SCS PRÉDILECTIONS : LES PRÊTRES
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SOMMAIRE
L'amitié de Jésus-Christ pour fous les hommes, sans ce sser d'être entiére et personnelle à l'égard de chacun, admet des prédilections légitimes pour quelques-uns. — En fait, il aime de prédilection CEUX Que, dans la souveraine indépendance de Son amour, il à le plus comblés de ses dons : les Prôtres et jes Vierges sacrées.
1. L'Eucharistie et Je Sacerdoce sont un seul ct même don sorti dans le méme moinent de la suprême effusion du Sacré-Cœur: ce sont deux mystères liés inséparablement, — Sur cette nécessité sacrée s'établissent les raisons de la prédilection de Jesus pour ses prêtres. — II. La premiore est dans le don plus abondant qu'il leur fait de lui-méme et dans les droits plus nombreux qu'il leur livre sur son être PAÉFAMONE" — Ant prétrés seuls le Privilège de consacrer la X ictime, de distribuer le Painde vie, de garder l'Hôte divin du Tabernacle, — Ces privilèves leur sont Île témoignage du particulier amour de JESUS II OL. seconde raison est dans la contidence sans réserve que Jésus ‘ait à ses seuls prêtres des secrets les plus sublimes de sr doctrine eu des secrets les plus cachés de ses humiliations. — [2s uns e: les autres ne se Peuvent confier qu'à des amis d'élite, .:pables de les recevoir et de servir la grande cause révélée par les premiers comme de consoler la grande douleur manitestée par les seconds. — ÎV. La troisième rais st l'union incomparable qu'il noue avec eux par la comm: ‘on de Son caractère Sacerdotul, — Le caractère fait du prét . «un autre Christ » agissant dans la Personne de Jésus; il l'élève au faite de la dignité et de ja puise sance surnaturelles et l'introduit dans une incompréhensible mais très réelle unité morale avec le Christ sacramentel, — Ninis honorati sunt amiei tui, Deus, nimis COnfortatus est Princi- Palus eorum! — V, En retour, le Cœur adorable atteni de ses prêtres une amitié de choix, le service dévoué et ‘lésintéressé, la consolation et Ja réparation, — S'ils Y Manquent, cette peine est, pour le Cœur qui les a (OP aimés, « plus sensible que tout ce qu'il a enduré dans sa Passion. »
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Vos diri amicos.… ego elegi vos...
Je vous appelle mes amis, les amis que j'ai choisis, (Joan., xv, 16.)
Encore que par le don de l’'Eucharistie, où il se livre personnellement à chacun des membres de l'humanité achetée, le Fils de Dieu se fasse l'ami véritable, personnel, intime et fidèle de tous les hommes, on ne peut nier qu'il n'ait le droit d’avoir des prédilections pour quelquesuns; et, en fait, il a voulu déclarer dans le saint Evangile quels étaient les privilégiés de sa particulière amitié.
Pourquoi, en effet, dans ce Cœur suffisant à aimer infini. ment, sans partage comme sans fatigue, tous les hommes, ne pourrait-il y avoir des préférences qui, en distinguant des privilégiés, n’enlèveraient pourtant à personne rien de ce qu'il est nécessaire d’avoir pour se sentir l’objet d’une réelle et parfaite amitié? Comme il ne prend ni dans les qualités ni dans les mérites de ceux qu’il aime la raison ou la mesure de son amour, mais uniquement dans ses souveraines et gratuites complaisances, il est évident qu'il pourra aimer davantage celui-ci sans que celui-là se puisse plaindre d’être moins aimé qu’il n’a le besoin ou le droit de l'être, puisque, encore une fois, l’infini, en se partageant, ne se di.unue ni ne s'appauvrit.
Ainsi le divin Ami revendiquait-il le droit de ses prédilections, quand, aux ouvriers de la première heure qui se plaignaient de voir récompensés autant qu'eux les derniers venus de la onzième, il répondait : « Mes amis,
je ne vous fais aucun tort; ne vous ai-je pas donné ce
que je vous avais promis? mon équité est donc justifiée. Que si, par bonté, je veux aller au delà de la stricte jus-
amis
V. — SES PRÉDILECTIONS : LES PLÜTRES 941) né re nm me tice, n'en suis-je pas le maitre? Vous montrerez-vous jaloux et méchants Parce que je suis bon (1)? »
Donc, rien ni personne ne peuvent mettre des bornes à l'amitié que le Sauveur veut témoigner ; et ses préférences, ses prédilections ne relèvent que de la divine sagesse ou de la souveraine bonté de son Cœur.
Les prédilections que nous Voulons indiquer jci ne sont pas celles dont il daigna honorer quelques amis pendant sa vie mortelle, comme les apôtres, Lazare, Murthe, Marie-Madeleine et quelques autres: mais celles dont il aime certaines calégories d'ânes, à cause de Ja Vocation privilégiée dont il Les honore, T'els, les prètres, ministres de son Sacrement, et les vierges sacrées, ses épouses. Il prévient les uns et les #utres de dons exceptionncllement précieux et il attend d'eux vn amour exCCptionnel, correspondant à ses avances maghifiques, Il ne saurait Se contenter d'être aimé Par eux en serviteurs et en Servantes : ce sont des amis et des épouses qu'il veut; c'est la réparation, la consolation, l'amour le plus pur et le plus généreux qu'il attend de leur reconnaissance,
LL — «Le sSaccrdoce, c'est l'amour du Cœur de Jésus! a dit, dans son st: : de flamme, le Curé d'Ars, lun des prêtres qui, dans histoire de l'Église, ont le plus honoré la tribu sacerdotale.
L'humble et saint prêtre faisait écho à lu grande parole dé saint Jean, montrant l'Eucharistie et le Sacerdoce sortint ensemble du Sacré-Cœur, comme les deux suprémes merveilles de l'amour, au delà desquelles plus rien n’était possible : « Cuin dilexisset suos qui erant in Hundo, ir finem dilexil e0S, »
() Au non licet mihi quod volo facere ? An oculus tuus uequam est, quia ego bonus sum À (Matth., xx, 15.)