‹ Sommaire de la doctrine catholique en tableaux synoptiquesChapitre 91 sur 152 · partie JGe mélange n'est pas nécessaire à · texte numérisé non relu

partie JGe mélange n'est pas nécessaire à

du I la validité du Sacrement ; s'il

vin qui est I n'y a pas d'eau, le sacrement

dans I a lieu tout de môme. (Conc, de

le calice. I Trente.)

Une plus I — Cette eau se change avec le vin petite 1 au sang de Jésus-Christ médiaquantité \ tement ou immédiatement , ce sulïit. » n'est pas défini.

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

fi

Symbolisme

de la

matière

de

rEucharistie.

La

matière

de l'Eucharistie

choisie

par

Jésus-Christ

nous facilite

l'intelligence

des effets

ce sacrement

dont nous

aurons a

parler

Le pain et le vin sont la nourriture principale et ordinaire de notre corps. Ils se répandent dans tout le corps, entretiennent et fortifient sa vie. — Jésus-Christ s'est caché sous les espèces du pain et du vin pour nous indiquer que sa présence en nous produit sur notre âme les effets que produisent le pain et le vin sur le corps, entretenant et fortifiant sa vie. — C'était du reste par la manducation d'un aliment, présenté par le démon, que l'homme avait empoisonné la vie de son âme et celle de son corps ; c'est par la manducation d'un aliment présenté par Dieu que l'homme détruit l'effet de ce poison et redonne la vie à son âme et à son corps.

Le pain et le vin se changent, par les seules forces de la nature en notre chair et en notre sang. — Cette action bien connue contribue à produire et à conserver en nous la croyance que la substance du pain et du vin est changée, par la puissance divine donnée aux paroles de la consécration, au vrai corps et au vrai sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Le pain et le vin sont produits par l'union de plusieurs grains et de plusieurs raisins unis ensemble d'une manière inséparable. — Cet état contribue à nous faire comprendre et pratiquer l'union qui doit exister entre ceux qui participent à ce sacrement. — Cet état est aussi un mémorial de la Passion du Sauveur dont le corps fut broyé et dont le sang fut répandu.

C f CL,,

LA TRÛS SAINTE EUCHARISTIE. 245

Su Forme de l'Kucharisde

'Elle consiste essentiellement dans Ies[ Sur le pain

paroles suivantes prononcées par le prêtre V Ceci e^t mon au nom et comme représentant de Jésus-) corps. Christ, non d'une manière liistoricjue jSur le vin: mais assertive et efficiente, 'produièanil Cccieitmon ce qu'elles signifient : [. sang.

Elle consiste encore dans les paroles que l'Eglise a insérées au canon de la messe commençant par ces mots : Qui fridiè quàm pateretur etfinit^sant par: Qui pro multis effundctur. — Le moindre changement dans ces paroles regardées comme sacramentelles, deviendrait facilement mortel lors môme qu'il ne serait qu'accidentel.

IPar tout changement qui ôterait aux paroles essentielles leur vraie signification, disant par exemple Hic (adverbe) est sanguines meus: f*ar toute suppression qui en changerait le sens ou détruirait la force productive des paroles alors même qu'elles resteraient intelligibles; par exemple Hoc corpus meuin en sous entendant est.

Elle rend i

douteuse \ Si elle n'est pas entièrement dite pour la la i partie non absolument essentielle,

consécration (

/ Au moins de péché véniel quand elle n'est pas

Elle \ prononcée avec assez de soin et que, par la

rend | faute du prêtre, une lettre est substituée à une

coupable i autre. — L'omission du mot enim est, elle

' aussi, au moins péché véniel.

Le Missel indique au prêtre ce qu'il doit faire dans les 1 dilférents manquements qui peuvent lui échapper

MOYENS d'obtenir LA GRACE.

3 > rnion de la matière et de la forme dans rEiicharistle

Cette union a lieu, et par conséquent le sacrement existe, au moment où le prêtre prononce sur le pain et le vin les paroles indiquant que ce pain devient le corps de Jésus-Christ et que ce vin devient son sang.

Présence physique, aQn que la parole ceci, indiquant quelque chose de présent, soit vraie. Présence sur l'autel et même sur le corporal (Benoit xiv). — Si les hosties étaient loin du corporal, alors même que le prêtre aurait eu l'intention de les consacrer, il serait plus probable qu'elles ne le seraient pas. Le prêtre ne pouvant les consacrer, loin du corporal, sans un péché grave, il est plus probable qu'il a retracté son intention. — Dans la pratique il faudait les consommer après la communion avant les ablutions.

1° Toutes les hosties placées par le prêtre lui-même ou par son ordre ou par quelqu'un qui le lui dit sur le corporal ou tout auprès pour être consacrées, le sont réellement alors même qu'^7 ne les voit pas. ou qn'il n'en sait pas le nombre. — Le prêtre doit toujours avoir l'intention de consacrer toutes les hosties convenablement placées sur l'autel pour être consacrées.

2° Les gouttes de vin restées à Vextérieur du calice ne sont pas consacrées; on ne peut supposer raisonnablement que le prêtre ait eu intention de le faire. — Il est plus probable que les gouttes qui, dans la coupe, ne font pas corps avec l'ensemble du vin ne sont pas consacrées. Le prêtre a l'intention de consacrer ce qui se boit, non une goutte. Il en est de de même pour les parcelles de l'hostie détachées avant la consécration. — 11 faut cependant prendre les unes et les autres avant Tablution.

Que

la

matière

soit présente

LA THES SAINTE EUCHARISTIE

Que le prêtre observe exactement les règles établies par l'Eglise et qu'on trouve dans les rubriques du missel romain. — Ces rubriques n'obligent pas toutes avec la même rigueur quoique directives et prescriptives tout à la fois. La faute est plus ou moins grave selon le degré d'irrévérence commise.

Que la matière à consacrer soit convenable à cause du respect dû au sacrement. Il y aurait faute grave à consacrer une hostie fracturée ou salie alors même qu'il n'y aurait pas scandale, si on n'était pas obligé à célébrer et qu'on eût d'autres hosties.

[Que l'hostie repose sur l'autel, sur le cor- Pire' P0''^1 6t même sur la pierre sacrée, r i,-^:fr, \ Q^^ 1^ ciboire contenant les hosties à consacrer et même la custode, quoiqu'elle laisse apercevoir l'hostie à travers une vitre, soient ouverts pendant la consécration.

One le prêtre ne consacre pas trop d'hosties de peur qu'il ne s'en corrompe, si elles restaient trop longtemps dans le Tabernacle ; surtout si ce Tabernacle n'est pas très sec.

Que le prêtre n'ait pas l'intention de consacrer les gouttes de vin qui sont hors du calice ou qui ne font pas, dans le calice, corps avec le vin qu'il y a versé. — Qu'il ne veuille pas non plus consacrer les parccttes détachées avant la consécration.

Constitulioii]

de rEiicburfstiel

Union

de

la matière

et de

la forme

dans le

sacrement

de l'Eucharistie

Cette union

licite exicre

MOYENS d'obtenir LA GRACE.

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CD

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4^" iMiui««tru de l'Kucliarli^lie

Les Evoques et les p?Y'^rcs sont seuls ministres delà consécration Eucharistique. Aux apôtres seuls et à leurs successeurs a été dit ; Faites ceci en mémoire de moi. — Nature I Si quelqu'un dit que par ces "paroles : du < Faites ceci en mémoire de moi, Jésusconsé- j Christ n'a pas établi les Apôtres prêtres, crateur f et n'a pas ordonné qu'eux et les autres prêtres offrissent son corps et son sang, — qu'il soit anathème ! (Concile do Trente S s. xxn, c. 2.) Pour i II suflit qu'il prononce les paroles de consacrer , la forme sur la matière avec l'invalidcment tention de faire ce que fait l'Eglise. 11 doit être en étal de yrâce.

S'il doit continuer une

rt

-rt

ro

rc.

Pour consacrer licitement^

messe que le célébrant, tombé malade, a interrompue après la consécration.

S'il s'est aperçu, après les ablutions, qu'il n'avait pasconsacrévalidement.

S'il ne se rappelle qu'il n'est plus à jeun qu'après la consécration, — ou même avant la .consécration, s'il y a crainte de scandale.

S'il s'agit de ne pas faire manquer la messe à une paroisse un jour de grande fête, même un simple dimanche, si on craint scandale.

S'il y a réellement nécessité de consacrer pour porter le saint Viatique, Il doit consacrer dans un lieu bénit ou consacré, et sur un autel consacré.

doit être à jeun, excepté

LA TRES SAINTE EUCHARISTIE

Ministre 'de l'Eucharistie,

Il peut être considéré

Les prêtres seuls sont les dispensateurs ordinaires. — Le Concile de Trente déclare que selon la coutume observée de toustempsdansrEglise, les lidèlesdoivent recevoir l'Eucharistie de la main du prêtre et que les prêtres, en célébrant la messe, doivent se communier euxmêmes, et que cette coutume doit se garder religieusement, puisqu'elle est établie sur la tradition des apôtres et. ijue Jésus-Christ lui-même en a laissé l'exemple. Car ayant consacré son corps, il le distribua de'ses propres mains à ses apôtres (Sess. xiii, 8).

Les diacres peuvent être les dispensateurs extraordinaires non seulement par la permission du Pape ou de VEccque, mais encore du curé pourvu qu'il y ait motif grave. — Le diacre serait tenu, dans une extrême nécessité et à cause de l'absence d'un prêtre, à donner le saint Viatique (S. Lig.)

Les clercs et les laïques peuvent, en temps de peste par exemple, recevoir des mains du prêtre le sain* Viatique et se l'administrer et même ladministrer à d'autres (Ben. xiv, S. Lig.) — A défaut d'un autre prêtre, un prêtre peut se donner la sainte communion, hors de la messe, non seulement dans un cas de nécessité comme le Viatique, mais encore par simple dévotion (S. Lig.) — Le diacre, en danger de mort, peut aussi se communier et même un laïque.

Constitution

<ie l'Enchariiitie

Ministre

de

l'Eacharistie

Il peut

être

considéré

comme

dispensaleur

Pour le

temps.

peut

CD

donner

la sainte

commu-

nion

Il doit être en état de grâce.

Tous les jours de l'année excepté, le Vendredi- Saint et, d'après l'usage, le Samedi-Saint (si ce n'est en viatique) et tout le temps qu'une église est interdite.

A toutes les heures, s'il y a motif suffisant ; il faut une nécessité grave pour la donner pendant la nuit. L'esprit de l'Eglise est que les fidèles communient pendant la messe après la communion du prêtre.

Partout, s'il y a nécessité grave comme donner le saint Viatique pourvu qu'il n'y ait pas d'inconvénient ; dans les églises paroissiales, les chapelles publiques et même domestiques, si on a une permission spéciale.

Pour les cérémonies indiquées dans le Rituel, soit pour l'administration elle-même du sacrement, soit pour les accidents qui peuvent survenir dont nous n'avons pas à parler ici. Le curé ou son supérieur a seul le droit de distribuer la sainte communion. Tout autre prêtre ne peut le faire licitement sans une délégation spéciale. Il suffit que cette délégation soit tacite et raisonnablement présumée, excepté pour \a.première commxinion, les pâ- .

ques et le saint Viatique pour lesquels il faut une permission plus expresse. La permission de dire la messe emporte celle de donner la communion.

Les religieux ne peuvent donner la communion le jour de Pâques, dans leur église, aux personnes étrangères à leur communauté.

di

Droits du sj^ensateur

LA TRES SAINTE EUCHARISTIE

Ministre de l'Eucharistie

Il peut

être considéré

comme dispensateur.

Obligations

du

dispensateur

Tout prêtre ayant charge d'âmes est tenu en justice à donner ^u à faire donner la communion à ceux qui lui sont confiés, non-seulement au temps de Pâques et au moment de la mort, mais chaque fois qu'ils la lui réclament raisonnablement. Il y a entre le pasteur et ses ouailles un quasi contrat par lequel le pasteur est tenu de pourvoir à tout ce qui est utile pour l'avancement spirituel de ceux qui lui sont confiés.

Tout prêtre ayant charge d'âmes est tenu de rechercher les malades qui ne réclament pas la communion, au moins lorsqu'ils sont en danger de mort.

Tout prêtre ayant charge d'âmes ne paraît pas rigoureusement tenu à administrer l'Eucharistie au péril de sa vie, parce que la sainte communion à l'heure de la mort n'est pas absolument nécessaire.

Tout prêtre, en l'absence du pasteur, est tenu, par précepte de charité, d'administrer l'Eucharistie à un mourant. — Dans les cas ordinaires il n'y est tenu ni par charité puisqu'il n'y a pas nécessité, ni par justice puisque ce prêtre n'a pas charge d'âmes.

De ne pas donner volontairement à une même personne deux hosties, ou d'en consacrer une plus grande pour quelqu'un en particulier.

De ne pas partager en trop petites parcelles une hostie, de peur que celui qui recevrait cette parcelle ne communiât pas.

Obligation charité

Obligation de prudence.

Tout prêtre doit observer

MOYENS D OBTENIR LA GRACE

5o Sujet de rEucharistle

Toute créature humaine vivante et baptisée. Les petits enfants eux-mêmes. On donnait autrefois la sainte Eucharistie aux nouveau-nés en trempant le doigt dans le précieux sang et le leur faisant sucer. Ils participaient ainsi aux biens de l'Eglise auxquels leur donnait droit le Baptême.

1° Les enfants avant l'âge de raison.

2° Les insensés même à l'article de la mort s'ils n'ont

pas de moments lucides.

3° Les sourds-muets s'ils ne sont pas instruits. S'ils sont instruits et disposés, ils peuvent communier, même souvent.

4" Les épileptiques pendant leur moment de crise. ')" Les possédés tout le temps qu'ils sont sous l'action

directe du démon.

6" Les personnes sujettes aux vomissements fréquents ne laissant pas entr'eux l'espace d'un petit quart d'heure.

7° Les personnes accusées de crimes et non encore jugées. — On peut et on doit la donner aux condamnés à mort qui sont disposés.

8" Les demi-fous, s'ils ne distinguent pas l'Eucharistie d'une autre nourriture.

9" Les pécheurs publics envers lesquels il faut suivre les règles marquées par l'Eglise.

10' Les personnes pieuses tombées dans la folie peuvent recevoir rÉucharistie à l'article de la mort, si elles sont calmes. '.

^ Ceux qui ne sont baptisés. Ils peuvent recevoir la sainte Eucharistie viatèrictlement mais elle ne produit aucun etïet sur eux; c'est comme la rosée tombant sur un arbre desséché.

\ Nous compléterons ce qui a rapport au sujet de l'Eucharistto \ en parlant de la communion.

Est capable en général de recevoir

l'Eucharistie'

et les effets

de

l'Eucharistie ^

Sont incapables I relative- !

ment, c'est-àdire que l'Eglise , crainte d'irrévérence, ne veut pas qu'on leur donne

sainte

Eucharis-I

tie

Sont incapables absolument

LA THES SAINTE EUCIIAHISTIE

VOkOtltH

de

VIIÎ

MOTIFS DE l'institution DE l'eUCHARISTIE

De lui rendre les hommaj^es d'adoration et de respect que méritent sa grandeur, sa puissance, ses perfections infinies.

l)o l'aimer, de le bénir, de le remercier comme il l'avait fait pendant sa vie mortelle.

De s'humilier devant sa majesté divine et le reconnaître au nom de toutes les créatures pour le seul saint, le seul grand, le seul bon.

De réparer par ses hommages, ses humiliations et ses adorations continuelles les oublis, les outrages, les blasphèmes de tous les hommes dans tous les temps et dans tous lieux.

De l'exalter au-dessus de toutes les créatures humaines, elle qui pendant la passion avait subi les humiliations les plus profondes et, pour cela, de l'élever à un ordre tout divin, lui donnant une espèce d'immensité et multipliant sa félicité autant de fois qu'elle est produite par les paroles de la consécration.

=^ -^ < De lui faire rendre les adorations qu'elle mérite pa7' des hommes ([u'il aura touchés de sa grâce et qui l'entoureront de tout l'éclat matériel qui indique la grandeursurlaterre,et surtout parles Anrjcs qui plus parfaits que l'homme lui rendent des nommage--" plus dignes de su saintetâ

C'est V amour

qui

a poussé

Jésus-Christ

instituer

la

sainte

Eucharistie:

Amour

son Père,

— amour

pour

VlnmtHuiiovk l^son Eglise,

l'eucSartelIe \ " «"^^"^' pour

les

hommes.

Les

motifs

qu'il

s'est

proposés,

en

continuant

sa vie

d'IIomme-

Dieu,

sont :

MOVENS D OBTENIR LA GRACE

De rester avec . Pour la protéger dans ses luttes, ellecommel'é- \Pour la diriger dans ses actions, poux reste avec )Pour la conseiller dans ses entreson épouse jus- j prises.

qu'à la un des /Pour la soutenir dans ses épreuves, temps : ( Pour la glorilier dans ses actions.

Par

rapport

son Eglise

De leur être utile

rr.

En les encourageant par sa présence à combattre et le démon et leurs passions.

En les excitant à produire des actes de foi et d'adoration pour sa personne divine.

En les obligeant, pour le recevoir à être plus soumis et plus purs.

En s'offrant pour Texpiation de leurs péchés.

De I En s'incorporant en eux de manière à ce que sa

relever I substance divine s'unisse à la leur, — qu'i7 vive

leur j en eux, — qu'il les divinise en quelque

nature ( sorte (2 Petr. v, 4).

En leur donnant, comme gage de son affec-

Ition, son corps en nourriture, épuisant ainsi toutes les richesses de sa miséricorde et toute l'étendue de sa puissance, — dépassant ainsi tous leurs désirs et toutes leurs iciiiuic'"^^ aspirations,

son amour] En se tenant à leur disposition aussi souvent qu'ils peuvent désirer ou le visiter ou le recevoir.

En s'exposant aux irrévérences , aux blasphèmes et aux indignités des impies.

De i Par la paix qu'il donne à leur âme.

procurer Par la force qu'il donne à leur volonté.

leur bonheur ( Par lespérance qu'il donne à leur cœur.

- C'est pour tous ces motifs que Jésus-Christ, en instituant la sainte Eucharistie, en a fait un sacrifice et un aliment. — Xous allons en parler.

LA TRES SAINTE EUCHARISTIE

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