VI. = gps FHÉDILECT ONS : LES VIENGES 195 ntm ee ae
« Quetu es belle, & ma bien-aimée, que lu es belle!
« Tes yeux sont ceux de la colombe tes lôvres distillent le lait et le miel ; dent le parfum de l'encens !
‘ Tu n'es un jardin réservé, 5 ma sœur, réservé et une fontaine scellée, 6 mon épouse !
JV ai cueilli la MiYrrhe et les aromates Sont fruits de paradis !
; (a parole est suive:
tes vêtements répane
ut jaurmdin : tous tes fruits
© J'ai bu à tes CUUX, à tes eaux vives Qui juillissent Comme les torrents du Liban !
« Viens, viens, & mon épouse! viens, je veux déposer une Couronne sur ta tète (4)!
+ Tu m'as blessé je Cœur, 6 mon épouse et ma sœur, tu
1 seul de tes regards, par un seul de tes cheveux ‘pereu sur ton con (2)!
« Quetues belle. 4 Ma bien-aimée, ais terrible pour moi plus qu'une
« Détourne, détourne tes Yeux ; ils m’arrachen! à moi-même (3) !
‘ C'est que si j'ai des re
m'as blessé Jo Cour par ur
douce comme le miel, armée déployée !
ils m'enlévent Je Cour,
ines à mon service et des prin.
cesses Sans nombre, je n'ai pourtant qu'une seule bien. aimée, ma colombe. Ma tonte parfaite, Ja fille unique de sa inère, celle qu’eile m'a choisie elle-même.
« Les filles du Peuple, les princesses et les reines l'ont Vue et l'ont proclamée bienheureuse !
“ Quelle est celle qui monte du désert, Bien-aimé, débordanie de joie ?
« Que ta démar-he est belle, qu'elle est noble et ô Fille de Roi !
«Ah! que tu es belle, que tu es glorieuse, 6 ma chère, que tu m’es délicieuse (4) !
appuyé sur son sraciense,
(1) Cantie., IV PUIS (2) iv, 9, (CRISE