‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 148 sur 224 · IT, — MODÈLE DFS VERTUS TA · texte numérisé non relu

IT, — MODÈLE DFS VERTUS TA

en ne cu ra ere,

nos cœurs et les enrichir de lui-néme, — I] faut, pour limiter, «ue nous nous dépouillions de l'amour de nousmêmes et de celui des créatures, et de tou sance ou estime de nous-mêmes

« I obéit au prêtre bon ou mauvais sans faire paraitre la répugnance qu'il a de se voir mettre dans des cours souillés de péché, Pour vous conformer à lui, vous vous rendrez promptes à l’obéissance et vous mettrez entre les mains des Supérieures, de quelles manières qu'elles soient, atin que, mourant à toutes vos volontés, passions, inclinations et aversions, elles puissent disposer de vous à levr gré, sans faire paraitre la répugnance que vous en auriez, et en aveuglant votre propre jugement.

« Vous porterez les veux bas, en élevant ceux de vatra âme vers Jésus au Saint Sacrement. »

te vaine complar.

Voici pour la charité envers le prochain, l'aimable eme pressement à le servir, le respect de sa réputation, le support de ses défauts et le pardon sincère de ses torts :

« Ne conservez jamais aucune froideur contre le prochain, parce que le Sacré-Cœur de Jésus en aurait PC ar vous. — Allant à la récréation, vous unirez toutes vos paroles au Verbe divin, qui est la parole éternelle de son Père, pour ne rien dire que pour sa gloire, prenant garde que la langue, qui lui sert si souvent de planche pour le porter dans votre cœur, ne Se souille d'aucune raillerie, murmure, manquement de charité. — Et pour honorer les anéantissements de Jésus-Christ au Saint Sacrement, en donnant la 1icréation à son Sacré-Cœur, vous accepterez de bon cœur toutes les mortifications, humiliations €t contradictions, soit là ou ailleurs, sans vous plaindre ou exeuser, disant : -esus aulem tacebat. »

Enfin, et ce dernier avis résume tout :

« Lorsque vous souffrirez quelque chose, réjouissez-vousen el l'unissez à ce que ce Sacré-Cœar a souffert et souffre

y LA VIE DU SACGRI-CŒUN

encore au Naint Sacrement ! — Que vos sécher ces et délaissemer ts intérieurs soient pour honorer ceux qu'il recoit de ses créatures; -— Ja faim, In soif, pour honorer celle qu'il a de notre salut, et d'être aimé dans cet adorable Sacrement (1)!

HIT. — Quelque pleins d'onction que soient ces avis, encore qu'ils parlent des vertus de Jésus au Saint Sacrement comme d'une vérité toute simple et connue de tous, plu. sieurs esprits moins prompts à l'émotion, plus soucieux d'enseignements précis et de doctrin:3 appuyées sur l'argument théologique, se demanderont peut-être si l’on peut dire en toute vérité que le Saint Sacrement pratique et montre des vertus.

Le Christ est au Saint Sacrement dans l'état d'une chose inerte, le pain : or, les choses inertes ne pratiquent pas de vertus, actes essentiellement raisonnables. — De plus, le Christ eucharistique n’est plus dans la condition voyagire qui est celle du travail et partant du raérite : or, pas de vertu sans mérite ; donc les vertus du Christ eucharistique ne sont qu’une conception imaginaire, quoique pieuse, et une expression métaphorique.

Ces deux objections veulent être examinées. Leur réfutation fera jaillir toute une magnifique floraison de vertus sublimes de cette froide poussière de l’état sacramentel, qui semblait condamné à la stérilité des choses mortes.

À la seconde objection, tirée de l'état glorifié dont jouit le Christ eucharistique et qui le met hors des conditions de la vertu méritoire, il est facile de répondre que si la condition voyagère à travers les ténèbres du temps est necessaire pour le mérite, parcé que le cours de la vie présente a été seul assigné par Dieu pour l'épreuve fidèlement vaincue qui mérite le salaire, — la vertu n'est pas essene

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