‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 10 sur 224 · I STE · texte numérisé non relu

I STE

commença de S'épuiser en même temps que d'exister, dés le preinier moment de son incarnation dans le Taberuacle jimmuculé de Marie, quand, son àme ayant été unie à sou corns par le Saint-Esprit, son humanité fut jetée dans le feu consumant de la divinité du Verbe. Son Cœur battant alors son preinier mouvement, ce fut pour s'offrir en holocauste à la volonté du Père qui réclamait un sacrifice

se ie

— EE ae eme

d'! LES PARULES DE LA HEVELATIUS

nn na gp ne greg —— — se ©

digne de sa majesté, — + l'a ne Veux plus des anciennes victimes pour le péché; mais tu

m'as lait un corps ct donné Utië vie créco

je te l'otlre, prends et usesun selon ton bon plaisir : je n'y contredirai juinais! » C'étuit 8 premier acte du sacriice d'adoration, ‘humilité, de prière, qu'il devait offrir suns

tuterruption pendant trente-lrois ans sur l'autel de

son Cœur, ét terminer duns soupir sur la croix. Ce sucrituis Un instant pendant sa vié, HON pas mème durant les courts Moments de fatiuue

l'exhalation de son déruier

ice ne cessu

SomineIl accordés à La Car lors tième son Cœur voillait et il puisuit en elffusions de désirs ot d'ordeurs devant la mis ricorde

du Père, de crainte et d'auuoisses devant su suintelé ct su justice!

['s'épuisa dürant sa vie publique

eu répundant à travers les villes et Les Culipaunes,

Suns Compler, devant Les foules innombrables comme dans le seciet de

chfretiens } articuliers, les paroles, Les }

édications, les appels, les consola lions, les ave rlissciments et les menaces Mine : c'est de son Cœur qu jcillissuient Les paroles de vérité, de vie et de

pardon, épuisant à notre prolit ses trésors de sollicitud !

Is épuisait et dépensait sans trève les foi

C5 le sit Vie ans les falisues et dans les

sucurs de ses courscs aposto liques, dans la faim qu'il endurait,

dans la soif qui brüliut su gore, dans les vertu o D. Dé |

Qui sorliient de ni pour guérir.

pour ressusciter, pour lompler et chasser Les démons, pour résister à ses contradicteure et pour Wicinpher de lux perlie et de leur obstinution À

]l S'épuisuit dyrec le ruisseuti IC 505 larues lcpandues sur

ses ais, sur le pauvre peuple sans pasteur et sans pain, sur lobstination de la eité infidèle et sur les son ingrale palrie, Mais ves débordement dei évangélique, n'étajont que les prélibatione des laris eg

malheurs du

CONSIONCS à

Pevnet EEE a sntotiense dote be OURS USREMER PMR TPE TL PP ENS Pr HS ARENA | NE

|. — VOILA CE CŒUH QUI À FANE AIME! x}

mr ——…— ee ————

iutarissubles dont il no cessa d'inondler sa couche pendant toutes les nuits de sa vie terrestre, et qui aboutirent à la tempête de pleurs, de sanglots et de cris véhéments au milieu de laquelle il mourut (1)!

Aht quand vint sa Passion, l'épuisement prit un cours impétueux, entrainu lo Sauveur en des excès meurtriers, où il jeta sans mesure son sans et sa vie, son être tout entier, re gardant plus rien, absolument rien de tout ce qu'il possédait et de tout ce Qu'il était, — Sa tunique, su robe suns couture, qui étaient Le peu qu'il avait des bien d'ivibas, il les livra; — et ces biens plus précieux, se amitiés, ses uuvres, Ses appuis, son honneur, sa véracité, sa réputation, sa mission de Messie, ai tendresse de su Mère, l'approbation de son Pére 1 n'en épargna rieur, mais il versa tout pour accroitro la force du torrent qui devait laver nos souillures !

L'impétuosité de son amour arracha des profondeurs de son intérieur, pour les épuiser à notro prolit, les joies de son Cœur, qui sombrérent dans les flots glacés des tristesses mortelles et de lingratitude universelle; leforces de sa volonté fléchirent sous le poids de l'ennui et d’un dégoût insurimontable; a fermeté incbranlabl le son caractère, l'impassible assurance de son innocence, furent secouées et brisées sous l'ouragan des anxiétés, des erreurs et des épouvantes ; et quand toutes les ressources intérieures de son dine eurent éLé déjensées, répandues et épuisées, alors, sons une nouvelle violence de son amour, sa vie commenca de se perdre à son tour avec les etfusions

de son sang !

C’est ici que, pour s'épuiser plus vite en des dépen plus abondantes, il rompit toutes Les digues et muitiplia le

(1) Qui in diehus carnis suie, praces supplicationesque à} out... cum chugore vehdo et laicriniis offerens, (Hehr., v, 7.)

nn 7

OR D Po GE EE em NN A ee 0

bréches par où son sang et sa vie se pouvaient écouler à l'envi! — Tous ses pores ouverts deviennent d'innot brables sources d'où coule le sang en gouttes d'une sue : continue et douloureuse, qui inonde son visage, rouvit se: vétements et détrempe le sol de Ja grotte, où se creux l'empreinte de ses genoux. — La sueur sanglante de l'agonie est trop lente. 11 fait appel aux épines qui percent son front, aux souftlets qui déchirent ses joues et aux coups de poing qui brisent ses dents: aux fouets qui lui labourent le corps de sillons plusieurs fois retournés et creusés jusqu'aux os mis à nus: la croix meurtrit ses “paules de son iguominieux fardeau : les chutes sur les pierres du chemin ouvrent ses genoux, ét les clous poussés par les lourds marteaux fouillent et traversent ses mains et ses pieds. De toutes ces ouvertures frappées dans les flancs de ce rocher vivant, le sang jaillissuit abondamment, coulait sans arrêt, mélait ses flots et l'inondait de La tête aux pieds. Et sa vie S'écoulait avec son Sang, «€ Sans qu'il n’en épargnât rien, » — Quand, sous le Coup suprètue du soldat, la lance eut fait sourdre du Cœur mort du Sauveur les dernières ondes de sang mélangé d’eau que la toute-puissante Sagesse y avait tenues en réserve, ce Cœur ‘pparut bien en toute vérité épuisé, tari, mis à see, vide de sang, vide de vie. Ah! en le révélant au monde. le Christ peut dire sans crainte de démeuti : « Voilà ce Cwur qui à tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné — jusqu'à s'épuiser pour leur témoigner son amour!»

VIL — Il ne épargne pus davantage à se consumer pour nous par le don de l'Eucharistie :

« Le feu, dit Montaigne, n'ayant plus que consumer, se consume soi-même et n’est plus feu. » Ainsi. le Sauveur ressuscité, ne pouvant plus répandre sa vie par les eflfusions douloureuses du sang, trouve un nouveau moyen d'ainer, qui est de se consumer sans réserve pour devenir

Page 1