IT, — L'HEURE SAINTE C
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ER ee ceux-ci? Les uns seront ses ennemis déclarés: ils trame ront contre lui, ils s'efforceront de Le faire disparaitre de Ia terre, ils le poursuivront, et, S'ils le peuvent saisir, ils le jetteront aux clonques avec des moqueries, des insultes et des mépris sans nom !
Fixé pour jamais par son trop grand amour sur cette terre de péché et habitant au milieu des pécheurs, il verra le mal se commettre sous ses veux: toujours et partout le premier atteint, les boues du crime jailliront jusqu'à son humanité sainte; le Cour criblé de tous ces coups et nv pouvant plus tenir il s'écriera : « Pour tant d'amour. je ne reçois que des rebuts et des ingratitudes! Ce m'est plus sensible que ma Passion méme t »
Il cherchera alors ses amis. « Vous, du moins. eflorcezvous de me consoler pour tous ces inorats, » — Muis ses amis où sont ils ?
Pendant que ses ennemis veillent et Ini arrachent les âmes, et les poursuivent sans trêve : ils dorment! — l'en dant que le flot du péché, du blisphème et de l'impureté monte et voudrait submerwer le tabernacle : ils dorment! — L’honneur de Jésus à soutenir, ses intérêts à défendre, son cœur à consoler, ses veilles et ses travaux à partager ? — Ils dorment!
Leur sommeil est une indélicatesse et une insulte envers Jésus leur tendre ami; c'est une iipri iissi etune faute pour eux-mêmes, Mais il en coûterait 4 veiller: il faudrait aimer; sacrifier un peu son repos, ses aises, son amour-propre et le monde : — ils dorment!
C'est monstrueux, mais c'est ainsi! — Notre cœur est appesanti : avons-nous seulement du cœur?
Et nous sommes portant les choisis, les amis, les trés chers : Pierre, Jacques et Jean : les consacrés, les familiers, les commensaux, nous avons fait vœu de l'aimer : — et ous dormons !
0 Jésus ! ce supplice et cette humiliation du sommeil des vôtres pendant Ja longne «nite de vos délaissements euch£e