TT. — TA COMMUXION RÉPARATRICE
gneux, donnèrent au divin Roi de la parabole la satisfaction de voir son cénacle rempli et sa table garnie (4).
Ce, scra, en même temps qu'œuvre de relivion envers Dieu et d'amour envers Jésus, œuvre de charité précieuse et secourable pour le prochain. Vous ferez oublier son ingratitude; vous plaiderez le pardon pour sa faute; vous offrirez Sa rançon; vous implorerez pitié pour son ignorance ou sa fureur; vous le couvrirez contre les coups de la colère ; et à cause de vous il lui sera fait grâce, et vous aurez sauvé l'ame de votre frère.
« Priez les uns pour les autres, disait saint Jacques, afin que vous soyez sauvés : Drale pro inricein ut salrerinir,; car il y à une grande force dans lintercession mutuelle, dans la médiation bénévole des chrétiens en faveur de leurs frères, qui va jusqu'à leur obtenir le salut éternel : Mulluiai enün valel deprecaiio justi assidua (2)! — Mais quelle prière vaut celle de Ja communion réparatrice bien comprise et loyalement accomplie ? Avec la préparation recucillante de l'oraison privée ou de l'oraison publique du saint Sacrifice; avec la préparation purifiante de la contrition. de l'humilité, de l'amour de Dieu, du zèle pour son honneur, de la charité active pour l'âme des pécheurs en faveur de qui l'on communie: avec le secours si efficace de l'union avec Jésus qui vient prier en nous, élever notre prière, parfaire notre bonne œuvre, consommer nos mérites, nous identitier entin tellement à lui, que ce soit lui qui prie, implore et répare en nous!
Evidemment la communion réparatrice est œnvre de charité pour le prochain, généreuse, désintéressée, humble et discrète, toute surnaturelle, pleine de foi et d'espérance, — et par conséquent très efficace pour son bien, sa conver-
(1) Domine, adhuc locus est. Et ait dominus servo : Exi in vias et sepes : et compelle intrare ut impleatur domus mea. (Luc., xiv, 22, 23.)
(2) Jac., v, 16
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sion et son “int, et l'on peut traduire hardiment fexhor tation de srint Jacques par ces mots : « Priez et coramuniez les uns pour les autres. afin que vous s yez sutivs tous! »
Car de réparer pour les autres par cette prière efficace entre toutes de la communion, c’est faire sor propre salut, servir ses propres intérêts spirituels et ‘ravailler pour assurer et accroitre sa propre récompense.
Aucune bonne œuvre accomplie pour autrui n'est sans laisser un mérite personnel à qui la fait. Aucun désintéressement, pour pur et générenx qu’en l'imagine, ne vaut contre cette loi de Providence qui veut que le fruit surnaturel profite d’abord au sol d'où il sort et enrichisse d'un mérite inaliénable l’âme qui l’a produit.
Toute communion réparatrice vaut done d'abord pour celui qui la fait, et plus le désintéressement y est grand, plus le zèle y est ardent p‘ur en porter les effets salutaires au profit d'autrui, pl'« elle enrichit de mérites l'âme généreuse qui, s'oubliant elle-même, ne poursuivait que le service des intérêts du Cœur Sacré de Jésus.
De plus, quiconque se donne «u sublime apostolat de la communion réparatrice y trouve de notables accroissements de sainteté : et rien n'est plus favorable à la perfection personnelle que cette œuvre où l'on n'a en vue que le zèle de Jésus et du prochain. Cet apostolat donne un stimulant à la piété, à une pureté plus délicate, à un respeet plus profond, à une surveillance plus exacte de toutes les actions. On y sent exciter le zèle à communier plus souvent et dans des conditions meilleures. On y trouve aussi une occasion propice de réparer pour les années de la vie où la dissipation, la négligence, de graves infidélités parfois, avaient fait abandonner l'usage fervent de la communion, sinon peut-être l’accomplissement même du devoir pascal. Enfin on se gagne la reconnaissance du Sauveur, qui, n'ayant jamais laissé sans récompense surabondunte le moindre service, le plus passager sentiment de
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