‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 200 sur 224 · LA DÉVOTION AU SACRÉ-CŒUR RE ES CSP ER EE ES ET ST SE · texte numérisé non relu

LA DÉVOTION AU SACRÉ-CŒUR RE ES CSP ER EE ES ET ST SE

dégoûta des prières vocales; lesquelles je ne pouvais faire devant le Saint Sacrement, où je me sentais tellement tout appliquée, que jamais je ne m'y ennuyais. Et quand j'y aurais passé des jours et des nuits entières sans boire ni manger, et sans savoir ce que je faisais, sinon de me consumer en sa présence comme un cierge ardent, pour lui rendre amour pour amour.

« Et je ne pouvais demeurer au bas de l'église, et quelque confusion que j'en sentisse dans moi-même, je ne laissais pas de me mettre tout le plus proche que je pouvais du très saint Sacrement (1). »

Elle dit encore : « J'aurais cru être la plus heureuse personne du monde si javais pu passer les nuits, seule, devant le Saint Sacrement. Je me sentais là une telle assurance, qu’encore que je fusse extrêmement peureuse, je n’y pensais plus dès que j'étais en ce lieu de délices (2). »

Quand la Bienheureuse put quitter le monde et entrer à la Visitation, on devine de quel coup d’aile cette colombe s’envola vers le tabernacle pour y faire le séjour unique de sa vie. La liberté d’être auprès du Saint Sacrement était, avec l'espoir de la communion plus fréquente, le motif déterminant de sa vocation. Ses contemporaines étaient frappées de son assiduité et parfois étonnées du long temps qu'elle passait en adoration, et elles ont écrit que : « Toute la consolation de notre chère Sœur était d'être devant le Saint Sacrement; elle y restait tous les moments qui lui étaient libres, disant que Noire-Seigneur la pressait si fort de l'aller trouver que, quand elle ÿ résistait, il la mettait dans un état qu’elle ne peut exprimer. Sa peine n’était pas moindre lorsqu'elle voulait rester au chœur et que l’obéissance l’appelait ailleurs.

« Lorsqu'elle sortait de l’oraison, elle sentait une doulur

(1) T. Il, p. 346, (2) T. IE, p. 359,

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Comme si on lui eût arraché le cœur: ee qui lui faisait dire : « O mon Jésus. ne pouvant demeurer en votre présence,

« venez donc avec moi pour sanetiier tout ce que je ferui, « puisque tout est pour vous /1).»

La Bienheureuse savait le se, rec d'ulorer perpétuellement en esprit et en vérité le « Disu caché » dans le Sacrement, alors même que l’on est éloigné du tabernacle : c'est de lui laisser et de lui tenir son cœur toujours présent, alors que par l'esprit, la veionté et le orps On se livre aux œuvres de l'obéissance ca de la charité : 4 Lorsque j'étais devant le Saint Sucrement. jouissant de Ja présence de mon Bien-Aimé et d: ses divines caresses, si l'obéissance m'ordonnait de sortir, je le quittais sans résistance, « Peu importe, lui disais-j:. à quoi vous m'occupiez, tout le temps est à vous et non à moi. C'est à vous de me le faire eimployer selon vot:e désir : mais ie laisse mon cœur en présence de votr: divin Sacrement. pour ler faire votre volonté, en vous sacriliant la iienne, Oui, mon Souverain, il derieurera devant vous comme une lampe ardeute qui se consume en vous honorant. Je supplie les ardents Séraplans d'offrir à mon Dieu jes saintes ardeurs dont ils brûlent, pour réparer mon peu d'amour, et celui de toutes les créatures. » — Aprés que j'eus lonstemps réitéré ces actes et d'autres semblables, il me dit une fois pendant que je faisais la génuflexion pour me retirer, el d'une voix très intelligible : « Tu t'en vas donc sans cour, puisque le tien ue sortira plus d'ici (2)? »

L'âme étant aussi intimement unie à Notre Sejuneur duns la retraite profonde de sa présence, il fallait que la relision extérieure enveloppat la personne de Ja Bienheureuse de respect, de crainte et d'humilits La Mire Greyfé, Qui la suivit de près, a rendu ce témoignuge : € Pour

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