‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 12 sur 224 · I. — VOILA CE CŒUR QUI A TANT AIME! 97 PE ES et · texte numérisé non relu

I. — VOILA CE CŒUR QUI A TANT AIME! 97 PE ES et

morsures des bêtes, aux profanations infiniment pires des hommes!

Vrai: le divin Maitre pouvait dire bien haut, en montrant son Cœur qui nous le donne dans le Sacrement, an prix de ces innombrables antantissements, tous plus aires et plus incompréhensibles les nns que les aires € Voilà ce Cœnr qui a tant aimé les hommes. Qu'il n'a rien épargné, jusqu'à se consumer pour leur témoisner son amour | s

VIIT. — Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et !es mépris qu'ils ont pour moi dans ce Sacrement d'amour.

Cela m'est plus sensible que tout ce que j'ai enduré dans ma Passion!

Je ne sais s'il peut être contraste plus violent, opposition plus radicale, qne de mettre en présence l'amour de Jésus pour l'homme et l’ingratitude de l'homme pour Jésns.

€ Voilà ce Cœur qui a tant aimé! — Et, en retour. je ne «recois que des ingratitudes ! » — Connaissez-vous quelque chose de plus poignant? L'amour au paroxysme de ses ardeurs, dans l'effusion sans mesure de ses plus douces teudresses, dans l'effort suprême de ses œuvres les plus magpiliques, dans les poursuites de son plus généreux dévouement, — tronvant en face de lui, pour:le heurter, le braver et l'arrêter, la froideur, l'ingratitude, le mépris et l'abus! Et Cepuis dix-neuf siôcles, ce feu n'a pas pu fondre cette alace, cos élans secouer cette apathie, cette prévenance provoquer Je retour, cet amour gagner cette incratitude, cette hümilité volontaire toucher ce mépris, celle fidélité Joyale du Cœur du Christ briser cette perfidie obstinée an cœur humain !

L'adorable Sauveur, victime de son amour et de notre haine, énuméère longuement les coups qu'il recoit : chacun d'eux le blesse si profondément !

« Les ingralitudes », c’est-à-dire l'oubli de sa bonté et de ses bienfaits; alors que c’est de lui que nous avons tout recu !

« Les froideurs », c’est-i-dire notre insensibilité à ses prévenances et à ses appels: notre dureté égoïste à ne nous point laisser émonvoir, méme par les preuves les plus touchantes de son dévouement!

« Les irrérérences », c'est-à-dire l'oubli de la dignité de sa Personne adorable qui réside au Saecrement, des lois qui règlent le celte qui lui est dû; la négligence, le sansgêne, le mépris des convenances sacrées et de Ia politesse divine à son égard!

« Les mépris », c’est-à-dire la méconnaissance formelle de son existence et de ses droits, de son amour et de ses exigences ; la moquerie, ia négation, le blasphème à l'égard de l'Eucharistie : l'éloignement, l’'excommunication volontaire et l’apostusie!

Enfin « les sacrilèges », ceux de la communion coupable, des messes indignes et des profanations de toute espèce et de tout non; profanations inspirées par la cupidité avide des vases d'or qui contiennent là manne céleste. ou dictées par la seule haine, attisée par Satan, l'adversaire acharné, qui pénétra au Cénacle en Judas, et force, dans les félons de sa race, les portes du sanctuaire et les abords de la sainte Table!

Il faudrait de longs discours pour décrire l'horreur de ces retours de nos ingratitudes en face des avances du Cœur qui a tant aimé. Rien n’est plus efficace à produire dans l'âme le bel amour de compassion, de contrilion et de réparation. Qu'il nous suftise d'en avoir fait ici l'énumé. ration sous la dictée du divin Maitre, qui en est la douce et invincible victime !

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