IL. -- J'AT UNE SOIF ARDENTE D'ÉCRE AIME | Gil
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mms tôt que ses lévres en enrent senti l'âcre amertume, dans la faiblesse du Sacrement, plus grande que celle de son agonie sur la croix, il est oblisé de nous subir, de decendre en nous et de s'enfoncer dans la fange de nos corruptions, — « Nous lui sommes des coupes pleines d'aftreux vinaigre », dit saint Augustin (1), formé de la décomposition de toutes les grâces et de tous les dons. — Et comme cet indigne, perfide et lche traitement se renouvelle tous les jours, on comprend qu'il en soit amené à cette plainte amère : « Cela n'est plus sensible que tout ce que j'ai enduré dans ma Passion! »
Ah! Cœur sicré de mon Sauveur, « saturé d'opprobres et saoûlé d'amertame (2) », qui donc aura pitié de vous ? Qui tentera d'étancher votre soif dévorante ? — [a loi de nature défend de refuser, füt-ce à nn ennemi, le verre d’eau qu'il implore pour rafraichir ça gorge brûlante (3); la loi du repos sabbatique, maluré sa rigidité, fléchissait devant la nécessité de mener boire l'animal domestique (4) : n'y aura-t-il donc que vous, le plus noble des enfants des hommes et le vrai Fils de Dieu, que vous, l'ami le plus sincère et le plus dévoué, à qui l'on refnsera la goutte d’eau que vous réclamez à grands cris ? Ce n’est pas possible !