IT. -- J'AL UNE SOIF ARDENTE D'ÈTRE AIN
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fre réellement souffrir, sa nature divine trouvant en ellemême la plénitude d'un inaltérable bonheur.
Autre est sa soif d'amour en tant qu'homive. ti, il a non seulement le droit, mais je besoin d'être aimé, Son Cœnr, en etfet, est semblable aux nôtres. dont l'amour apnotle nécessairement la réciprocité. Qui aime veut être aimé, et le besoin d'en recevoir est égal à cc qu'on donne d'affection. Comme le nôtre, le Cœur de Jésus ne saurait se passer d'être aimé, sans souffrir de la privation d’un hien aussi nécessaire au cœur humain que le pain l'est à lu vie.
Il faut à son enfance l'amour de sa inère, sinon il souffrirait dans son cœur, comme l'orphelin privé de la tendresse maternelle. 11 faut à son âge mûr l'affection de ses Apôtres, sinon il épronve l'abandon, la solitude du cœur, et il sent la privation de lenr coopération nécessaire à son œuvre. Les résistances à son amour qu’il tronve dans ses concitoyens lui font souffrir 11 douleur de l'ostracisme, parie qu'il y a luns son cœur une ordente passion pour le vonhenr «ic sa patrie. quil ne peut procurer que par le zonvonts le tous ses fils. F] faut à ses peines, 4 sos douleurs, à Son agonie la compassion, les larmes sinceres, les soins pieux. Il en à besoin, parce que la loi qui régit tous les hommes est «de s'aimer les uns les autrex, et que chacun doit trouver üans le concours fraternel de ses semblables ce qui manque à sa faiblesse individuelle.
Ainsi ce sont ses droits de Dicu ct ses nécessités humaines qui allument dans le cœur du Verbe incarné lardente soif qu'il a d’être aimé des hommes.
Rien ne démontre mieux la profondeur de ce désir de Dieu et de ce besoin de l’homme en Jésus, que ce que, et comme Dieu et comme homme, il a fuit pour s'attacher le cœur de ses créatures,
i6 LES PAROLES DE LA RÉVÉLATION
nee à en nmennsan esse commencant En à émet
ua créé l'homme que pour Cru aiiné de lui, et c'est pour ce noble ministére de l'amour qu'il lui à donné une intelligence capable de découvrir ses amabilités, une
liberté capable de le préférer à tous, un cœur capable «le s'attacher à lui comme à sa lin suprème, — C'est pour élever cet amour el le mn re en mesure d'atteindre à la hauteur de ses amabilités comme de mériter ses complai- Sances infinies, qu'il a départi à l'homme, dans les dons Surnalureis de Ja grûce, la puissance et la sainteté du propre amour dont il s'aime lui-méme. = (C'est pour cela Qu'il a fait de l'aimer lui seul, de tout le cœur et de toutes les forces, le premier des commandements, la fin, la per. feetion et le résumé de toute la loi. — L'aimer sans mesure, l'aimer sans fin, l'aimer comme il s'aime, dans la vision immédiate, la possession totale, la perfection complète et lu béatitude infinie, é’est la fin surnaturel qu'il a assigne à la créature appelée à l'honneur de la filiation adoptive,
Cest pour restaurer cet amour perdu par la faute de ses fils ingrats qu'il est descendu des cieux. qu'il a enseioné, qu'il a multiplié les bienfaits et los miracles: qu'il a souffert et qu'il est mort: qu'il a vaincu la mort par sa résurrection et rétabli, en rentrant tiomphalement au cie!, les relations d'amitié entre Dieu et sa créature réconciliée, — C’est pour assurer, étendre, cultiver et porter jusqu'à l'heure des récompenses, la vie, les œuvres, le règne ct les fruits de l'amour dans chacune des âmes tant aimées de lui, qu'il a institué l'Eglise et sa hiérarchie. l'ordre sacramentel et l'économie providentielle de la oràce.
C'est pour le même but de se faire aimer des hommes, mais aimer dans la vérité, la tendresse, l'intimité, la réciprocité de l'amour le plus sincère, lo plus fructueux et le plus durable, qu'il a institué le Sacrement de lEucharistie, chef.l'œuvre et dernier effort de son amour ici-bas, où il le manifeste sans interruption et de toutes les manisres possibles, sous les yeux mêmes de cenx dont il ce vent faire aimer ; où il S'immole tous les jours pour lexpiaticn