‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 129 sur 224 · VI. — SES PRLDILECTIONS : LES VIERGES · texte numérisé non relu

VI. — SES PRLDILECTIONS : LES VIERGES

V. — Ajoutez-y que le livin Epoux, incomparable Maitre d'amour, est attentif à en attiser Le foyer dans leur cœur, — 11 habite Personnellement sous le même toit qu'elles ; il vit au milieu d'elles, « les veux ouverts sur leurs peines, les oreilles attentives à leurs confidences, le Cœur toujours incliné à exaucer leurs prières. » Elles ont tout quitté pour lui, mais elles l'ont trouvé dans la vérité de sa vie, dans l'intimité continuelle d’une présence qu'il leur consacre, sans qu'elles aient besoin d'aller le chercher hors de leur Mmonastére, dont il est l'hôte et le gardien, la sécurité et la joie. Le T'abernacle eucharistique est le centre spirituel du cloitre et Ja fontaine du sang de l'Agneau qui nuit et jour y jaillit en ondes de fraicheur et de vie. « Les vierges saintes qui ont traversé, pour s'unir à l'Agneau, la grande tribulation du monde, y trempent leur voile auptial, dont la blancheur resplendit chaque jour plus éclatante, et c’est l’'Agneau servi par elles dans son temple qui les conduit, qui les protège et qui séche les larmes de leurs Yeux (1). » — Les relivieuses vivent donc inséparables de l'Epoux, et l'on sait l’efficacité d'une présence intime et constante pour alimenter la mutuelle affection.

Il renouvelle chaque matin sous leurs yeux, en toute réalité, ce sacritice de sa mort qui fut l'acte de <a profession religieuse, puisqu'il fut l'oblation de l'holocanste de tout son être au service de son Père. Quel exemple ! Quelle excitation ! Quel encouragement à renouveler elles aussi Chaque jour le don de leur profession! Ses biens,

(D) Hi qui amicti sunt stolis albis, qui sunt et unde vencrunt ? Et dixi ill : Domine mi, tu sis. Et dixit mihi : Hi sunt qui venerunt de tribulatione magna et laiverunt stolas Suäs et dealbaverunt eas in sanguine Agni, Ideo sunt ante thronum Dei et servinnt ei die ac Bocte 1u templo ejus, et qui sedet in throno habitabit super illos, Non esurient neque sitient… Quoniam Agnus, qui in medio throni est, reget 1ll0s et dedncet eos ad vitæ fontes aquaruni, et abstercet Deus viunem licrÿmam ab oculis eoruin. (Apoc,, vu, 15-17.)

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420 LES AMOURS DU SACRÉ-CŒUR —————————— aa son Cœur, son corps, son âme, il consumait tout sur la croix, dans l’effusion de son sang, dans sa mort si volontairement acceptée du commandement de son Père, Et la ccnsécration eucharistique revient chaque jour saisir et envelopper dans l'ombre de l’anéantissement sacramentei la splendeur de sa vie glorieuse, l'éclat de sa royauté triomphante, pour faire de lui la victime des droits de Dieu et des volontés de l’homme, — Ah! si la religieuse accablée sous le poids de sa rude profession, qu'aggravent l’âge, les infirmités, les peines, les déceptions inévitables, se sentait hésitante à le charger encore sur ses épaules défaillantes, que la vue de l’Epoux qui recommence sans cesse à s'offrir sous ses yeux, malgré l'horreur de l'état qu'il embrasse et la vue claire des ignominies que l’ingratitude va y ajouter, l'encourage et lui fasse répéter chaque matin de nouveau le serment de sa consécration pendant que le Christ, par les lèvres du prêtre, redit la sienne ! A ses épouses comme à ses apôtres Jésus dit : Hoc facile in nieain commemorationem !

Enfin, et c’est plus, l’Epoux, afin de se faire aimer plus ardemment, s’unit à son épouse par la communion, où la manducation de sa chair fait de lui et d’elle, en réalité, « deux êtres en une seule chair : Et erunt duo in carne una. » Il unit son àme à son âme, son cœur à son cœur, sa personne à sa personne adorable. Il l'attire en lui et se l'assimile : « Demeure en moi; demeure dans mon amour. » Il vit en elle plus qu'elle-même, et il veut accu-nplir avec elle et en lui en fournissant tous les secours surabondants et efficaces, sa vie religieuse, ses devoirs religieux, ses sacrifices religieux. Ils sont deux en un, et il est présent, vivant, aimant au plus profond de son être. Si la vie religieuse se réduit à la perfection de l’amour, l'Epoux lui offre son propre Cœur pour aimer: il le subslitue au sien, C’est dire qu’il dilate le cœur de l'épouse, l'embrase, le fait fondre d'amour pour le perdre dans le sien; puis il le porte invinciblement aux actes les plus

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