J'AI UNE SOIF ARDENTE D'ÉTRE AIME
LE Cuur D£ JésUs-Cunist
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SOMMAIRE
EL. Que faut-il entendre par la « soif » dont Jésus se dit altéré en reseaunt son Cœur? — Le cri du Sauveur à Paray est lecho et l'explication du eri du Calvaire « Sitio ! » — IT. De quel vrai et ardent desir le Sauveur veut être aimé de Fhomime, — Le droit et le désir de sa nature divine. — Le droit et le besoin de sa nature humaine, — II. Le Cœur sacré brüle d'un feu où entreut tous Les éléments divins er humains du Verbe incarné; — qu'atuise l'aciivité de toutes les œuvres de sa vie; — qu'excite et redouble le vent des contradictions et des souffrances. — IV, Pour étancher cette soif ardente l'on n'otlre trop souvcut que le tiel de lingratitude et le vinaigre de la haine. — Notre-Scisneur s'en phunt améèrement, — V. Cumment repondre à son besoin d'être aime, sinon en laimant? — VI. Le Sacré-Cœur ricompense magnitiquement ceux qui ont pitié de sa soif,
Sitio !
«J'ai une soif ardente d'etre ainié des hommes dans le ‘Frès Sant Sacrue
ment ! Li
« Un jour de suint Jean l'Evangéliste, élant devuut le « Saint Sacrement, je me trouvai tout investie de cette
divine présence; je recus de mon Sauveur uue grace à « peu près Sscmblable à celle que récut, le soir de la Cène,
le disciple bien-aimé. 11 me fit reposer fort longtemps « sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles « de son amour et les secrets inexplicables de son Sacré « Cœur.
« Il me l'ouvrit alors pour la première fois, mais d'une « maunicre si eflective et si sensible, qu'il ne me laissa « aucun lieu d'en douter...
« Ce Cœur me fut représenté sur uu trône de feu et de
me
0 LES PAROLES DE LA RÉVÉLATION Den Te rent ht ee “{kunmes, rayonnant de tous cotés, plus brillant que le « soleil, et transparent comme un cristal.
“ La plaie qu'il recut sur la croix Y paraissait visible- «ment. Il ÿ avait une couronne d'épines autour de ce « Sacré Cœur, et une croix au-dessus ; et mon divin Sau- “ Veur me fit connaitre que ces instruments de sa Passion ‘ signiliaient que l’amour immense qu'il a eu pour les ‘ hommes avait été 1n source de toutes les souffrances et ‘“ de toutes les humiliations qu'il à voulu souffrir pour ‘ Nous, et qu'il avait accepties dès le premier moment de “ Son Incarnation, — et les outrages auxquels l'amour « «levait l'exposer Jusqu'à la fin des siécles sur nos autels, « dans le très saint et très auguste Sacrement.
« Voici cependant ce qui me causa une espèce de su })- ‘ plice qui me fut plus sensible que toutes les autres «“ peines dont j'ai parlé : c'est lorsque cet aimable Cœur ‘Me fut présenté avec ces paroles :
« J'ai une soif ardente d'être aimé des hommes dans le Très Saint Sacrement, — et je ne trouve ‘ Presque personne qui s'efforce, selon mon désir, de
‘ me désaltérer, en usant envers mai de quelque « retour (1)! »
L — 4 Silio : J'ai soif! »
Ce cri, sorti âpre et strident de la poitrine du Sauveur expirant sur Ja croix, domine de son accent douloureux les ricanements des Pharisiens, les blasphèmes des larrons, le murmure inquict de la foule, le fracas des rochers qui
(1) Nous avons dit que li Révélation du Sacré-Cœur se compose de plusieurs apparitions et COM. ‘nications de Notre-Seisneur à la Bienhcureuse. Celle-ci, du 2: décembre 1673, est antérieure à celle que uous avons commentée d'abord, comme étant la plus connue et celle où le Sauveur demande en termes exprès le culte de son Cour. Elle eut lieu le vendredi après l'octave de la Fôte-Dieu 1673. OUR IE RE EL Ce I1,p. 879.