‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 150 sur 224 · HE. == MODÈLE DF3 VERTUS · texte numérisé non relu

HE. == MODÈLE DF3 VERTUS

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Et quant à ce qui est de leur manifestation pour l'exemple, c'est l'état eucharistique lui-même, ce qui s'en voit aux veux du corps. pourvu que le regard de l'âme, illuminé de la foi, les anime de ses clartés, qui dira à tous les merveilles de sainteté réalisées par le Christ enclin vistique dans le sanctuaire de son Cœur, derrière le voile mystérieux 4 igne saeramentel, C'est le Christ Jésus qui l'a librement choisi, ce signe de sa présence, de son sucrilice et de son don en nourriture, Comme tons les signes, celuiei doit signifier, c'est-à-dire dielarer, faire connaître extérieurement une réalité mystérieuse et cachée, une leon à rappeler, un eflet à produire, L'eau du baptème, coulant sur le corps, signifie la purification spirituelle de l'âme : l'huile sainte, répandue sur le front, signifie la force que reçoit le chrétien au sacrement de contirmation, semblable à celle que l'athlôte trouvait à s'oindre la poitrine et les oras, Les signes sacramentels sont la manifestation serie sible des effets spirituels des sacrements,

En choisissant le pain parmi toutes les créatures sorties autrefois de ses mains, pour le signe du Sacrement où il demeure, s’immole et se donne en personne, le divin Restaurateur lui a donné une mission, celle d'opérer res grandes œuvres et d'en proclamer les effets ; il lui a donné une vx sensible pour dire les perfections de son amour et pour chanter sa gloire,

Eh bien, de méme que les signes encharistiques du pain et du vin disent la nourriture et le breuvage de l'âme par la chair et Je sang spiritnalisss du Sauveur qu'ils eontiennent; de même qu'ils aisent par Funion des grains de froment en un seul juin lnuité de lhonme avec Dieu et l'unité des hommes entre eux, effet de la manducation sacramenteile, ponrquoi les autres propriétés de la matière dont le Christ « pris les apparences pour demeurer dans le Sacrement ne Giruient-elles pas les propriétés morales de son être et les vertus de son âine ?

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Les propriétés du signe matériel de l'Eucharistie sont la vulgarité et Ja pauvreté d'un pain commun et grossier : la dépendance à l'égard de toute volonté et de toute action extérieure un peu énergique, d'où ja faiblesse et la fragilité; l’immobilité, inertie et linsensibilité ; enfin, la destinée du pain est d'être mangé et consumé au prolit de quiconque s'en veut nourrir.

Eh bien, le Christ vivant et glorieux, le Christ, fils de Dieu et fils de l'homme, va revêtir ces humbles propriétés des accidents du pain ; il va en faire son état, sa condition d'être, de vivre et d’apparaitre devant Dieu et devant les hommes jusqu'à la fin des temps. Ces propriétés naturelles de la matière seront les propriétés surnaturellement prises par un être humain pour apparaitre et pour agir d’une manière régulière, pendant le long cours d’une existence qui durera des siècles.

Cette appropriation à un être libre transforme ces conditions matérielles en de véritables perfections morales, Car si le pain grossier ne peut revendiquer aucun mérite de la pauvreté de sa matière, un être humain, raisonnable ot libre, qui abdique la dignité de sa condition d'homme pour prendre celle d’une chose, et qui embrasse librement l’état de pauvreté de ce pain, montre une humilité peu commune et un singulier amour de la pauvreté. Ce qui n'était que condition matérielle devient ainsi, passant à l’homme, vertu rationnelle et perfection spirituelle, Ainsi en est-il de toutes les autres conditions de la matière sacramentelle : prises par Jésus elles deviennent des perfections éminentes, d’admirables et sublimes vertus.

Or ces vertus, qui aujourd'hui ne sont plus méritoires, tout en restant librement portées, elles furent et libres et méritoires au moment où il les prit, quand il institua l'Eucharistie. Ce fait de leur mwéritoire acceptation à l'origin: suffirait à démontrer leur droit à être considérées comme de vraies vertus. Méritoires et libres au moment de l'institution de l'Eucharistie, elles restent libre-

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