IT: — MÉDIATION SACERDOTALE
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et, selon le mot de saint Paul, « des deux extremes, l'homme coupable et Dieu otflensé, il fait un seul être en se donnant par amour à l'an et à l'autre de leur unité : Zpse est Par nostre, unuoin (1). »
“one le lien ju fecut ulruque
Voilà ce que c'est pour Jésus que d'être médiateur et par conséquent prêtre : c'est ça condition mème de Verbe Incarné, c'est son état fondamental cet état port: toute su vie, toute œuvres, Le sacerd
I est cola avant tout, ot S Ses fonetions, toutes sos oce est ce qu'il Ya en lui de sadiecal ot ue capital, et saint Thomas a hie gion du Christ, dans le découle du sacerdoce de
n dit « que toute la rel;i chef comme dans Jes membres, Jésus-Christ : Totus ritus Chrislidn®æ religionis derivatur a sacerdotio Christi (2). à
IT. — Mais Ja réunion qu'il chef de l'humanité, il doit l'étendre à tous ses mem c'est-à-dire à tons les hommes, en les Dieu. Il offre donc sa
a faite en lui-même, comme res, réconciliant avec nature humaine en holocauste d'expiation au nom de tous les hommes dont elle est fa tête : mais une tête de valeur infinie et de sainteté sans tache, à cause de son union personnelle avec le Verbe. Sa mort, endurée au nom de tous, est agréée par Dien an
et victime tout ensemble, à son Père par son dernier
nt, par un acte de sa volonté qui l'exhale, bien plus que par la violence de la douleur qui le lui arrache (3) : à ce moment, étendant ses bras, Sur Son Cœur, aimant du suprème amour, monde qui se repent avec le
nom de tons, et quand, prêtre Jésus prend sa vie et l'immole soupir, rendu libreme
il réunit et réconcilie le Créateur apaisé,
Le mérite de la satisfaction offerte est si crand qu'il
(}'Eph.,00, 14
(CUS PS qxxrr, a, 3,
(3) Propterea dilisnt me P nemo tollit eam a me
äter quia ego pono animam Ineum ; » Sed ego pono eam à meipso. Joan. x, 15.)
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suftit à payer dés ce moment le salut de tous les honnnes et à leur acquérir la vie éternelle, Mais pour la leur come muniquer, il fait de son sang les sacrements qui la dounent sous toutes les formes nécessaires à subvenir aux besoins spirituels de l'âme humaine, Et tous les hommes qui vou. dront en user seront, de fait, réconciliés avec Dien et réunis à lui pour l'éternité,
Voilà la médiation de Jésus, son office sacerdotal accome pli sur la croix dans son acte capital : le sacrifice, Car pour les autres ministeres, ceux de In doctrine, de l'exemple et du bienfait, il les avait remplis pendant tout le cours de sa Vie,
Muis vivant éternellement dans sa double nature de Dieu et d'homme, il demeure toujours prètre par état : cet état est trop puissant, trop actif et trop important pour ne point continuer de s'exercer par des actes dignes de son excellence, c'est à-dire par les actes de sa médiation sacer. dotale.
[est entré dans le sanetuaire de la gloire comme prétre et il continue sa médiation « derrière le voile du Saint des saints » pendant toute l'éternité (1), mais d'une imapière éminente et toute céleste, telle qu’elle convient à son élat triomphant et à la condition des bienheureux qui n'ont plus besoin de purification pour des fautes, ni de rancon pour des dettes. C'est le sacritice de l'humilité sans humiliation, de l’obéissance sans mardat pénible, de la dépendance sans abaissement, de la prière sans incertitude et sans attente. Sacrifice de louange, d'amour, de reconnais sance et de joie sans mélange, où Dieu, rémunérateur suprème, trouve la gloire qu’il a le droit de recevoir du Chef des récompensés et de tous ceux qu’il a rendus participants de sa récompense.
(1) Ad interiora velaminis, ubi præcursor pro nobis introivit Jesus secundum ordinem Melchisedecu pontifes in &æternum. (Hebr., vi, 19.)
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UT, — MÉDIATION SAUERD)
ITALE 161
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Müuis sur cite tt rre Îles générations se succéder, cours des siècles, de COUX qui, réconciliés {vec Dieu Principe par Le saeritie, du Calvaire, ont ] leu: célule Personnelle de pardon, leur Part individuelle de Ja ride Mption, et de l'ussurer par leurs senvres fidèle de la défendre contre des causes puissantes acharnce. à In perdre. Le l'ontife relié dans le sanctuaire (du repos L* pourrait-il oublier EE voudrait il se Conteuter d'intor. peller pour eux auprés du trône de son P'ére nant de son sacrifice
ur on esoin de recevoir
de]
Ne leur don que les Meriles et Les elr réalité, ne leur SoNvenir ét de <a
léconnaitre que de
els, Sans leur laissant de sa vie que le mort qu'une image ? Ah !ce serait le S'arréler à cette pensée !
en Continuer la
I redescend des hattenrs de sa gloir repos bien gagné : et il revient sur terr ‘doce sous une forme nouvelle, } lois, Le Pontife mortel est tique ; Je sacrifice de la croix est Le Sacrifice de mort de la douleur est la moït de l'humiliation. out ce qui est de Ja substance de l'œuvre S’cerdotale est identique : prêtre, victime, immolation, but à atteindre, couvre à faire ; seules les formes eXtéricures sont change est changée la mortalité du Ve- Aussi les effets de la mé satisfaction inlinie d
tion opérée,
6; ilabandonne son e exercer SON Sadcer.
dais aussi réelle qu'autre aujourd'hui le Pontife eucharis.
l'autel : la
s, comme be Incarné en immortalité.
diation sont-ils ide onnée à Dieu, méme Cest l'application totale de l de moins ici que là ; Seulement, ce qui pour Ja premivre fois et Sé CONsominait si parfaitement qu'il ne pût plus être refait, est ic
i pris dans sa plénitude et appliqué au monde par un acte de puiss écr:
gal au premier, par le sacrifice réel de le sacrifice réel du Calvaire.
L'état eucharistique du Pontife seulement de multiplier tous les d'autels, l'acte de
ntiques : même œuvre de rédempœuvre totale : rien Se faisait [à-bns
ance et d'amour la messe appliquant
adoratle Jui permet non
jours, sur des nilliers Sa médiation par l'oblat
ion du Sacrifice,
nn. ce eme mme
mais encore d'en perpétuer la durée, la représentation, et, par conséquent, les vertus et les etiets, tant sur le Créateur à satisfaire que sur la créature à toucher et à sanctifier. Tout le lons des jours et des nuits, duns nos tabernacles, calvaires perpétuels, le Pontife eucharistique maintient on humanité duns l'état de mort qu'il lui « infligé en l'offrant en sacrifice le matin par le cour immolateur de la constcration. Cette permanence prolonge évidemment Ja signilication religieuse de cet acte: et, sur cette terre, toujours, Sans un moment d'interruption, Les Hosties silencieuses, inertes, pauvres t dépendantes de nos ciboires, redisent à Dieu que son Fils accepte la mort, la lui offre. et continue de la subir pour lui donner la réparation ininterrompue de celle qu'il subit au Calvaire et à l'autel, et pour manifester aux hommes que leur Prêtre, d'infatisable dévouement, demeure leur victime actuellement immolte pour suppléer à insuffisance de leur rehgion.et leur obt-nir tous les secours néc.ssaires à leurs besoins présents, comme pour leur donner une preuve ininterrompue de son ardent amour et toutes les lecons de la religion parfaite, qui est aussi la sainteté parfaite,
IV. — Quid! ce que suppose d'amour pour Dieu et pour nous, de généros,té, de dévouement, de magnanimité et d'héroïsme, une telle persévérance dans le sacrifice de soimême, dans la mort chaque matin reprise, dans la mort scellée sur soi-même comme la condition normale et régulière d'une existence qui doit durer autant que les siècles ? Muis le caractère sacerdolal est si puissant, si actif, si exigeant en Jésus, qu'il l’entraine à tous les excès sans qu'il veuille regarder ce qu’il lui en coûte. Il est prêtre et il tient en ses mains la seule victime qui soit digne de Dieu et capable de sauver les hommes ; seul aussi il | peut immoler par un sacrifice digne d’elle. La majesté, la bonté et la justice de Dieu ne cessent d'appeler l'hommage du