‹ Somme de la prédication eucharistique [microforme]Chapitre 28 sur 224 · M DE CŒUR EUCHARIETIQUR EN · texte numérisé non relu

M DE CŒUR EUCHARIETIQUR EN

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— Or ce Cœur de Jésns avec In puissance de garder jei ba péernéluellement ncissant le souvenir de sa vie mortelle, où se trouve-t-il, sinon dans l'Eneharistie, où Jésus demeure en personne pour v ètre Le témoin impérissuble et le mémorial Jivant de sa vie ot de gn mort: oc fucite in EAN Coïinemoralionein ? Tous les hommages que le souvenir fidèle oblige à Lui rendre pour toutes ses œuvres et pour tous ses bienfaits, à qui les fautil présenter, où. les faut-il apporter, sinon à ee sacrement où Jésus demeure pour les recevoir ici-bas, et dont le Cnur aimant les désire comme la reconnaissance de ges droits et la satisfaction de ses besoins ?

Serait-ce donner une satisfaction suflisante au divin Maitre, que d'honorer son Cœur par le culte rendu à ses images? Le pinceau, l'ébauchoir et le burin les ont multipliées pour reproduire l'anouste réalité découverte à Ir Bienheureuse dans une splendeur plus douce à contempler que fac. à reproduire, et dont son inexpérience de main ne put donner que de naives esquisses.

Le culie en est légitime. précieux et sanctitiant, L'image est le supplément de là réalité et le moyen de la rappeler, par les yeux, à l'âme. Comme on ne peut avoir partout avec soi la vivante réalité de l'Eucharistie, on ne saurait trop Supplécr à sou éloionement par les symboles du Cœur du Christ qui y vit. Dans les temples mêmes. il est bon, pour nos esprits si difficiles à fixer dans les choses purement Spirituelles, que de belles inages du Sacré-Cœur rappellent l'mour dont il brûle au tabernacle. C'est un secours à ne point négliger. Le Sauveur a proposé lui-même le culte

significatione accepto, videlicet nt pars est corporis Christi nobilis- Sima, eum (J, C. ad B. M. M.) locutum evidens est... En res, quam Jesus colendam proponit, nimirum Cor suulh sacrosanctum, non tantum ut est symholum omnium interiorum affectionum, sed ue est in se. » (Ex postulatione E. : Polonise ad quam SK, C. Rituum resondit per Decretum datum 6 Feh. 1:65.)

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des représentations sensibles de son Cœur: il l’a soutenu des plus magnifiques promesses, « tant en faveur de coux qui le lui rendront que de ceux qui le Iui feront rendre (1). »

Que l'on répande done partout limuse du Cœur sacré avec tous les signes dont le Maitre en entoura la manifestation : la croix, la couronne d'épines, Ia plaie, le sang qui en coule, les flammes qui l’environnent de toute part : tout cela est sacré par la révélation même de Jésus-Christ. Qu'on la porte sur le cœur pour y être le sceau des aflections pures, la sauvegarde contre les penséss indignes du Cœur de Jésus et l'inspiration de toutes les œuvres saintes par lesquelles se veut manitester la vie du Chef auguste dans ses membres! Qu'elle protège les maisons, qu'elle domine les cités; que, peinte sur les étendards, elle vonduise les armées aux batailles livrées pour le droit de Dieu, qui est toujours le bien des penples !

Mais, de grâce, qu'on ne s'y arrète pas comme si ce culte de l'image devait suffire à ce que mérite et réclame le Cœur du Sauveur, aussi bien qu'au besoin de notre cœur. L'image n'a de valeur que par la représentation d’un objet réel; elle est un moyen, elle est une voie : s’y arrûter c'est demeurer en chemin. Allons donc par elle à l'auguste réalité, voyons-v et adorons-y les excellences qu’elle rappelle par le signe sensible qu'elle imct sous nos yeux, à la bonne heure! Mais ne nous arrôtons pas que nous wayons trouvé le Sacré-Cœur lui-même, réel, vivant, palpitant dans la poitrine de Jésus, animé par sa sainte âme, subsistant ans la personne du Verbe qui le divinise!

() « Notre-Seigneur m'a promis qu'il répandrait les bénédictions les plus abondantes dans tous les lieux où serait exposée l'image de son aimable Cœur pour y être aimé et aonoré ; qu'il réunirait par ce moyen les familles divisées ; qu'il répandrait la suavité de son ardente charité dans les communautés ; qu'il en détournerait les coups de la juste colère de Dieu lorsque par le péché elles en seraient déchues, » (T. Il, Lettres, p. 101.)

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