PL — VOILA CE GEUR QUI A TANT AIMÉ
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pas englobé tons les chrétiens duns cette lourde accusation. Iavait dit, lui qui est la mesure méme et l'exacte vérité : oJéne recois de la plipart que d'in dignes traitements » : — di plupart, costa dire 1 grand nombre, la multitude : mais tous absolnment, mont Et it avait à ses pieds une âme lite, bien capable de cotnprendre ses douloureuses confidences et l'y compatir, prête à tous les sacritices pour consoler Son Cœur.
NotreSeisneur lui fit l'appel qui termine cette Révélation,
IX. — Toi, du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leur ingratitude autant que tu en seras capable,
Premier moyen de réparation : Ta me recevr:s dans le Saint Sacrement autant que l'ob’issance te le voudra permettre, quelques humiliitions et quelques mortifications qui t'en doivent arriver.
Cest la communion que réclame, avant tout, comme réparation le Sauveur méconnu dans son amour. — La communion, aussi fréquente qu'on li voudra permettre, — car sa dispensation dépend des pasteurs charvés de conduire et de nourrir les âmes. Mais celles-ci la devront demander, solliciter avec instances, la mériter et l'acheter, méme au prix de sacrilices et d humiliations, jusqu'à ce quelles la puissent recevoir aussi souvent que la leur offre la large muniticence dn Pasteur éternel. qui connait les besoins de ses brebis : c’est-à-dire tous les jours.
I sait, mieux que personne, qu'aucun acte de la vie chrétienne nest apte à Ini rendre autant de religion, d'honneur et d'amour que la communion bien faite. — Il sait que €'est à se donner non pas seulement comme victime sur Fautel et comme protecteur an tabernacle, mais comme uliment vivant des mes, qu'il a déployé, dépensé, prodigué le plus d'amour : et le retour réclamé
2 LES PAHULES DE LA RÉVILAGION
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pour ce don, c’est de le rec’ soir, c’est la communion, — D'autant plus que senle Ja communion lui permet de s'emparer de nous pour y vivre et y régner en maître, en nous faisant mener sa propre vie, comme des membres qu'il anime à titre de chef et de principe, ce qui est la fin tuèême de son Incarnation.
C'est done la communion quotidienne que le Sauveur réclame comme le plus parfait retour d'amour, le plus puissant moyen de réparation, la plus douce satisfaction pour son Cœur,
I demandera sans doute aussi la communion du premier vendredi de chaque mois, mais c’est en plus des autres communions qu'il faut recevoir aussi souvent qu'on le Pourra. Cette désignation du premier vendredi n’est pas une limite : c'est l'indication d'un honmage à rendre ce jour-là à son Cœur par une intention plus précise et plus attentive à le consoler et à répurer.
Le jansénisme répandait ses ravages, Vidant les ciboires, renversant la table sainte, creusant entre les àmes, même les meilleures, qui meurent de sa privation, et le Pain de vie, qui brûle de se donner à elles, les abimes d’un respect, d'une sainteté et d'innombrables dispositions impossibles à alteindre : ce que saint Cyrille d'Alexandrie Stigmatisait à l'avance « de religion diabolique, inspirée par le démon lui inëme pour faire tomber les âmes dans la damnation (1). » Le Sauveur ouvre la croisade de la communion, desti née à faire reculer le monstre sans cœur devant la mani. festation de son Cœur tout aimant, et il en confie Ja bannière à cette humble enfant, enserrée dans les liens d’une règle religieuse très sainte, mais dont la lettre, trop littéralement interprétée, accordait assez parei-
(1) Nos, si vitam æternam consequi volumus, si largitorem immortalitatis habere in nobis desiieramus, ad recipiendam benedictionem libenter concurramus, Caveamusque ne loco laquei damnosam relisionem diabolus nobis prætendat, — Lib, [V in Joan., ©. xvig,
Le — VOILA GE CŒUR QUI À TANT AIMÉ! 9
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Monieusement la communion à des âmes que leur vie dispose pourtant à la recevoir très fructueusement tous les jours. Notre-Seigneur lui ordenn-'t de lutter et de souffrir pour élargir ces liens dans le cloitre, et pour affranchir les âmes qui vivent dans le monde des chaines du jansénisme, En l'avertissant de ces souffrances, NotreSeigneur lui ordonne de les affronter sans reculer, alin qu’un jour vienne où tons puissert aller à lui selon toute l'ardeur des désirs de son Cœur, et selon toute léten. duc de leurs besoins!
Deuxième moyen de réparalion : Toutes lee nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au jardin des Olives. Pour m'accompagner dans cette humble prière que je présentai alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour t* prosterner pendant une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l'amertume que je sentais de l'abandon de mes Apôtres, qui m'obligea à leur reprocher qu'ils n'avaient pu veiller une heure avec mor.
Cette demande du divin Maitre, réclamant 1a réparation de la prière comme il a demandé celle de la communion, la piété chrétienne l'a traduite en la sainte et grave pratique de l'Heure sainte, Ce n’est pas ici le lieu d’en dire la nature, l'esprit et la valeur : c'est un sujet qui doit être traité à part.
Notons seulement que dans ces paroles du Sauver et dans l’heure d’oraison passée en union avec la prière de son agonie, il faut voir le germe fécond de cette pratique de l'adoration silencieuse au pied du Trés Saint Sacrement qui s’est répandue depuis, venant apporter son complément et son concours. avec ses grâces, son esprit et
LES l'AROLES DE LA RÉVÉLATION
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sa heauts propres, à In privre Motustique, toujours en
Usage dans l'Eglise, ainsi qu'aux autres formes d'oruison
qui font la sainteté ot la joie des cloîtres, Ainsi comprise,
l'adoration du Saint Säcreme sur l'Eucharistie, dans le qu'elle rappelle, et le collo:
Sent au tabernacle.
Depuis lors, les adorations ininterrompues Je jour ot la nuit, devant le Suint Sacrement exposé, dans les monns. tères et jusque dans les églises paroissiales, avec le con. Cours de tout le Peuple, ont donné une £rande extension à cette salutaire institution.
Bien qu'il ne soit Pas nécessaire d'accomplir l'Æenye sainte dans une église, il ost certain que l'adoration du Très Saint Sacrement en offre la forme Ja plus parfaite, les conditions les plus convenahles à sa nature et les plus favorables à ses fruits. S'il faut accompagner Notre. Seigneur dans la Prisre de son agonie, pourquoi ne point venir se placer à côté de lui dans ce tabernacle où, sous les anéantissements de Son état sacramentel, dans cette condition de victime que lui a donnée lu consécration eucharistique et qu'il garde comme <= nerpétuelle maniôre d'être, il continue la nuit et le Jou Vant son Pére, la Prière humiliée, mais Persévéranto jusqu'à la fin, de son Agonie? Et si Notre-Scioneur réclame cette forme du priere en réparation du Soimeil des Apôtres qui lui tinrent si peu fidile COMpagnie, n'estil pas convenable que l'on entre avec lui dans le jardin, — je veux dire Je sanctuaire, — et qu'on se tienne près de lui, pour lui offrir l'hommage, le réconfort et Ja consolation qui se trouvent, pour l'atflige, dans la présence affectueuse d’un ami ?
Ntest la contemplation tixte Souvenir de tous les mvstères {ue intérieur avee le Christ pré
Troisième moyen de réparation le premier vendredi d°
: Je te demande que après l’Octave du Saint Sacre-
fête Particulière Pour honorer