‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 115 sur 224 · UE · texte numérisé non relu

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IV, — L',MITIÉ

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sa valeur, en avant donné la mesure : Con !.6e. eg vies nuunduin !

C'est la douce et familière tendresse, toujours bonne et accueillante, qui réchauffe, qui rauime, qui rend la joie au cœur désespéré: si bonne, si réconfortante, qu'aucune douceur ne lui peut #4" compare : Nec est ponderatio duri vel argenti er bonilalein fidei illius. — Ft Jésus marquait son ‘ .ement du signe de la tendress: quand il présentait, en pére attentif, ce pain à ses petits enfants : F'ilioli; quand il prenait, en mére, Jean sur son Cœur; et qu'il appelait doucement les Apôtres « les siens, ses bien-uimés » : Cun dilerisset suos; les invitant à élire stjour dans son amour, c’est-h-dire dans son Cœur même : Manele in dilectione mea !

C'est enfin ce secours précieux entre tous pour des in firmes de naissance, exposés an cours de leur vie à tant de blessures douloureuses et de maladies mortelles, « d’être un remède de vie et un dictame d'immortalité : Aricus fidelis, remedium vilæ et immortalilatis (1). — Et Jésus se Anne au Sacrement pour que nous ne tombions pas, PM que nous ra mourions pas : Non morielur ; il a mis da. le Sacrement la rémission de tous les péchés : Zn remissionem peccalorum ; et il y demeure pour nous releve: si nous tombions, et nous ressusciter si nous venions à 1aourir : £t ego resuscitabo eur !

Se peut-il fidélité plus dévouée, plus douce et plus utile; fidélité plus constante et plus durable ? Car son amitié ne nous abandonne jamais : après nous avoir suivis et assistés, malgré ‘ant de rebuts, pendant toute la vie, l’Ami fidèle est à notre chevet le soir de notre azonie, pour arracher à la mort tous ses poisens, pour l'empêcher de nous dominer pour l'éternité, pour l'obliger à faire sortir de son dernier coup, qu'elle voulait rendre irrémédiablement funeste, le fruit splendide de la vie

(1) Ubi supr., 16,

Eine Frametine om ess pue

anreres

= Dei ane

éternelle : Qui manducat meam carnem habet vitain ælernamn.

Par delà la mort du temps, si nous sommes tombés dans les abimes profonds et ignorés de l'expiation, son amitié nous suit, fait briller l'espérance gracieuse et secourable dans ces ténébres, et nous délivre en versant pour nous, sur l’autel, autant de fois qu'il le faut pour payer nos dettes presque insolvables, le prix de son Sang : Gralia et amicitia liberant ; et si vous ne voulez pas tomber sous le coup de l’irrévocable réprobation, mettez tous vos soins à vous ménager pour l'heure terrible du jugement définitif la fidélité de cet infatigable Aini : Quas libi serva, ne exprobabilis Zias (1).

C'est alors, quand il nous introduit dans la gloire, qu'il nous unit à Dieu et à lui-même par les liens d’une ressemblance absolument parfaite, d'une vie indéfectible et d’une béatitude sans fin ; quand il nous plonge à plein dans le sein de Dieu, dans sa lumière, dans sa sainteté et dans sa gloire, sans que jamais l'ombre même d'une imperfection, ni d'un désaccord, ni d’une faiblesse, ni d’une crainte, puisse passer sur cette unité définitive et paraitre la détendre, même d'un point, c’est alors que sa fidélité triomphe et qu’éclate l'excellence transcendante de son amitié divine ! Car si, de sa nature. Pamitié humaine veut être éternelle, entendez cela de la trés courte éternité de la vie présente, prolongée quelques années par le souvenir de Ami qui demeure ici-bas. 11 nya pour franchir les limites du temps et pour survivre éternellement à la vie présente que l’amitié de Jésus : Onni lempore diligit qui amicus est!

S'il en est ainsi, conclurons-nous avec le Sage, « si

Jésus est un ami si fidèle qu'il demeure inébranlablemeut

(1) Prov., xxv, 10.

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