‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 159 sur 224 · I — LE PLUS GRAND DÉSIR DU SACRÉ-CŒOUR SIA · texte numérisé non relu

I — LE PLUS GRAND DÉSIR DU SACRÉ-CŒOUR SIA

vin de la Cène son immnolation et la vertu de son sacrifice sanglant à remettre les péchés : Jic est sanquis meus qui efundilur in renissionein peccalorui !

C’est pour cela, pour venir à nous, nons prendre et nou unir à Jui dan. nité des choses mangées, en nous permettant de le recevoir sans répuynance comme le pain auquel tous sont habitués, qu'il s'est abaissé jusqu'à prendre cet état de vulgaire matière, qui l'expose à tant de méconnaissance, d’oubli et de mépris. Mais il voulait à tout prix nous posséder personnellement pour nous permettre de le posséder à notre tour sans réserve, dans le temps et dans l'éternité, et aucun sacrifice ne l’a pu arréter jusqu'à ce qu’il nous eût joints en descendant au fond de notre être et en s'incorporant à nous comme l'aliment matériel, pour nous incorporer à son être spirituel et divin : Icœæc est erinanilio Dei ad nos ut possiinus eum capere!

Oui, c’est pour cela, rien que pour cela qu'il a sait ces merveilles de se multiplier à l'infini et de se répandre en tous lieux, afin de se mettre sous la main de tous : — de se perpétuer ici-bas sans interruption jusqu'au dernier jour des temps, afin que toutes les générations, même les pins éloignées de son passage sur la terre, le puissent recevoir comme les apôtres à la Cène; — de se répandre sur notre terre aride et désolée comme Ja manne des âmes, tous les jours recueillie pour la provision de chaque jour: — de se faire pain, pain commun, à la portée de toutes les bourses, même des plus pauvres. — C'est pour cela qu'il s'est proclamé l'aliment rigoureusement nécessaire à la vie spirituelle et dont la privation cause infailliblement la mort de l'âme. — C'est pour cela qu'il a ordonné de le demander tous les jours à son Père, dans la formule de la prière universelle, sortie de ses lèvres, concue dans la tendresse prévoyante de son Cœur : Panein nostruim quotidianum da nobis hodie. — Il a placé dans ce formulaire par excellence

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de la prière la demande du pain quotidien entre le service à donner à Dieu par la sanctification de son nom et l'accomplissement de sa volonté, et notre salut à assurer par la fuite du péché et la victoire sur la tentation, afin d’inculquer que rien ne peut se faire que par le moyen de ce pain indispensable. — C'est pour cela qu'à la Cène il s'écriait, les mains remplies de cet aliment divin et tendues vers les hommes de tous les siècles : « Prenez et mangez-en tous! »

Après cela il pouvait traduire l'ardent désir qu'il satisfaisait à la Cène en instituant la communion, par ces paroles de la Révélation eucharistique, demandant qu'on y corresponde et qu’on fasse du désir de la communion le plus ardent désir de la vie : « Premièrement, tu me reccvras aussi souvent que l'obéissance te le voudra permettre! »

VI. — Et pourquoi le premier désir de notre cœur, à nous aussi, ne serait-il pas de communier et de communier tous les jours ? Pourquoi ne ferions-nous pas de nous rendre dignes de la communion quotidienne et de nous y préparer le premier devoir de la vie? Peut-il y avoir quelque excès dans ce désir, s’il est soutenu par cette préparation sincère et effective? Cela revient à demander si l'on peut trop désirer le Ciel et la possession du bien infini. Sans doute on peut pécher par présomption dans le désir du Ciel lorsque l'espérance qu’on en conçoit n’est pas soutenue par les œuvres qui le méritent. L'on peut aussi se faire illusion et croire qu’on est dans le chemin qui y mène sûrement, alors qu’on a dévié peu à peu, par distraction ou entrainement, dans des sentiers qui en éloignent. Mais il y a des guides autorisés qui ont mission de montrer la voie et d'y ramener quand on s’en écarte.

De même en est-il du désir de la communion. On ne saurait le concevoir trop avide, pourvu que la réalisation en soit réglée par les dispensateurs authentiques de ce don

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