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C'est qu'en effet, ces deux mystères sublimes, l’Eucharistie et le Sacerdoce, ont été conçus par la même pensé de la divine sagesse, inspirés par le même amour, opérés par la même toute-puissance, rt sont apparus dans le même moment.
Ayant tant aimé les siens, il voulut les aimer jusqu’à la dernière limite de l'amour; et il se donna aux hommes en instituant l’'Eucharistie pour être leur nourriture : Zx nem dieæil! — Mais voulant que ce don leur fût renouvelé à tous jusqu’au dernier jour, il institua le Sacerdoce pour refaire :haque jour la merveille qu’il venait d’accomplir : Zn finem dilexit !
Ces deux institutions sont simultanées, liées l’une à l'autre par des nécessités sacrées, établies autant sur leur nature et sur leur raison d’être que sur la volonté de leur auteur.
Dans ce sanctuaire auguste du Cénacle, à la table de la dernière Cène, dit le concile de Trente, « le Sauveur, se déclarant le souverain prêtre éternel selon l’ordre de Melchisédech, offre à Dieu son corps et son sang sous les espèces du pain et du vin, et il les livre à manger et à boire à ses apôtres, qu'il constitue alors prètres de la nouvelle alliance; puis, il leur ordonne, à eux et à leurs successeurs, de l'offrir comme il vient de le faire, en leur disant : Faites ceci en mémoire de moi (1)! »
Voilà l’Eucharistie et voilà le Sacerdoce, créés pur le Souverain Prêtre au moment où il perd toutes les ombres
(1) Sacerdotem secundum ordinem Melchisedech constitutum se in æternum declarans, corpus et sanguinem suum sub speciebus panis et vini ideo Patri obtulit, ac sub earumdem rerum symbolis, Apostolis, quos tunc Novi Testamenti sacerdotes constituebat, ut sumerent tradidit. Et eisdem eorumque in sacerdotio successoribus, ut offerrent præcepit per hic verba : Hoc facite in meam cormmemorationem. (Conc. Trid., Sess. XXIL, c. 1.)