I le nom de Cène. Après avoir soupe il 'prit du 'pain,
I le rompit, le dowaa à ses disciples en diswnt :
Prencj et mci'arje^, ceci est mon corps. — Puis
aya'at aussi pris la coupe où il y avait du vin
il la bénit etla présenta à ses disciples, en disa'at :
Prenez et buve^, car ceci est mon sa'ng... Jésus
ajouta aussitôt : Toutes les fois que vous ferc:; ceci
' faites le en mémoire de moi.Q,ïa.t. xxvi, 26, L.xxu 19).
o Ce qui était du pain et du vin avant la pa-
cath r^ 1 rôle de Jésus-Christ, cesse d'être du pain et
et^*^^ i ^^ ^'^^ ^^ ^^^ réellement, d'après les paroles
naturel I ^^ Jésus-Christ, son corps et so'n sa'ng,
' son âme, sa divi'nitc. Lui tout entier.
■ Les uns disent: Le pa^7^ signifie le corps
de Jésus-Christ. — Mais le texte dit :
Ceci est, et non pas: Ceci signifie.
Les autres disent : La grâce est reçue
par le •moyen du pai'n. — Or le
texte ne dit pas : Recevez la grâce
en "mangeant ce pai'n, mais mange:;
ce'pain qui est mo'n corps.
Sens iLes autres disent : L'Eucharistie est
hérétique 1 wa signe ou une figure da'ns lequel
et non / Jésus-Christ ne se trouve que par sa
conforme \ vertu. — Or le texte ne parle pas de
au I la puissance de Jésus-Christ mais
texte J de. ■SK présence : Q.QCÏ est.
D'autres enfin, disent que l'Eucharistie renferme la substance du pain et du vin avec la substance du corps et du sang de Jésus-Christ. — Or le texte ne parle pas du pain et du corps de Jésus-Christ, mais du pain qui est, qui est devenu le corps de Jésus- Christ.
l'JS
MOYENS D OBTENIR LA GRACE
Par les pcaroles
de saint Paul
qui
supposent
et affirment
la réalité
l'Eucharistie
Elles reproduisent textnellement les paroles des saints évangiles; et l'apôtre ajoute qu'il les a lui-même entendues des lèvres du Seigneur (i Cor. xi, 25).
Elles accusent de profaner la personne mémo de Jésus-Christ, celui quiprofanelepainet le vin de l'Eucharistie : Celui qui mange ce pain ou boit ce calice indignement est coupable du corps et du sang du Seigneur ([ Cor. XI, 27). — La profanation de l'image d'une personne peut être une injure, elle n'est pas un attentat contre la personne ellemême. — De plus, pour qu'un corps soit réellement profané il doit être présent. Elles affirment que celui qui mange et boit indignement le pain et le vin de l'Eucharistie, mange et boit sa propre condamnation ne discernant pas le corps du Seigneur (V. 29). — Si ce pain n'est pas réellement le corps du Seigneur, ces paroles restent dans le vague et n'ont pas d'application.
Elles exigent qu'avant de manger le pain de l'Eucharistie chaque fidèle s'éprouve luimême afin de n'être pas coupable. — Si ce pain n'a pas une vertu pjropre,di quoi bon cette épreuve ? S'il ne produit son effet sur l'âme que ji'^'-'*" ^<^^ /^^ ^^'^^ laquelle on le mange, comme disent les protestants, le \ manger sans la foi, c'est se priver de son effet, mais ce n'est pas être coupable. Les ennemis de la réalité de l'Eucharistie c'est-àdire de la présence réelle de Jésus-Christ sous les espèces du pain et du vin conviennent que cotte réalité est acceptée, crue, enseignée depuis le septième siècle, — mais ils prétendent qu'avant cette époque la croyance de l'Eglise n'était pas aussi précise. Nous allons seulement rapporter un seul texte des rires de chacun de ces premiers siècles.
tt
LA TRES SAINTE EUCHARISTIE
l'jy
ti-
ffi
P' siècle. — L'Eucbaristio est la chair de Jésus-Christ, celle qui a souffert pour nous. (S. Ignace cité lucr Théodoret.)
W siècle. — Nous tenons des Apôtres que cet aliment qu'on appelle chez nous Eucharistie est le corps et le sang de celui qui s'est fait homme pour nous. {S. Justin.)
IW" siècle. — Lorsque vous goûtez le pain et la coupe du vin, vous mangez et vous buvez le corps et le sang du Seigneur. {Origène.)
IV" siècle. — Puisque Jésus-Christ, en parlant du pain qu"il tenait^ a déclaré que c'était son corps, — et en parlant du vin que c'était son sang, qui os( ra révoquer en doute cette vérité ? {S. Cyrille de Jérusalem.)
\^ siècle. — Ce qui est dans le calice est ce qui a coulé du côté de Jésus-Christ. {S. Chrysostôme.)
VI° siècle. — Avant d'être consacré le pain et le vin conservent leur substance, mais la parole céleste une fois prononcée c'est le corps et le sang de Jésus-Christ (S. Ccsaire d'Arles.)
VII' siècle. — Le pain que nous rompons est le corps de Jésus-Christ qui a dit lui-même : Je suis Icpain de vie; et le vin que nous buvons (au sacrifice) est son sang. (S. Isidore de Séville.)
VIII° siècle. — Jésus n"a pas dit : Ceci est la figure de mon corps, mais ceci est mon corps. — Il n'a pas dit : Ceci est la figure de mon sang, mais ceci est mon sang. (S. Jean Damascène.)
Le Père Péronne donne en quelques lignes le résumé de la doctrine des Pères : « Quelques uns disent expressément que Jésus-Christ s'unit à nous corporellcment — d'autres qu'il nous nourrit de sa chair, ce que n'a jamais fait ni pasteur ni mère ; — d'autres expliquent pourquoi Jésus-Christ se donne à nous sous la forme du pain et du vin, — d'autres comparent le changement qui se fait sur Tautel au changement ([ui se fit aux noces de Cana. — Tous parlent de l'Eucharistie
1 comme d'un sacrifice dans lequel la victime est la
I même qui fui étendue sur la crèche et sur la croix. »
"iou
MOYENS d'obtenir L.V GRACE.